Pourquoi Syriza doit gagner les élections européennes et législatives ?

as-i-walked-to-the-square-syriza-posters-were-everywhereLa tempête politique commence à s’abattre en Grèce, les marchés financiers ont peur du résultat des élections qui vont venir. L’extrême gauche à travers le Syriza et KKE en étant en opposition avec la politique actuelle du PASOK-ND-LOAOS mettent en danger ceux qui prônent l’austérité en Europe. Ce n’est pas pour rien si le Premier ministre désigné par la finance Antonio Samaras souligne : « le jour où la courbe du chômage s’inverse, les partis antisystème tels Syriza ou l’Aube Dorée [NDLR ultra-système] perdront le terreau sur lequel il prospère ». La peur de voir le changement est réelle. Pourtant, c’est bien la collaboration de la grande coalition qui a plongé la Grèce dans les méandres de la crise. L’Austérité a prolongé la crise.

Venizelos, vice-président du PASOK annonce que : « Athènes peut faire face à ses obligations ». Mais à quel prix ? En baissant de 38 %, le niveau de vie des Grecs, en y installant un taux de chômage de 60% de la jeunesse. Mais l’austérité entraine l’austérité et la récession. La croissance actuelle est une fausse croissance, c’est une croissance financière.

C’est encore l’Impérialisme Allemand d’Angela Merkel qui fait pression sur la Grèce sur ses élections souveraines.

Dans ces cas-là pour virer la bourgeoisie grecque qui s’est solidement enrichie avec l’aide de la Chancelière Allemande, la seule solution, c’est que les citoyens comprennent ceux qui ont trahi leur compatriote, ceux qui ont préféré leur pays au tout-puissant capitaliste et jeter à la rue les plus pauvres. Il faut les condamner lourdement ou bien, c’est la rue qui jugera la politique de l’austérité, mais adviendra ce qui se passera dans ce cas-là.

Le PASOK de Papandréou est comme tous les partis du PSE, ils sont de drauche mais là c’est l’ultradrauche, ils ont d’ailleurs fricoté ouvertement avec l’extrême droite du LAOS. Il faut que les Grecs sanctionnent les sociaux-traitres, Madame Merkel et le parti voisin de l’Aube Dorée.

La Grèce doit souffler et s’ouvrir sur un nouveau projet politique, il passe par l’abandon du capitalisme et la solidarité des citoyens entre eux.

PLB

Combattons le PS comme nous avons combattu l’UMP

sarko-hollande-sarkozy-hollande-sarko_933729Cela devient de plus en plus récurant et consternant, les citoyens pensent encore que le Parti Socialiste est de gauche sur l’échiquier politique.  C’est vrai que le nom est trompeur, le mot « socialiste » est bien une référence de gauche, je le conçois. Pourtant entre le nom qu’il porte et les actes réalisés, c’est le jour et la nuit. Le mot « socialiste » est dénaturé de son contexte. Le Parti Socialiste est bien un parti de droite, je le conçois, je le dis et je l’affirme encore une fois de plus. La politique du Parti Socialiste est ratée, toute fois, c’est une très bonne politique pour ceux qui votent à droite : ANI, CICE, loi FIORASO, etc. Toutefois, il y a eu la « loi Taubira » sur le mariage pour tous, qui est le seul élément positif depuis le début du quinquennat.

Faut que j’admette que ce n’est pas nouveau  que je m’en prenne autant au Parti Socialiste, j’ai l’occasion d’écrire : « Le PS est-il encore de Gauche? » () :

Le libéralisme de « gauche », ces dernières années s’est accentué sur des valeurs très particulières. Papandréou, Barroso, Zapatéro, Schröder, etc. , sont considérés comme des socialistes et des hommes de gauche. Une gauche basée sur un socle en béton armé des idéologies et des dogmes de droite et d’extrême-droite. Le social-néolibéralisme est en marche, pour une politique de droite, des valeurs de droite, un concept de droite, mais une étiquette de gauche.

J’ai pu écouter comme tout le monde les vœux du Président de la République. Mais je trouve cela consternant, nous allons droit dans le mur, il n’y a pas de mesure de gauche, uniquement les remèdes de droite à travers la rigueur, l’austérité, etc.  La politique que nous avons subie, continuera un peu plus chaque jour fait gonfler l’extrême droite. À titre personnel, je n’ai plus rien à attendre du Parti Socialiste, des élus socialistes qu’ils soient députés, sénateurs, conseillers régionaux ou généraux ou conseillers municipaux. Je pense qu’il faut être franc à ceux qui me lisent, je combattrais le PS et sa politique comme lorsque j’ai combattu la politique de Nicolas Sarkozy. Il y a peut-être quelques bons élus au Parti Socialiste, mais je pense que s’ils sont de gauche, ils doivent rendre leur carte et aller au Front de Gauche.  Libre à ceux de croire qu’Hollande pourra changer quelque chose.

On pourra dire que je suis un gauchiste après avoir lu « le Cri du Peuple », mais non, je vous rassure que non, je ne suis pas malade. Je suis juste droit dans mes bottes. Il en faut dans ce monde de politique où certains ne marchent pas droit et n’ont pas vraiment une vision bornée de leurs idées (sans être sectaire). Il est essentiel d’ouvrir le débat, pour que le Front de Gauche puisse se renforcer de la désillusion du Parti Socialiste afin de rassembler les déçus de gauche qui souhaite une vraie gauche pour une vrai alternative et une politique anticapitaliste.

Pour pallier à cela, à cette mascarade d’un « socialisme » qui a le gout de la droite patronale, il faut se retourner dernière notre drapeau rouge ou noir. « La commune n’est pas morte » écrivait Eugène Pottier est mis en musique sur l’air de T’en fais pas Nicolas de Victor Parizot, le « Socialisme n’est pas mort » pourrait-on dire pour se rappeler qu’il y a bien eu des expériences qui ont fonctionné et mis en avant que le Capitalisme n’est le saint-système, mais plutôt l’origine de tous les problèmes.

Lorsque les zapatistes se soulèvent pour faire face au néolibéralisme, ils mettent en avant un système alternatif proche de l’autogestion et de l’auto-organisation sans passer par le pouvoir de l’état à travers un ensemble de Commune, ils nous ont dits le 21 décembre 2012 à travers une grande manifestation que le néolibéralisme annonçait la fin d’un monde et que la construction est ailleurs.

En partant de ces deux faits-là, la Gauche et l’Extrême Gauche doivent lutter contre le Capitalisme pour en sortir et appliquer un programme que les classes populaires et moyennes adhèreront de manière nette. Avancer avec une vision à long terme. La révolution ne se fera pas en un jour, j’en suis persuadé.

Je pense que l’on ne peut faire de compromis avec ceux qui cassent les luttes ouvrières et les classes populaires et moyennes. Je pense qu’il faut que chacun insiste pour dire haut et fort, le PS est un parti de droite.

PLB