Sarkozy a officialisé la privatisation de “La République”.

CGRWNAfXIAE37_UNicolas Sarkozy, ancien président de la République n’a pas su résister longtemps au silence qu’il s’était lui-même imposé. Alors qu’il est plongé dans une dizaine d’affaires politico-financières qui le concerne directement dont la fameuse affaire “Bygmalion” à propos du dépassement volontaire et organisé de la campagne présidentielle de 2012.

Il a rompu le silence pour la culture de sa petite personne depuis près de six mois. L’égocentrisme étant le maître-mot de sa conscience, il fut tout à fait normal de remettre le parti conservateur en ordre de bataille autour de sa petite personne et non d’un projet de société. La course au libéralisme reste toutefois le projet central avec la déconstruction systématique du programme du CNR. Leur vision de société n’a pas de regard à long terme. Le “courtermisme” devient dès lors la règle, les hommes ne sont que des variables d’ajustement pour les profits de la finance internationale. Par conséquent, l’objectif consacré à la dette augmentera nécessairement la charge de la dette afin de rembourser cette dernière. Satisfaire les appétits voraces des créanciers et des financiers sur le dos des travailleurs et des salariés au nom de la propriété privée, mais surtout du résultat de la politique de l’offre qui a exonéré les impôts des plus aisés.

La course au libéralisme devait toucher un point élémentaire de la  stratégie sarkozyste. La Révolution Libérale est devenue un des mots élémentaires de la droite radicale rêvant d’une société Thatchérienne ou Reaganienne. La Propriété Privée se doit d’être assimilée à n’importe quel prix. Nicolas Sarkozy s’est donc attaqué frontalement à la “République”. En effet, il a essayé tant bien que mal de privatiser le bien public. La “République” vient du latin la Respublica : la chose publique. Nicolas prend attache à la rem privatam : la chose privée, que l’on pourrait modifier ainsi “Resprivatam” : un état où tout est privatisé, il s’agit d’une approche très libertarienne de la société. La liberté sert l’intérêt bourgeois. Nous assistons dès lors au profond paradoxe qui ronge l’ancien président de la République.

Une mesquinerie dans la lignée de l’ultralibéralisme : “tout s’achète, tout se vend”. Le concept de la propriété privée refait obligatoirement surface. Une drôle de façon d’exproprier des millions de Français. L’identité de notre pouvoir politique s’individualise de manière rapide et archaïque, Nicolas Sarkozy ne parle donc par de République Française, mais d’une République Libérale ou plutôt d’un état libéral.

11377148_1600136013569580_1331518111000758143_nLors du congrès fondateur, l’Union pour un Mouvement Populaire s’est transformé en “Les Républicains” dont l’abréviation est “LR”. Changer le nom d’un groupe de personnes ne fait pas changer les personnes qui sont à l’intérieur. C’est un ravalement de façade. Il s’agit de soigner l’image du parti qui avait été particulièrement entaché par l’affaire “Bygmalion”. Les changements de nom sont très courants à droite. Mais, l’UMP porte toujours ce projet toujours plus droitier, toujours plus réactionnaire, cela ne supprime les casseroles en cours.

Les journalistes et la masse média utiliseront le nouveau nom, il n’en demeure pas moins que le nouveau parti est bâti sur les bases de l’ancien parti avec les mêmes militants, les mêmes cadres et le même président. Il n’en demeure pas moins que l’UMP peu importe sa forme ou le nom qu’il aura, restera l’UMP.

Le stratagème de Nicolas Sarkozy de renommer ainsi, consiste à assimiler les opposants de l’UMP à des antirépublicains. En d’autre terme, Nicolas Sarkozy tente d’affirmer que ceux qui n’ont pas sa ligne sont soit des vichystes, soit des monarchistes. Alors que lorsque l’on regarde de plus près de sa définition de la république, on y trouve aucune référence à l’égalité et la fraternité, la devise de la République Française est entièrement absente. On assiste alors à la mise en avant d’une idée profondément antirépublicaine, puisque le fondement de l’idéologie de Nicolas Sarkozy reste bel et bien le Bonapartisme. C’est d’ailleurs, l’explication qu’il en fait de la République :

La République, c’est la LIBERTE, ce n’est pas la contrainte.
La République, c’est L’AUTORITE, ce n’est pas le laxisme.
La République, c’est le MERITE, ce n’est pas le nivellement.
La République, c’est L’EFFORT, ce n’est pas l’assistanat.
La République, c’est la LAÏCITE, ce n’est pas le prosélytisme et l’intégrisme.
La République, c’est L’UNITE, ce n’est pas l’addition de communautarismes.

Ces derniers temps, la figure de Napoléon Bonaparte fait fantasmer une partie de la classe politique de Lionel Jospin à Julien Rochedy. De ce que les médias appellent “la gauche” (en réalité, la droite) jusqu’à l’extrême droite, l’ancien empereur est vanté tout comme le modèle politique qu’il avait mis en place. Un Homme représentant un exécutif fort face une Assemblée législative faible. Mais Nicolas Sarkozy ne vaut plus grand chose. Il est plutôt un clown qu’autre chose.

Ce n’est pas une nouvelle puisque la devise fondamentale ne représente pas sa vision. Les valeurs fondamentales de sa république ne sont pas celle de la République Française, mais bel et bien celle qu’il a imaginé et celle qu’il rêve d’imposer par la force en France.

10452812_587675828002503_2776795251382539794_oPar conséquent, la République de Sarkozy n’est pas celle de Robespierre ou Babeuf, ni celle de Jaurès et encore moins celle Marie-Claude Vaillant-Couturier. En effet, sa république est sortie de son imaginaire, du coup, elle ne peut exister. La déclaration du 25 septembre 1792 énonce que “La Convention nationale déclare que la République française est une et indivisible”, dans le même temps l’article premier de notre constitution : “La France est une République indivisible”. Sarkozy parle lui de l’unité de la République, mais l’unité ce n’est pas indivision de cette dernière.

Il nous parle également de communautarisme, mais les premiers communautaires en politique sont bel et bien à l’UMP. Rappelons tout de même que sa formation politique n’a pas hésité à manifester avec les pires groupes groupuscules d’extrême droite pour s’opposer au “mariage pour tous”. Depuis la droite républicaine a volé en éclats.

Finalement, la République de Sarkozy n’existe pas, nous sommes rassurés. Son Objectif est la mise en place de l’État Libéral Français avec l’individualisation de la société et l’ouverture du communautarisme comme nous le montre tous les jours sa frange la plus réactionnaire (bien que ce soit tous des réactionnaires) Eric Ciotti, Christian Estrosi, Thierry Marriani etc. L’état de Sarkozy, c’est aussi le prosélytisme à tout-va en essayant d’imposer une religion à cette France Athée.

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