La Shoah dans l’actualité pour vaincre le négationnisme

Photo: Agence France-Presse Photo prise en janvier 1945 montrant la grille d'entrée et les rails du camp de concentration d'Auschwitz après sa libération par les troupes soviétiques.
Temps de lecture : 5 minutes

La Shoah en Hébreux “שואה” se traduit par la “catastrophe”. Il s’agit de l’extermination nazie contre les Juifs entre 1933 et 1945. Certains de nos confrères (blogueurs, citoyens ou autres) subissent une répression sur les réseaux sociaux en se faisant bannir. Tandis bien qu’ils sensibilisent et œuvrent avec pédagogie. Les algorithmes du mastodonte ne font guère de différence entre la propagande nazie qu’il faut combattre et ses opposants. Un problème qu’il faudra tôt ou tard résoudre.

La sensibilisation à la Shoah des plus jeunes

Face à l’apparition progressive d’un antisémitisme de “nouvelle génération” et d’une génération abonnée absente dans la lutte contre le “négationnisme”. La sensibilisation aux conséquences réelles de la Shoah s’avère d’intérêt général. Le retour impromptu de l’antisémitisme sur les réseaux sociaux se traduit par une forme d’ignorance et d’obscurantisme. Dans ces faits, la culture devient un outil majeur pour ne pas laisser une jeunesse en proie aux jeunes loups (dont le négationnisme est leur idéologie).

L’enseignement de la Shoah demeure un sujet primordial pour sensibiliser la jeunesse. Face à une montée considérable de l’antisémitisme, l’enseignement apparaît comme un outil intellectuel plus puissant que la discrimination. De ce fait, il s’agit de montrer que “Nuit et Brouillard” (dans la version chantée par Jean Ferrat) montre une réalité qu’il ne faut plus fuir. La jeunesse avec des outils en main ne sera plus en mesure de se faire manipuler idéologiquement par les révisionnistes et les négationnistes.

Les Einsatzgruppen

La Shoah par Balle

Remémorer la Shoah est un acte militant

Une des raisons se traduit par le fait que si la Shoah n’est pas bien expliquée à l’école de la République à travers ses enseignants et professeurs, les élèves n’en entendront pas plus. Dans le même temps, les derniers survivants des camps de concentration et d’extermination s’éteignent enfermant une partie de l’Histoire avec eux. Ainsi, des Historiens comme Serge et Beate Klarsfeld se sont engagés à pourchasser les nazis, là où ils se trouvaient. Toutefois, dans la chute du régime hitlérien, de nombreux hauts-fonctionnaires ont été reclassés.

Dans ce contexte, la République Fédérale Allemande a incorporé de nombreux fonctionnaires nazis. Les autres ont préféré choisir le chemin de l’expatriation dans des pays d’Amérique du Sud moins regardant sur le dossier de ceux qui demandaient “asile”. Ainsi, Adolf Eichmann vécut sereinement en Argentine jusqu’en 1960 avant d’être capturé par les services du Mossad. Son cas n’est pas isolé, ce sont des centaines de hautes personnalités et des fonctionnaires ayant participé à la Shoah qui se sont échappé pour fuir leurs responsabilités.

D’autres Historiens se sont intéressés à la question du fascisme et du nazisme. Ainsi l’Historien défunt Zeev Sternhell a passé sa vie à analyser le fascisme et à réaliser une prévention de la montée de l’extrême-droite. En effet, lui-même était un rescapé de la Shoah. D’autre plus franchouillard comme Michel Wilnock se sont écharpés autour de la définition du fascisme. Cependant, les Historiens travaillent à l’unisson pour trouver des archives afin de réaliser un travail d’investigation toujours plus profond. En effet, les mécanismes toujours plus sophistiqués sont mis en avant par les Historiens pour comprendre sociologiquement le fonctionnement du nazisme.

Ainsi, Hannah Arendt dans le “système totalitaire” : une œuvre magistrale qu’il semble nécessaire de relire par les temps qui courent. Elle comporte un volet “sur l’antisémitisme” retraçant l’origine de l’antisémitisme en Europe et ses pogroms. De ce fait, elle explique les conditions qui ont amené une population à voter pour le régime nazi. Le troisième volume “les origines du totalitarisme” explique l’organisation du totalitarisme nazie avec les archives que la sociologue avaient à sa disposition.

