La controverse néoclassique, l’inflation en Grèce

Dans ce contexte de rapport de force vis-à-vis de la bureaucratie européenne, j’ai trouvé essentiel de me plonger dans l’analyse du chômage de la Grèce à travers différents facteurs afin que l’on comprenne mieux, le problème réel du néolibéralisme.

Avec des graphiques pour montrer la différence entre la formation de la sur-accumulation du capital et son explosion. Ainsi, nous allons nous plonger dans le cœur de l’économie grecque. Il est nécessaire de démontrer l’incohérence de l’austérité de manière schématique.

Afin de constater un des problèmes élémentaires de l’économie, il est donc important de nous porter sur le graphique de l’inflation par rapport au chômage. La courbe de Phillips est à l’origine d’une relation économique entre le Chômage et l’inflation.

J’ai choisi une étude sur deux périodes afin d’optimiser les résultats tout en restant dans l’ensemble sur court-terme, il m’a donc semblé important de distinguer la période antérieure à la crise et la période où se déroule la crise systémique du capitalisme.

Le médiacrate Jean Quatremer pourra en prendre de la graine, puisque ses analyses néoclassiques ne brassent que de l’air et ne font même pas de vent. Lui qui se croit faire partie du ministère à la propagande de la Troïka, alors qu’il n’est qu’un journaliste de bas étage. Bon, je pense tout de même faire un article sur lui, d’autant que ce réactionnaire très ouvert aux conversations n’hésite pas à bloquer les personnes. Le débat avec des arguments uniques.

En ce moment, je suis dans une analyse assez néokeynésienne, puisque j’avais aussi l’intention d’analyser à travers la loi d’Okun, et pourquoi pas tenter la courbe IS-LM-(BP).

Analyse de l’inflation à long terme

inflationOn permet de percevoir quatre cycles bien distincts qui ont tous un rapport avec la situation politique du pays :

  1. 1960 à 1972 : L’inflation est faible malgré la crise politique qui secoue la Grèce, dans la même période, un putsch est créé par l’extrême-droite avec la mise en place de la dictature dit “des colonels” n’a aucun effet sur l’inflation lors du début du régime dictatorial.
  2. 1972 à 1974 : Une hausse importante de l’inflation est due à l’échec de la politique économique sous la dictature des colonels et la crise chypriote. On pourrait y voir, une hausse de l’inflation par la création de pénurie.
  3. 1974 1990 : L’Inflation forte reste constante pendant près de 15 ans, on pourrait considérer qu’il s’agit entre du stade entre l’inflation et l’hyperinflation.
  4. 1990 à 1999 : On constate une baisse continue de l’inflation de 20 à 3,5 % afin que l’économie grecque puisse s’adapter au modèle ordolibéral allemand.
  5. 1999 à aujourd’hui : inflation faible, avec tendance à la déflation, la Grèce est adaptée au modèle ordolibéral, de plus les dévaluation internes ont pour effet d’aggraver la déflation.

Les sources du chômage

Je vais tenter de garder l’idée principale en mettant un graphique montrant l’évolution par rapport au chômage.

Pour ce qui concerne les sources, je me suis basé sur Eurostat et inflation.eu. Il est certain que la nature de ces sources sont critiquables, mais il en reste pas moins qu’elles montrent le résultat des politiques néolibérales et surtout que lorsqu’on laisse faire la déflation, le chômage augmente inexorablement.

Année Chômage (en %) inflation (en %)
2000 11,5 3,15
2001 10,5 3,38
2002 10,7 3,63
2003 9,8 3,53
2004 11,1 2,9
2005 10,3 3,55
2006 9,5 3,2
2007 8,9 2,89
2008 7,9 4,16
2009 9 1,21
2010 11,1 4,71
2011 15,1 3,34
2012 22 1,51
2013 26,8 -0,92
2014 27,1 -1,31

La Période 2000-2007

L'inflation par rapport au chômage, de 2000 à 2007 en GrèceOn constate qu’il ne s’agit point d’une courbe décroissante où l’inflation ne permettait pas de faire baisser le chômage et que par conséquent, ce n’était pas une inflation due à la consommation.

C’est ce qu’on appelle la stagflation, un moyen subtil pour les économistes et les politiciens néoclassiques de décrédibiliser les théories Keynésiennes et de mettre en avant une vision dépassée que l’inflation devrait être stable voir quasi-nulle pour que l’emploi redémarre.

On constate à travers la régularité de l’inflation entre 2000 et 2007, l’application pleine du modèle ordolibéral concernant l’inflation. Le contrôle de la faible inflation est entre autres le résultat de la BCE et de la Banque de Grèce.

La période 2008-2014

L'inflation par rapport au chomâge, de 2008 à 2014 en GrèceLa période de crise systémique que nous traversons met en avant des résultats spécifiques, puisque si le chômage a augmenté de manière assez virulente en Grèce, il est dû à une baisse de la demande qui se caractérise par une baisse de la consommation.

La baisse de la demande provient du fait que les salaires ont été diminués par les différents mémorandums, entraînant les entreprises à faire faillite, un cercle sans fin.

La dévaluation interne mise en œuvre par la Troïka permet néanmoins d’affirmer la chose suivante : quand l’inflation est élevée le chômage est faible, quand l’inflation est faible ou négative le chômage est élevé. Au-delà du simple constat, il s’agit d’une dynamique qui est à l’œuvre.

Année Chômage Inflation
2008 7.9 4.16
2014 27.1 -1.31

De même entre 2010 et 2014, la courbe est quasiment une droite comme nous pouvons le constater étant donné que les coefficients sont proche :

Année (In+1-In)/(Un+1-Un)
2011 -0,34
2012 -0,26
2013 -0,5
2014 -1,3

On peut constater aussi que le coefficient entre chaque 2010 à 2014 est similaire, mais surtout qu’il démontre que dans ce contexte, la politique néoclassique ne peut-être qu’un échec, puisque la vision de la courbe de Phillips répond précisément aux conditions fixées par l’analyse Keynésienne.

Mais aussi, c’est en appliquant la méthode ordolibérale de vente à la découpe des biens grecs que nous assistons à l’échec et la rupture du néolibéralisme. Il s’agit de la controverse néoclassique, mais les sectaires néoclassiques n’ont que pour argument “there is no alternative” pour pouvoir argumenter.

De ce fait, il me parait que le rapport de force dont le gouvernement Tsipras est justifié, il n’y a que ceux qui ne veulent pas se faire soigner la cécité, sur fond de propagande “dogmatique” presque “spirituelle”, on ne peut pas soigner la cécité par des prières religieuses, et pourtant, on la soigne de manière médicale dans certaines conditions, mais d’abord, il s’agit de sortir du dogme ordolibéral avant de commencer à utiliser les solutions réelles.

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