Vers un confinement dur pour l’Île-de-France ?

Photo by Elena Mozhvilo on Unsplash
Temps de lecture : 4 minutes

Le conseil de défense doit se tenir la semaine prochaine à propos du confinement concernant la région Île-de-France. En effet, la propagation des variants du SARS CoV-2 se multiplient et le taux d’occupation de lit en réanimation augmente au point d’arriver à saturation dans certains hôpitaux. Dès lors, des transferts vers d’autres régions se mettent en place.

Un retour au point de départ

Nous n’avons pas terminé avec le COVID-19. En effet, le blocage de l’économie de la capitale et de sa banlieue risque manifestement d’impacter l’ensemble du pays. Dans le contexte d’une centralisation des entreprises et les différents sièges aux alentours de la capitale, cela risque de recréer une situation tendue. En effet, la frustration que génère la crise sanitaire au sein de la population augmente de façon crescendo. Ainsi, le blocage de l’économie de la métropole parisienne pourrait impacter l’ensemble de l’économie du pays. Au moment où le déficit atteint les 10% du PIB, cela ne va pas vraiment rassurer les habitants de l’Île-de-France. Au contraire, le risque d’un impact sur l’économie globale du pays apparaît comme majeur.

Dans le contexte économique actuel, il s’agirait d’une catastrophe supplémentaire en ajoutant une fois de plus un nouvel épisode à la crise sanitaire et économique. De ce fait, il s’avère que la décision que prendra le “conseil de défense” s’avère fondamentale pour la vie quotidienne des habitants de Paris et de sa banlieue. Le travail en sera répercuté si jamais le confinement strict et dur est acté par le gouvernement. Ainsi, le retour à la “case départ” malgré l’avancée de la vaccination risque de perturber un ensemble du pays. Dès lors, il semble nécessaire de se préparer psychiquement au pire puisque la bataille contre le COVID-19 n’est pas encore gagnée.

Dans l’état actuel, l’inquiétude demeure majeure et de nombreux citoyens s’inquiètent de la situation actuelle. De ce fait, il existe d’une certaine manière un fléau qui se caractérise par un certain relâchement. Les beaux jours arrivant, cela n’aide pas vraiment à lutter contre le COVID-19. Au contraire, cela a tendance à créer une forme une augmentation de la négligence par rapport à la distanciation physique, les gestes barrières, les masques, etc.

La continuité de l’État d’urgence sanitaire

La situation apparaît comme particulièrement catastrophique puisque les unités de réanimation sont arrivées à saturation. Ainsi, il est question de libérer la “charge de travail” des unités en Île-de-France vers la province. Par ailleurs, cette politique de rapatriement vers d’autres régions ne peut se faire sans une réelle politique de vaccination. La prévention reste le meilleur outil pour éviter d’engendrer une nouvelle catastrophe financière.

Il ne va pas sans dire qu’il y a le feu au sein de la capitale. Dès lors, il intervient qu’une majeure partie de la population si elle ne s’oppose pas comme les complotistes de “Réinfo COVID“, elle est au bord d’une situation explosive. Le fait que les libertés individuelles continuent toujours plus à être rognées. Or, le gouvernement est sur un champ de mines. Tout peut dégénérer rapidement, notamment au travers de manifestation contre les restrictions. Il ne faut pas pousser le bouchon trop loin. Cependant, cela fait près d’un an que la situation dure. La période s’allonge doucement. Vague après vague, l’exaspération survient dans un moment critique. La question économique entre dans le cadre où les libertés individuelles sont rognées toujours plus. À un moment donné, le bouchon explose et cela aggrave la crise politique, sanitaire et économique.

Le préfet et l’ARS sont sur le qui-vive. La situation sanitaire s’aggrave, mais il semble nécessaire d’entendre le ras-le-bol qui se met progressivement en place. En effet, les restrictions nécessaires (ne doutons pas un seul instant) ne doivent pas durer dans le temps. Ainsi, les mesures prises doivent s’avérer être provisoire. Pourtant, le gouvernement semble s’enfoncer dans la question de “l’État d’urgence” sous le profil sanitaire. En effet, les différentes actions en faveur de la population. Mais jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour combattre complètement ce virus ? La question demeure pertinente puisque nous sacrifions une partie de nos libertés dans cette bataille difficile et rude.

L’hypothèse d’un soulèvement

La question d’une révolte contre les mesures sanitaires et répressives que le gouvernement met en place n’est pas une dystopie. D’autres pays comme aux Pays-Bas, les manifestations ont dégénéré en émeute. Dans ce contexte, la situation tendue en France en raison de la libéralisation progressive du pays accroît ce risque. De ce fait, il existe une certaine inertie pour le gouvernement de trouver un équilibre afin de ne pas avoir à gérer la question du “maintien de l’ordre public”. Dans le même moment, les “violences policières” explosent et crèvent les yeux. En Île-de-France comme ailleurs, le conflit guète au coin de la rue. La volonté de rompre une bonne fois pour de bon apparaît comme une solution à court terme.

En Île-de-France comme ailleurs, le tonnerre gronde. Les fantômes de la Commune de Paris réapparaissent. La “revanche” des communards sonnera peut-être le glas d’une expérience inédite. En lien avec la célébration, nous assistons à un recul crucial des droits et des conquêtes sociaux. Cette constante n’est point prise par le gouvernement, mais les étudiants se soulèvent, les artistes et intermittents se soulèvent, les soignants aussi. Nous assistons à la faillite de l’État jacobin.

Les partis populistes naviguent sur le désespoir qu’engendre la crise sanitaire, économique et financière. La question de retrouver un “âge d’or” est clairement révolue. Aujourd’hui, nous parlons d’un confinement dur, mais demain, nous parlerons des libertés et droits fondamentaux qui eux sautent les uns après les autres.

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