Un passeport vaccinal : un début de réponse

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Le passeport vaccinal est un début de réponse face à la pandémie du Coronavirus. Son universalisme doit être approuvé à l’international. Ainsi, le passage d’une frontière à une autre devient une facilité et une question de sécurité sanitaire. De ce fait, le lancement des travaux du CESE devient légitime.

Un passeport vaccinal : une réponse à la crise sanitaire

La France ne doit pas passer à côté d’un outil pour relancer une de ses branches économiques : le tourisme. Au moment où le confinement à travers le couvre-feu semble s’éterniser dans le temps. La reprise économique de certains secteurs n’attend que la levée des restrictions pour que les secteurs soient redynamisés avec une demande importante. La question de la fin des restrictions sanitaires s’accompagne nécessairement par une amélioration financière de l’économie.

Dans le même temps, il ne faut pas se leurrer, la reprise ne se fera pas dans le cadre d’un “boom économique”. Nous assisterions progressivement dans un second temps à la crise économique touchant certains secteurs comme les petits commerçants ou les indépendants. En effet, les aides fiscales exceptionnelles n’ont pas pour objectif à s’éterniser dans le temps. Le temps de la renaissance du marché interviendra tôt ou tard. Toutefois, les investissements deviennent nécessaire pour sortir de ce marasme.

Le passeport vaccinal nécessite également l’ouverture des brevets afin de considérer les vaccins comme des biens publics. Dans l’Histoire moderne, des brevets ont été ouverts au public afin de protéger un maximum de personnes comme la “ceinture de sécurité”.

Dans les contraintes actuelles, le plan de vaccination au niveau de l’Union Européenne commence à se concrétiser. Le passeport vaccinal est mis dans différents pays afin d’accélérer le flux des voyageurs d’un pays à un autre. Le cas contraire, les voyageurs doivent subir des tests divers pour montrer qu’ils ne sont pas positifs au Coronavirus. Les longues files d’attente pour ceux qui traverseront les frontières d’un pays à un autre sont évitables. Cela permet également de démontrer qu’une politique globale à l’échelle de l’Union Européenne, mais aussi à l’échelle internationale devient fondamentale. La clarté de cette solution permet de soutenir d’une certaine manière l’économie.

Un passe-droit pour voyager entre pays

Le passeport vaccinal permet également de faire valoir des droits. Cela se traduit de façon stricto sensu par des effets dans la vie quotidienne. La campagne vaccinale au niveau de l’échelle européenne ne va certes pas assez vite. Toutefois, cela irait plus rapidement si nous n’étions pas sur un marché ou dans une course à l’offre. La vaccination de masse ne doit pas être une affaire lucrative, mais une affaire sanitaire, c’est-à-dire de santé publique. Des pays comme l’Islande ont déjà mis sur pied le passeport vaccinal comme nécessité pour voyager. Israël de son côté prévoit des exigences vaccinales pour se rendre dans certains endroits. Toutefois, l’action individualiste de certains pays doit permettre l’essor de ces méthodes afin qu’elles soient universelles.

De ce fait, le passeport vaccinal permet de voyager en toute sécurité sanitaire. Il ne va pas s’en dire que le mouvement contre la vaccination est d’ores et déjà à l’œuvre pour combattre ce petit bout de papier. Pourtant, le progrès que cela génère dans les différents pays apparaît comme fondamental. Ainsi, la vaccination serait reconnue sous un papier identifiable et équivalent pour tous les pays. Il semble nécessaire de continuer à convaincre des bien-fondés de la vaccination, notamment celle par ARN. Or, cela ne se joue plus uniquement au niveau de l’Union Européenne, mais au niveau de l’OMS. Par ailleurs, cela doperait l’économie mondiale et générerait un accroissement de la richesse produite et permettrait de rouvrir les frontières.

Profitable à tous, la solution que le CESE va étudier ne devrait même pas faire l’objet de débats et de discussions. Elle devrait devenir normative. La consultation lancée permettrait d’aboutir à des travaux qui se seront rendus aux différents ministères. Pourtant, le temps presse et nous n’avons pas besoin d’une consultation. Le débat aurait dû être clos dès le départ.

Dans le même temps, la campagne de vaccination ne doit pas oublier “les pays du sud” au risque de voir ressurgir de nouvelles vagues et des variants plus difficiles à combattre que lors des premières vagues. L’apparition de nouveaux variants croit de plus en plus rapidement. Les vaccins créés par les laboratoires ne sont pas adaptés par rapport à une telle évolution du virus mère. Dans ce cadre, il convient de souligner que le passeport vaccinal permet d’établir également une immunité face aux variants même si l’on a vu un malade réinfecté par un variant.

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