Derrière Bernard Cazeneuve, l’autoritarisme

Bernard Cazeneuve a été nommé à Matignon par le président de la République, suite à la démission de Manuel Valls pour se présenter à la primaire du Parti « socialiste ». Il s’agit de la deuxième fois qu’un ministre de l’Intérieur devient premier ministre, sous l’investiture Hollande.

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Le méga-fichier (TES) répond aux exigences sécuritaires

mega-fichier-de-surveillanceLe FNAEG a été créé en 1998 concernant les auteurs d’agression et de crime à caractère sexuel. Depuis, il n’a cessé de croitre, au point que les empruntes ADN de chaque suspect sont au côté des pires criminels. Dans ce cadre spécifique, le gouvernement a mis en place un méga-fichier : le TES (Titres électroniques sécurisés).

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Les manifestations nassées, une idée réactionnaire

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Une nasse près de l’Assemblée Nationale. Pierre Le Bec – Révolution Et Libertés ©

Le gouvernement s’illustre selon le discours officiel pour empêcher tous débordements au sein des manifestations. Il applique un système de filtrage important permettant l’arrestation de personnes considérées comme susceptible de participer à des débordements.

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Mariano Rajoy adapte le visage de Franco façon moderne

mariano-rajoyLe Partido Popular (PP) a été construit en 1989 par Manuel Fraga lors de la fusion de l’Alianza Popular avec des petits partis. Ce dernier a été construit à la mort du Général Franco lors de la transition démocratie par un de ses proches : le roi Juan Carlos 1er.

Le PP a toujours essayé de laver son image dont il était le descendant, c’est-à-dire le franquisme et l’héritage de la dictature, sauf certaines exceptions.
Mariano Rajoy lors de sa prise du pouvoir en tant que chef du gouvernement espagnol, à déclarer à la foule : « Nous sommes revenus, cela va changer maintenant ». Nous le comprenons mieux maintenant. Les lois franquistes sont remises les unes après les autres au nom des décisions prises par la Troïka (FMI, BCE, CE)

Que ce soit sur le droit du travail, la sécurité sociale, l’enseignement public et supérieur tout y passe, mais cela va soit à la casse soit aux mains du privé. Austérité oblige.

La quasi-suppression de l’avortement du corpus législatif est une nouvelle atteinte aux droits des femmes d’être maître de leur corps. Cela a fait polémique au sein de l’Union Européenne, la femme a perdu ce droit. Mais l’extrême droite européenne surtout masculiniste et patriarcale a soutenu ce texte comme « un droit à la vie ». La marche arrière de l’Espagne est très forte, mais elle a l’image de son gouvernement vivant dans une autre époque historique et non de son peuple.

Le texte « sécurité citoyenne » a été adopté lors d’une session ordinaire du Conseil des Ministres, le 22 novembre dernier.

Elle n’est ni plus ni moins que le début de la liberté d’expression et le droit de manifester. Les réactions face à ces lois liberticides ne sont jamais trop tard. Alors qu’en France, les quenelleurs se battent pour le droit d’injurier, de diffamer, de faire l’apologie du crime contre l’Humanité, les Espagnoles eux se battent uniquement pour le droit de manifester et de pouvoir critiquer le gouvernement selon bon leur semble. Les amendes prévues de 100 à 600 000 euros peuvent tomber en Espagne avec des peines de prison à cet effet.

La citoyenneté espagnole est mise à mal, afin que de rendre le plus grand des services à la bourgeoisie (Il faut appeler un chat : un chat) puisque l’austérité n’est ni plus ni moins que de prendre l’argent aux classes populaires pour entretenir la peau graisseuse de la bourgeoisie.

« Voici le temps venu des délivrances » disait Alan Stivell dans le morceau « la délivrance ». Je crois que le peuple Espagnol a hâte de s’émanciper des chaînes que l’extrême droite, pour retrouver un plus l’être humain.

Dans ce cadre-là, faisons jouer notre internationalisme en faisant tomber le rideau qui nous sépare des camarades espagnoles. Disons-le clairement, le gouvernement de Mariano Rajoy se comporte tout bon gouvernement dans un dictature. Une dictature démocratique est en cours de création avec le soutien de José Manuel Durão Barroso, de Martin Schulz et de Mario Draghi.

Ce n’est pas pour rien que l’Espagne subit des émeutes ces derniers-jours, le peuple est à bout de souffle, il se réveille brutalement.

Dans les Raisins de la Colère, il est dit : « Nous savons ça. Ce n’est pas nous, c’est la banque. Une banque n’est pas comme un homme. Pas plus qu’un propriétaire de 50 000 arpents, ce n’est pas un homme non plus. C’est ça le monstre. ». Le monstre aujourd’hui, c’est l’austérité, celui qui permet de la prolifération de l’extrême droite et le renforcement des régimes autoritaires.

Ainsi, il est bon de manifester notre soutien quelle que soit sa forme au peuple espagnol, on se souvient de la lutte des Républicains en 1936, elle est également la nôtre.

PLB

Combattons le PS comme nous avons combattu l’UMP

sarko-hollande-sarkozy-hollande-sarko_933729Cela devient de plus en plus récurant et consternant, les citoyens pensent encore que le Parti Socialiste est de gauche sur l’échiquier politique.  C’est vrai que le nom est trompeur, le mot « socialiste » est bien une référence de gauche, je le conçois. Pourtant entre le nom qu’il porte et les actes réalisés, c’est le jour et la nuit. Le mot « socialiste » est dénaturé de son contexte. Le Parti Socialiste est bien un parti de droite, je le conçois, je le dis et je l’affirme encore une fois de plus. La politique du Parti Socialiste est ratée, toute fois, c’est une très bonne politique pour ceux qui votent à droite : ANI, CICE, loi FIORASO, etc. Toutefois, il y a eu la « loi Taubira » sur le mariage pour tous, qui est le seul élément positif depuis le début du quinquennat.

Faut que j’admette que ce n’est pas nouveau  que je m’en prenne autant au Parti Socialiste, j’ai l’occasion d’écrire : « Le PS est-il encore de Gauche? » () :

Le libéralisme de « gauche », ces dernières années s’est accentué sur des valeurs très particulières. Papandréou, Barroso, Zapatéro, Schröder, etc. , sont considérés comme des socialistes et des hommes de gauche. Une gauche basée sur un socle en béton armé des idéologies et des dogmes de droite et d’extrême-droite. Le social-néolibéralisme est en marche, pour une politique de droite, des valeurs de droite, un concept de droite, mais une étiquette de gauche.

J’ai pu écouter comme tout le monde les vœux du Président de la République. Mais je trouve cela consternant, nous allons droit dans le mur, il n’y a pas de mesure de gauche, uniquement les remèdes de droite à travers la rigueur, l’austérité, etc.  La politique que nous avons subie, continuera un peu plus chaque jour fait gonfler l’extrême droite. À titre personnel, je n’ai plus rien à attendre du Parti Socialiste, des élus socialistes qu’ils soient députés, sénateurs, conseillers régionaux ou généraux ou conseillers municipaux. Je pense qu’il faut être franc à ceux qui me lisent, je combattrais le PS et sa politique comme lorsque j’ai combattu la politique de Nicolas Sarkozy. Il y a peut-être quelques bons élus au Parti Socialiste, mais je pense que s’ils sont de gauche, ils doivent rendre leur carte et aller au Front de Gauche.  Libre à ceux de croire qu’Hollande pourra changer quelque chose.

On pourra dire que je suis un gauchiste après avoir lu « le Cri du Peuple », mais non, je vous rassure que non, je ne suis pas malade. Je suis juste droit dans mes bottes. Il en faut dans ce monde de politique où certains ne marchent pas droit et n’ont pas vraiment une vision bornée de leurs idées (sans être sectaire). Il est essentiel d’ouvrir le débat, pour que le Front de Gauche puisse se renforcer de la désillusion du Parti Socialiste afin de rassembler les déçus de gauche qui souhaite une vraie gauche pour une vrai alternative et une politique anticapitaliste.

Pour pallier à cela, à cette mascarade d’un « socialisme » qui a le gout de la droite patronale, il faut se retourner dernière notre drapeau rouge ou noir. « La commune n’est pas morte » écrivait Eugène Pottier est mis en musique sur l’air de T’en fais pas Nicolas de Victor Parizot, le « Socialisme n’est pas mort » pourrait-on dire pour se rappeler qu’il y a bien eu des expériences qui ont fonctionné et mis en avant que le Capitalisme n’est le saint-système, mais plutôt l’origine de tous les problèmes.

Lorsque les zapatistes se soulèvent pour faire face au néolibéralisme, ils mettent en avant un système alternatif proche de l’autogestion et de l’auto-organisation sans passer par le pouvoir de l’état à travers un ensemble de Commune, ils nous ont dits le 21 décembre 2012 à travers une grande manifestation que le néolibéralisme annonçait la fin d’un monde et que la construction est ailleurs.

En partant de ces deux faits-là, la Gauche et l’Extrême Gauche doivent lutter contre le Capitalisme pour en sortir et appliquer un programme que les classes populaires et moyennes adhèreront de manière nette. Avancer avec une vision à long terme. La révolution ne se fera pas en un jour, j’en suis persuadé.

Je pense que l’on ne peut faire de compromis avec ceux qui cassent les luttes ouvrières et les classes populaires et moyennes. Je pense qu’il faut que chacun insiste pour dire haut et fort, le PS est un parti de droite.

PLB