La négationnisme à visage ouvert et les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, se développent différentes nébuleuses osant braver le “système de la pensée dominante” afin de diffuser différentes thèses négationnistes ou révisionnistes. Au XXIe siècle, malgré le fait que la Loi Gayssot dans sa disposition ait été déclarée constitutionnelle par le conseil des sages. L’ouverture d’Internet permet toujours une grande liberté d’expression, notamment dans les zones les plus reculées de celui-ci quitte à se retrouver dans le “darknet”. On ne pourra chasser éternellement les négationnistes, mais nous pourrions les effacer des réseaux influents afin qu’ils se retrouvent isolés. Cela a pour conséquence d’engendrer une baisse du contenu remettant en cause la Shoah. Dans le même temps, il faudrait que les pouvoirs publics et les réseaux sociaux prennent les mêmes dispositions, notamment sur le génocide arménien commis par les “Jeunes Turcs”.

La question demeure tout de même claire : d’où viennent les négationnistes et comment les personnes deviennent négationnistes ? Ils proviennent de différents endroits de la sphère du web : le conspirationnisme, le néo-nazisme, l’islamisme, etc. Autant dire que la sphère négationniste reste hétéroclite, mais leurs arguments s’adaptent progressivement par rapport à l’objet principal recherché : celui de mépriser le “Juif” au nom de son ethnie et de sa religion.

La question palestinienne prend également une part importante dans la question du négationnisme. En effet, les négationnistes tentent tant bien que mal d’articuler le fait que “des Juifs auraient sacrifié des Juifs” pour la création d’Israël. Devant de telle ineptie, la pensée critique permet de balayer d’un revers de manche ces affirmations. Pourtant, au sein des groupes “pro-palestiniens” se trouve une nébuleuse active relayant sans prendre conscience de la nature exacte des différents propos que cela représente et des conséquences juridiques également. La question du conflit israélo-palestinien reste assez complexe, le négationnisme comme réponse comme à ce que l’antisémitisme réside dans “un socialisme des idiots”.

Les Outils de lutte contre le négationnisme

Le négationnisme sur les réseaux sociaux se développe progressivement sur un fond d’inculture et d’ignorance absolue. Les partisans et militants adeptes des thèses négationnistes naviguent sur l’absence de connaissances. Aujourd’hui, de nombreux jeunes n’ont pas conscience qu’il y a eu un génocide en Europe durant la Seconde Guerre Mondiale. De ce fait, les esprits innocents peuvent être plus facilement manipulables. La lutte contre le négationnisme passe par l’éducation et l’enseignement sans tabou de la Shoah avec ses deux versants : les Einsatzgruppen et les chambres à gaz. En effet, il semble nécessaire de briser un tabou et de porter les éléments tels qu’ils sont. Le rapprochement avec la “Fondation pour la Mémoire de la Shoah” peut s’avérer très utile.

Une fondation au service de la mémoire

Actuellement, les peines de prison qu’encourent les négationnistes sont très faibles et ne permettent pas de créer l’effet désiré. La répression du négationnisme existe bel et bien sur le papier, mais face à des “milliers de posts” négationnistes tous les jours, la Justice a préféré faire des jugements exemplaires comme celui de Vincent Reynouard. Il a été incarcéré suite à différents jugements. Toutefois, il s’agit d’un multirécidiviste. D’autres cas témoignent une Justice qui condamnent, mais qui ne transforme pas les peines avec sursis en peine de prison ferme. Ainsi, Dieudonné et Alain Soral continuent de faire la promotion de l’antisémitisme et du négationnisme sous le nez et la barbe des associations antiracistes et de la DILCRAH. Que faudra-t-il pour faire taire ces corrupteurs et multirécidivistes ?

Les batailles juridiques continueront et les associations se porteront sans cesse en partie civile afin de faire reconnaître les conséquences et le fait que l’association défend l’intérêt général. Mépriser par les “racistes”, les “antisémites” et les “négationnistes”, le travail réalisé permet tout de même de faire repousser les thèses antisémites et négationnistes.

Enfin, il advient à la nouvelle génération de s’emparer de ses batailles afin qu’elle monte également au créneau pour défendre l’idéal de la liberté et l’universalisme à la Française.

0 0 vote
Article Rating
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments