Pour faire baisser l’extrême-droite, un grand mouvement de Gauche s’impose !

sine_descendreL’Extrême Droite progresse

On a tous vu les images haineuses de la marche du “jour de colère” rassemblant l’extrême et l’ultra droite. Le 26 janvier s’est terminé sur des airs du 6 février 1934. L’ultradroite voulait son coup d’état, mais n’a pas réussis et s’est même ridiculisée. C’était bien “un jour de haine”, le tout accentué par les idées de Pierre Poujade.

Les nostalgiques du Maréchal Pétain et de l’État Vichyste manifestaient contre la politique de François Hollande avec des slogans du type : “Bleu Blanc Rouge, la France aux Français” , “CRS, police des Juifs” ou en encore “Hollande ça suffit, Travail, Famille Patrie“.

Les sondages sur le Front National ne cessent de revoir à la hausse les intentions de vote pour les Européennes qui se joueront en mai. Le tout est conforté par le sentiment que la politique de Droite que mène François Hollande est une politique de gauche. Le Parti Socialiste en France effectue en ce moment un virage bien à droite comme l’a pu le démontrer la dernière conférence de presse à l’Élysée en début janvier sur le pacte de responsabilités.

D’abord, un combat Syndical …

Certains syndicats et partis politiques représentent vraiment la voix ouvrière. Mais, c’est sur les syndicats que les ouvriers doivent s’appuyer.

La souffrance des ouvriers à travers les décisions du patronat de fermer les usines renforce la lutte du travailleur face au capitalisme. Une réorganisation du monde syndicale s’impose. Les délégués élus par les travailleurs militeront pour les travailleurs, selon les votes des travailleurs. La fermeté et le radicalisme syndical permettront aux ouvriers de sentir qu’ils appartiennent à la classe ouvrière et cela les soudera dans leur revendication. L’antifascisme n’est pas simplement une lutte d’opposition, c’est une lutte de classe. Ouvriers contre patrons. Voilà le véritable sens du syndicalisme français. Un syndicalisme de combat a sa place aujourd’hui dans toutes les fédérations syndicales, qui se battent encore au côté des travailleurs.

Les batailles syndicales peuvent servir de levier pour faire reculer l’extrême droite. En effet, là où les ouvriers luttent, s’organisent contre le patronat, le cac40 et la finance, l’extrême droite tape les centrales syndicales, cassant ainsi les travailleurs. Or, les travailleurs ne peuvent voter pour ceux qui souhaitent des conditions de travail désastreuses comme le fait Victor Orbàn en Hongrie en alliance avec le Jobbik, en mettant en application l’ultra-flexibilité dit autrement la précarisation du droit du travail.

Les luttes ouvrières permettent de renforcer un adage simple : le pire ennemi des travailleurs aujourd’hui, c’est bien le Front National.

Aussi, historiquement, les luttes ouvrières ont démontré qu’elles permettent le recul des réactionnaires et faire progresser la société.

… Ensuite unir la Gauche …

Dans ce pays, il reste encore des personnes avec des convictions de gauche, des personnes malades d’assister à la dérive droitière de l’ancienne SFIO, elle qui manifesta au côté de du Parti Communiste Français lors de la contre-manifestation du 8 février 1934.

La Gauche depuis s’est toutefois remodelée. Ce que l’on appelle réellement extrême gauche n’est en réalité que la politique de Gauche. De ce fait simple, il est important qu’au delà de nos différences, sur des enjeux pareils, nous sachions nous unir et non nous diviser même si nous ne sommes pas d’accord. L’antifascisme est une lutte vraiment importante.

Loin des étiquettes, des propositions différentes, du débat entre les groupes et les partis politiques, la lutte contre l’extrême droite se fait bras dessus dessous, en oubliant les raisons de nos différents. En unissant sous le drapeau rouge et noir ou tout rouge, nous réussirons à hisser la symbolique ouvrière au premier plan.

De ce fait, des manifestations comme le 9 février dont le slogan est “L’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous !”, doivent se réaliser dans l’unité.

… Enfin joindre l’Extrême Gauche

En France, l’extrême gauche existe, mais n’est plus vraiment visible dans le paysage politique français. Il reste Lutte Ouvrière, et quelques collectifs. On pourrait aussi joindre les collectifs communistes libertaires (Organisation Communiste Libertaires, Alternative Libertaire, etc.) et anarchistes (les groupes de la Fédération Anarachistes).

La Commune de Paris et les communards nous entendent dans notre lutte contre les nouveaux Versaillais. Eugène Pottier en hommage chantait : “Tout ça n’empêche pas, Nicolas! Qu’la Commune n’est pas morte !

On oublie souvent, mais le combat antifasciste réside aussi dans les luttes de libérations animales.

Pierre Le Bec

S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
0:00
0:00