Xénophobie | Loi sur l’immigration

Xénophobie | Loi sur l’immigration
Papier d'identité donné au moment de la décision de naturalisation

Immigration | Le gouvernement au travers d’un ministre d’État antisémite, homophobe et sexiste pour taire les différentes critiques. Cela permet à un certains point de vue d’amener une nouvelle échelle pour la diffusion des thèses de l’extrême-droite, si chères à la majorité relative.

Gérald Darmanin le sait au travers de la volonté d’expulser l’imam Iquioussen, dont nous ne reviendrons pas sur le fait qu’il soit antisémite, homophobe, sexiste et autre. Il se crée naturellement une ouverture de la boîte de Pandore en ce qu’il concerne la question de la nationalité. Au travers des différentes affirmations de ce dernier, il s’avère qu’il est né en France et de parents français. Adversaire ou ennemi de la République comme le soutien Gérald Darmanin, il appartient à la nation. Cependant, la théorie ethno-différentialiste mise en avant dans le mariage idéologique d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen commence à porter ses fruits.

Affiche Pétainiste à la gloire de la Police Nationale
Affiche Pétainiste à la gloire de la Police Nationale

La République au travers d’une tentative de réunification entre deux France diamétralement opposée à savoir la France libre et la France Pétainiste n’a toujours pas mis en avant une dissolution d’une force au service de l’Etat. Hier, pour la révolution nationale, aujourd’hui pour une vision dangereuse.

L’extrême-droite n’a plus besoin de défendre ses idées, elle a trouvé un ministre adepte des thèses de Charles Maurras et Maurice Barrès tout comme de Philippe Pétain. À partir de ce moment précis, Gérald Darmanin ne défend pas les Français au travers d’une politique séparatiste et sécessionniste, mais bien une minorité. En effet, les différentes sorties vis-à-vis d’un Imam d’extrême-droite tendent naturellement à interroger. Ainsi, notre cher ministre de l’Intérieur sur la ligne de Maurice Papon permet de mieux comprendre la réalité : l’abolition de l’état de droit pour créer un état légal. Cela ne surprendra guère finalement de la lente déliquescence des institutions régaliennes.

Or, la défense des valeurs de la République s’avère nécessaire non pas pour défendre un “islamiste” (qu’il faut nommer comme tel), mais pour défendre la question du droit et de la loi. À partir des différentes normes, nous apercevons sciemment que les approches juridiques en ce qu’il concerne la Macronie et ses alliés d’extrême-droite s’avère problématique. Les valeurs constitutionnelles et le droit international comme communautaire, sont honnis. Ainsi, lorsque Gérald Darmanin parle de “protéger” les Français dans ce long dossier, il s’enracine à défendre non pas dans la sécurité collective, mais dans une sécurité communautaire.

Lancement à Tourcoing en 2019 du SNU, un service d’embrigadement de la jeunesse

Au pays où le SNU s’installe durablement pour briser la jeunesse, les réserves de la Police Nationale s’accroissent (environ 30 à 40 000 personnes viendront renforcer cette entité proche de l’extrême-droite), on peut dire que nous avons basculé dans un régime hybride. Le rapprochement immigration – sécurité rappelle très bien que le parcours s’inscrit dans la volonté de remodeler et de soumettre la jeunesse aux thèses les plus obscurantistes et les biberonner au nationalisme. L’idée pour les macronistes réside  dans le développement d’une jeunesse au service de la patrie et de l’économie.

Les macronistes se penchent au travers d’une logique boiteuse : créer une justice inféodée à la lecture du ministère de l’Intérieur. Dès lors, l’immigration devient un angle de secours pour contenir des débats identitaires et promouvant le séparatisme. Cela rappelle la volonté de Xavier Bertrand de créer un ministère de l’Autorité. Lorsque les pouvoirs ne sont pas séparés, lorsque le ministre de l’Intérieur fait siffler celui de la Justice (en contradiction avec les valeurs républicaines), cela rappelle nécessairement la volonté de créer une dictature au sens propre du terme (loin des interprétations). D’ailleurs, les macronistes si fidèle à la République souhaite supprimer les appels en justice.

Gérald Darmanin et Nicolas Sarkozy en 2018 - LP/Olivier Lejeune
Gérald Darmanin et Nicolas Sarkozy en 2018 – LP/Olivier Lejeune

L’extrême-droite macroniste le sait, le sujet de l’immigration va permettre de recréer un débat où la libération de la parole raciste va encore s’accroître à nouveau. À défaut de mener une politique économique, écologique et monétaire efficace, cela permet de voir qu’il semble nécessaire de cacher ce que les Français voudraient voir. Au travers de cette dimension, la répression contre les valeurs qui fondent la république comme l’égalité a une vision dantesque. En bon séparatiste, Gérald Darmanin songe à rétablir la double peine de Nicolas Sarkozy, après tout Darmanin assume ses convictions sarkozystes.

Après les attentats de Paris, François Hollande au travers de Manuel Valls avait lancé un vaste chantier pour déchoir de la nationalité de ceux qui seraient contre la République (au sens large). Cela avait permis naturellement de renforcer l’extrême-droite qui s’inscrivait dans une déchéance totale pour toutes les infractions allant de la simple amende aux différents crimes les plus barbares. Cela permet de soutenir implicitement que la nationalité française qui se lie au travers du “droit du sol” ne reposerait finalement que sur une approche où il faudrait justifier l’attachement d’une “nation de cœur”.

Les différentes droites parlent pour les personnes naturalisées de “Français de papier” ne connaissant par ailleurs aucune vision des étapes à franchir pour acquérir la nationalité. Les volontés de la droite s’avèrent d’en terminer avec l’immigration. Valérie Pécresse, très proche de Gérald Darmanin avait scandé devant une foule sur la théorie néo-nazie du “grand remplacement“. Cela permet de mieux comprendre une réalité drastique de ce qui se trame dans le lepéno-macronisme. Quelle différence finalement dans les caisses de macronie.

Pendant ce temps-là, Gérald Darmanin prétexte de lutter contre le trafic d’être humain alors que ses théories entretiennent ce dernier et permettent justement de stigmatiser une partie de la population résidant en France.


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