La révolte de Kronstadt intéresse les anticommunistes

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Nous célébrons en ce moment les 150 ans de la Commune de Paris, mais aussi le centenaire de la “révolte de Kronstadt“. Dès lors, il n’en fallait pas moins pour que le “bal des hypocrites” s’agite dans tous les sens pour mettre en avant des éléments qui vont à l’encontre du communisme. Jean-Louis Panné est un “historien” réactionnaire et co-auteur du “livre noir du communisme”. Autrement dit, sa position, concernant les différents événements, reste totalement idéologique et profondément ancrée dans une subjectivité absolue. Toutefois, il existe des remarques intéressantes que Jean-Louis Panné ne semble pas comprendre, aveuglé par sa haine du communisme, son chauvinisme allié au bonapartisme et sa position obscurantiste et ignare.

Diable ! Un bourgeois qui défend l’anarchisme (à sa sauce)

La guerre civile russe n’a pas eu que des heures de gloire. Elle fut une guerre contre le bolchevisme, une guerre contre la Russie bolchévik et une guerre contre les anarchistes de la Makhnovtchina en Ukraine. Autrement dit, c’était clairement le foutoir absolu. Que Jean-Louis Panné défende une position qui n’est pas la sienne peut surprendre, mais le paradoxe consiste à opposer d’une part la Commune de Paris et d’autre part la révolte de Kronstadt. Les deux s’inscrivent dans une logique de soulèvement vis-à-vis de la bureaucratie et de l’Etat.

Il y a également une volonté de refaire surgir les traces sombres de Léon Trotski lorsqu’il était chef de “l’Armée rouge” durant la période à laquelle Lénine était au pouvoir. Loin d’être glorieux, la “guerre civile russe” a eu des “pertes terribles” et des “révoltes” contre le “bolchevisme” afin d’y établir une “démocratie ouvrière”. D’ailleurs, il semble étonnant que Jean-Louis Panné défende une théorie que Lénine a critiquée dans la maladie infantile du communisme : le gauchisme

Les “Marins Kronstadt” doivent être vu comme la “garde nationale parisienne”. Son fonctionnement a été largement démocratisé loin de ce qui peut se faire et des valeurs que peuvent défendre les auteurs du “livre noir du communisme”. Dès lors, il convient de souligner que les commémorations restent toutefois timides dans le mouvement ouvrier, mais les travaux du défunt Alexandre Skirda n’aurait certainement point allé dans son sens. En effet, un historien anarchiste rétablissant la vérité face à un “pseudo-historien”, dont l’idéologie le pousse à endosser des causes qui ne sont pas les siennes.

Le prochain article, sera-t-il pour défendre la CNT lors des différents événements pendant la guerre intestines des fractions de l’extrême-gauche durant la guerre civile Espagnol opposant les partisans de Franco aux Républicains ? Après tout, cela ne serait qu’une contradiction de plus concernant sa position bourgeoise.

La Commune de Paris exècre la bourgeoisie

Or, manifestement, Jean-Louis Panné ne comprend pas vraiment les faits concernant la “Commune de Paris” qui s’est soulevée contre l’alliance entre les Versaillais et les troupes étrangères. En effet, le traité qui a été signé devait déboucher sur une nouvelle République. Or, le peuple parisien a subi un siège de plusieurs mois pendant qu’Adolphe Thiers et ses comparses négociaient avec l’ennemi les différents traités concernant l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine avec l’empereur Guillaume II.

Il semble nécessaire de constituer que la nature de la “Commune de Paris” repose entre autres sur un “soulèvement démocratique” pendant que les bourgeois et les monarchistes usurpaient leurs différents droits afin de restaurer dans le projet final la monarchie. Or, la “Commune de Paris” tel qu’elle est décrite par les “Versaillais” et les “réactionnaires” seraient une forme de “coup d’état” contre la Troisième République. Pourtant, l’ensemble du processus décisionnel de la “Commune de Paris” se basait clairement sur un fonctionnement transparent et ouvert, ce qui n’est pas le cas de la “Troisième République”. De plus, les mesures par la “Commune de Paris” s’avère clairement être la réalisation de la “République Sociale”. Une République que Jean-Louis Panné semble défendre à tout pris au nom d’une doctrine néoconservatrice et d’un anticommunisme rance.

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