L’Europe est réellement entrée dans la Spirale de la déflation

970108-deflation-quelles-consequences-et-comment-s-en-protegerAu début de l’année, je m’alarmais du risque de la déflation qui pouvait sévir en Europe tout en profitant pour rappeler que c’est bien le consommateur qui est maitre de la déflation.

Or, dans espace communautaire comme l’Union Européenne où les économies sont nécessairement différentes, cela amène nécessairement à revoir la croissance. C’est bien les ménages qui créent la croissance par leur consommation. Plus la consommation baisse, alors plus la croissance tendra à suivre ce mécanisme.

Aujourd’hui, tous les médias traitent de la « spirale de la déflation » avec une manière très alarmante. Ils ont raison dans une économie néolibérale, il n’y a pas de solution néolibérale pour enlever la déflation, ni de potion magique à proprement dit. L’inquiétude est normale, car au final, la déflation aboutie au recul de la croissance et donc de l’augmentation de la dette.

Des solutions existent cependant : la relance de la consommation intérieure, la dévaluation compétitive ou encore le rachat de bons du trésor.

La relance de la consommation intérieure est sans doute la meilleure idée pour créer de l’emploi, mais le patronat y est profondément opposé. Les mesures indirectes sont mises en place comme le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte. Mais cela ne mènera pas à grand chose, pour que les gens consomment, il faut qu’il puisse déjà consommer. Les crédits d’impôt font partie des outils utiles, mais c’est un outil a posteriori de l’achat. Sans des augmentations de salaires réelles, vous stagnerez …

Quant à la dévaluation compétitive consiste à baisser la valeur d’une monnaie pour doper les exportations d’un pays en instaurant un taux de change plus favorable. Sous le Franc, c’était possible, mais sous l’Euro, c’est particulièrement impossible. À moins que l’Euro baisse par rapport au dollar. 10 à 15 % cela serait efficace et permettrait aux différentes économies de respirer un peu et d’augmenter leurs exportations. Mais en Europe, Angela Merkel y est très clairement opposé, car cela risquerait de nuire légèrement à l’Allemagne.

Alors, vous êtes heureux du capitalisme, quand une crise se termine, il vous en offre toujours une autre.

S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
0:00
0:00