Les aides aux entreprises ont aidé la croissance … des dividendes

BvaIIdECMAANJDrC’est la crise, la croissance stagne, le chômage augmente. Les médias ne cessent de répéter un discours censé nous alarmer et nous faire prendre conscience que l’on n’y peut rien et que tout a été essayé. Pierre Gattaz rappelait à Jean-Marc Ayrault alors premier ministre : « les patrons peuvent décider de distribuer des dividendes ». Nous assistons à la logique des dividendes contre l’emploi et donc créateur de chômage.

Pourtant les dividendes des actionnaires augmentent de manière alarmante. C’est la quatrième année consécutive que la croissance des dividendes progresse alors que le chômage s’enfonce mais ne bat pas des records pour le moment. En 1932, le chômage a atteint 15.4 % et s’étalera jusqu’en 1935 à 14.5% afin de diminuer de manière significative. Notamment en 1936, il n’est plus que de 10.4%. Dans ces périodes de crise, le chômage augmentait significativement sans pour autant entrer dans une période de chômage de masse due notamment à la désindustrialisation, et le passage d’un libéralisme régulé à un néolibéralisme dérégulé.

Libération parle de « mauvais esprits », mais nous l’attendions depuis longtemps ce chiffre. A vrai dire, quand vous baissez les cotisations sociales, l’Impôt sur les Sociétés (IS) ou amenez des aides vers les entreprises alors de manière automatique il y a une transformation de l’apport de l’Etat en dividendes sans même que ces mesures servent l’économie réelle. Ainsi, je fais donc partie des « mauvais esprits », puisque ces chiffres suivaient une longue logique économique surtout dans le monde néolibéral dans lequel nous vivons. Pour ma part, ce n’est pas vraiment une surprise, ni un chiffre tombé du ciel.

Le coût du Capital pèse sur notre économie et par l’aveuglement des rentiers et des actionnaires, la crise s’installe de plus en plus. Le manque de compétitivité de la France provient également en grande partie des actionnaires et des dividendes qui leur sont versés. Ce n’est pas nouveau, Bastamag se posait la question de savoir si les actionnaires nuisent à la « compétitivité » de leur entreprise en argumentant: les actionnaires s’accaparent 60% des bénéfices des entreprises. Ce n’est pas une nouveauté, l’article en question date du 5 décembre 2013. Cela augmentera avec le temps.

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