De l’État-nation à l’Ethnie-Nation et l’État-Prison

Eugène Delacroix - La Liberté guidant le Peuple
Eugène Delacroix – La Liberté guidant le Peuple

Devant la montée du Front National, le concept de la République une et indivisible s’effondre lentement. Au revoir, l’État-nation, bienvenue dans l’ethnie-nation et plus particulièrement la nation-prison. Mais si le Front National souhaite uniquement imposer le concept de Nation, alors elle souhaite détruire l’état. La République Française, nom officiel de notre pays, n’est pas un état basé sur une quelconque idéologie. C’est un état d’histoire, et de marche vers le progrès. Le progrès, c’est d’ailleurs la notion fondamentalement opposée à ceux qui sont contre l’état-nation.

L’État-nation est un concept en Science Politique qui tend à juxtaposer l’État en tant qu’organisation politique sur la Nation. Autrement dit croire en l’état, c’est forcément croire en la nation, mais à une différence prête, qu’il ne fait pas l’apologie de la nation, mais une forme d’apologie de la République Française avec les symboles qui vont avec. Je vous vois très bien venir, la critique que mon post est une forme de nationalisme, c’est pourquoi dans mon article intitulé les communistes et la république, je racontais l’histoire historique qui lie le passé révolutionnaire au communisme. Pourtant, la nation a toujours été une crainte chez les gens de Gauche, c’est normal et c’est évident. À la différence des mouvances d’extrême droite, les personnes de gauche voient la nation en un état. Un état a une histoire, une identité, une cause, une Nation n’a rien du tout. Et pour exemple, certaines Nations amérindiennes des Etats-Unis d’Amérique n’existe que fictivement. Aussi pour comprendre le sens réelle des combats que les communistes, les anarchistes et autres mouvements révolutionnaires, il est important de reprendre le concept de l’état-nation en tant qu’histoire révolutionnaire. C’est un héritage que nous devons modifier pour arriver à notre quête mais que nous devons défendre.

Mais le concept de la prison dans les valeurs de l’extrême droite est omniprésent. Tout d’abord sur le plan de la politique migratoire, que ce soit l’immigration ou la migration, elle préconise la fermeture des frontières au nom du concept de priorité nationale, c’est-à-dire la nation d’abord. Ainsi pour permettre ce fait, elle met en avant une idée de fermetures des frontières comme il en existe entre les frontières de la Turquie et l’Union Européenne. Or le concept de la prison est de priver la liberté d’aller et venir, c’est à dire se déplacer d’un point A à un point B. Pour autant, si le concept est élaborer souvent mince, il reste que l’idée est de privée les libertés élémentaires des personnes au sein d’un territoire déterminé. Ainsi, en ajoutant le degré répressif et autoritaire, elle évite ainsi que de cet endroit nul personne ne sorte, ni ne rentre. D’autant plus, que leur vision est entièrement contraire au droit international. L’extrême droite a toujours remis en cause les principes fondamentaux de l’humanité au cours de l’histoire.

Le repli sur soi que j’avais constaté, dans l’article la théorie de l’ermite, où je faisais une allusion à l’ermite, non dans le but de donner le symbole de l’ermite, mais dans donner l’exemple. Le fait de considérer un territoire comme hermétique induit automatiquement une vision très sensible des relations entre les êtres humains. En effet, sur le plan de la conception de l’état, c’est l’ethnie qui s’impose sur la nation. La communauté est orientée autours du fait d’appartenir à une ethnie. C’est pour cela, que les mouvements identitaires sont dans une logique de régionalisation du pays, pour ensuite aller vers les départements et toujours plus bas. L’éthnie-nation conduit implicitement à une explosion de l’état-nation, puisque chaque région veut avoir une autonomie particulière avec des règles propres. Cette forme de fédéralisme permet ainsi de mettre en contradiction et en concurrence les différents “territoires” entre eux. Mais cela peut aussi aboutir au féodalisme, c’est-à-dire à l’apparition de conflit armé au sein d’un état d’une ethnie contre une autre, comme il existe le cas dans l’Ex-Yougoslavi.

L’ethnie-nation est aussi une volonté d’en finir avec le peuple. En effet, il convient d’affirmer qu’un peuple, qu’elle que soit sa forme, est l’union d’un ensemble d’ethnies différentes. Or en cassant cette union sacrée, par l’application d’une stratégie de division, elle agit à détruire l’état. Ainsi, l’ethnie-nation comme le voit l’extrême droite est un état en décomposition. Par conséquent, il est important d’établir le lien entre les théories de l’extrême droite, il est nécessaire de rappeler que si les régions ont chacune leur histoire, elles font l’histoire de la République Française, c’est pour cela que notre République est uni et indivisible, et n’est pas comme peuvent l’admettre certains un agglomérat des différents territoires dans le but de former un état.

Il est important pour tous les citoyens vivant le sol français de se rendre de ces changements, car il en va de l’avenir du pays dans lequel il réside, mais aussi de son propre avenir. En effet, le souhait de changer le concept d’un état, c’est vouloir directement la destruction d’un état. L’état-prison et l’ethnie-nation sont les règles de base du fascisme.

PLB

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