À quoi joue la direction de la SNCF ?

À quoi joue la direction de la SNCF ? Oui, vous savez cette direction qui commence à s’en prendre directement aux grévistes. Ces derniers jours, nous avons eu une grève d’utilité publique, mais l’utilité privée des actionnaires de la SNCF n’a pas du tout apprécié cela. En deçà, de cette volonté de trouver le bouc-émissaire parfait à la mauvaise gestion d’une direction et des lois adoptées par des parlementaires. J’allais dire que les personnes qui participent à cette incapacité grandiose de mettre le pays au pied du mur sont des incapables.

Les voyageurs vont payer toujours chère, le capital avide des actionnaires. Il ne suffit pas de faire porter des gilets rouges pour remarquer que la ligne rouge est déjà dépassée, alors rouge ou pas rouge, cela ne suffira plus à calmer les voyageurs. La SNCF aura du mal à se justifier lorsqu’il s’agira d’augmenter les prix, oui, vous savez, qui dit libéralisation du train, dit augmentation des prix, l’actionnaire mérite bien quelques efforts des plus modestes. Mais bon, je suppose que les anti-grévistes ont des réserves et qu’ils sont prêts à se préparer à payer plus chère. 

Le mécontentement des personnes est contrôlé et géré. Le communiqué envoyé par vidéo montre bien cette solidarité avec Bruxelles et une grande partie de l’Assemblée Nationale. Comme ils disent « y’en a marre », mais le ras-le-bol ne vient pas en direction des cheminots défendant leur entreprise, les usagers, mais de ceux qui les prennent en étau tous les jours, c’est-à-dire la direction de la SNCF. En effet, les usagers pensent que l’entreprise est français-français, dans le même stade que l’apogée du Front Populaire, soit en 1938. Aujourd’hui, elle est en ruine préférant investir dans les marchés étrangers comme en Grande-Bretagne et refusant de mettre à disposition un service de meilleure qualité en France.

La dette de la SNCF explose, elle est voulue et maitrisée. Le dogme ultralibéral impose une création d’une dette ou d’un déficit afin d’en libérer un certain marché d’état, pour le plus grand malheur des voyageurs, mais là ce n’est pas leur problème. Ce qui importe, c’est de laisser le marché se réguler, et les actionnaires empochés leurs dividendes. D’ailleurs savez-vous qu’une grève chez nos camarades cheminots américains a été stoppée par Barak Obama ?

La création des trois entités ferroviaires : SNCF réseau, SNCF infra et DCF et RFF, ne choquera personne, encore une entité de plus. La dette de la SNCF ne masquera pas les profits de ses actionnaires.

Le PCF dans un communiqué de presse a déclaré qu’en « rejetant la responsabilité des perturbations sur les cheminots, qui n’ont fait qu’exercer le droit de grève que leur garantit la Constitution, la direction de la SNCF cherche à se donner bonne conscience. Le conflit n’aurait-il pas été évitable si elle avait accepté d’écouter les revendications et les propositions portées par les syndicats ? ».

Dans un commentaire, que je me suis permis de poster dans la vidéo, j’expliquais le cas de Saint-Lazare. Et pour cause, le bouc-émissaire est très fort, mais il ne cachera pas que depuis l’après-guerre la gare de Saint-Lazare est identique, hormis la création d’un centre commercial. La facilité l’emporte, certains voyageurs seront pris au dépourvu et penseront que les résultats sont le fait des cheminots oubliant par ainsi l’existence propre de la direction. La direction prend les décisions, ne l’oublions pas.

C’est ainsi que la vidéo anti-grève de la SNCF touche le fonds, pour cette direction qui ne soucies plus des voyageurs. Il parait qu’une société a créé des drones anti-grève, peut-être la future mesure de la direction pour masquer son incapacité.

Et si certains pensent que je n’utilise pas les transports en commun pour aller au travail, ils se trompent, pour travailler, j’ai besoin de transport, mais de qualité pas aux mains du privé ni aux mains du grand-capital.

Une nouvelle étape franchie dans la libéralisation du système ferroviaire

Le vote à l’Assemblée Nationale témoigne de cette volonté d’un grand ensemble de parlementaires de nuire profondément aux citoyens dans le voyage quotidien à travers le démantèlement de la SNCF. Oui, le projet de loi adopté témoigne également de l’assurance de tromper les voyageurs, une réunification sous fond de démantèlement, avec trois services distincts. Les voyageurs confrontés à certains problèmes en connaitront un peu plus chaque jour, le libéralisme s’empare de la SNCF, et par consternation, le PS héritier de la SFIO tourne le dos au front populaire.

Certains usagers à bout rêvent d’une privatisation, ils n’ont pas pensé qu’ils payeront plus chère, pour un service de moins bonnes qualités où l’objectif n’est pas la qualité de service, mais la question des dividendes. Le pouvoir d’achat des classes plus faibles diminuera. La Grève était dans un intérêt public, afin de créer une seule entreprise unie et non un cartel d’EPIC pour nous faire croire que la SNCF était réunifiée. D’autant que la réforme ferroviaire de 1997 a été voulue afin de casser la SNCF.

La SNCF d’aujourd’hui se rapproche toujours un peu plus de l’état du réseau avant 1938. Alors comme nous pouvons le voir dans le schéma suivant, voici la réforme ferroviaire préparant le quatrième paquet ferroviaire de Bruxelles et mettant fin à la lutte des travailleurs de 1936.

6756182-10327363Concernant le vote, il faut l’afficher. Même avec un Eric Woerth, qui sans doute n’a jamais travaillé de sa vie, au vu de sa totale méconnaissance de la grève, mais pire cela témoigne d’une lutte de classe acharnée par l’UMP contre les travailleurs.

Il est un exemple de l’esprit de mensonge qui règne dans ce parti politique dont l’objectif est de rendre la France telle qu’elle était avant la crise de 1929. Ces députés rêvent d’une France avec des conditions de travail digne de XIXe siècle. S’ils n’ont pas voté pour la réforme cela n’empêche pas qu’ils ont participé à la campagne de calomnie contre les cheminots.

grève sncfGroupe socialiste, républicain et citoyen
Pour: 272
Contre: 4
Abstention: 2
Non-votants: 4

Groupe de l’union pour un mouvement populaire
Pour: 24
Contre: 148
Abstention: 21

Groupe de l’union des démocrates et indépendants
Pour: 25
Abstention: 2

Groupe écologiste
Pour: 17

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste
Pour: 14

Groupe de la gauche démocrate et républicaine
Pour: 2
Contre: 10
Abstention: 2

Non inscrits
Pour: 1
Contre: 6

Chômeurs, précaires, intermittents, cheminots : ça va péter !

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La culture au service de la grève des cheminots en mai 68.

La lutte sociale est intense contre le gouvernement de Manuel Valls. Enfoncé dans le pacte de responsabilité, les cadeaux au patronat s’accumulent et les privilèges suivent. De ce fait, les travailleurs doivent payer pour les avantages du patronat et renflouer la crise créée par le patronat et le capitalisme. Dans un moment de crise sociale particulière, la solidarité envers le patronat est agitée avec force, par le Parti qui se réclame du Socialisme et ses alliés sur l’aile droite.

La ratification de l’assurance-chômage, la réforme ferroviaire, etc., tant d’effort pour augmenter les dividendes des actionnaires, le salaire des patronst, mais aussi continuer dans la logique du chômage. On entend au loin, dans ces moments de grèves, des chômeurs nous dirent : « vous n’avez pas le droit faire grève, nous sommes au chômage ». C’est vrai que le chômage n’est pas drôle, c’est même épuisant, parce que le capitalisme n’a pour volonté de créer de l’emploi. Son but reste la création des dividendes, l’augmentation du taux de marge et les profits. Marx admettait que le chômage était « l’armée de réserve » du capital.

Pour les personnes qui n’ont pas d’emploi ou un emploi, le constat est le même.

Une crise pas pour tous le monde en premier lieu pour les entreprises du CAC40

On nous parle que c’est une crise profonde, que les marchés n’arrivent plus à se relever et pourtant depuis l’élection de François Hollande, le CAC40 n’a jamais été aussi haut. Il est aujourd’hui au-dessus 4 500 points. Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus évaluant la courbe sur une période de deux ans, ce n’est pas la crise pour tout le monde. En réalité, la crise économique sert uniquement la même classe alors que les classes populaires et moyennes connaissent le poids de la crise créée par la bourgeoisie.

courbe cac 40Dans le Figaro daté du 03 juin, Roux de Bézieux assure sans rire que « La baisse de la fiscalité des entreprises est une supercherie ». Si c’est une supercherie pour le MEDEF, les citoyens n’ont pas à faire d’effort pour le patronat qu’eux-mêmes ne croient pas dans les mesures néolibérales. Ils le savent très bien, ce n’est pas la production qui créent le travail, mais le carnet de commandes. Le ton moqueur trouve alors une argumentation stérile : « Elle [la baisse des cotisations sociales] va engendrer environ 20 % d’impôts sur les sociétés (IS) en plus ».

D’autant qu’il est à souligner que si le premier partenaire ultralibéral du gouvernement est le MEDEF, ce dernier ne représente une minorité des entreprises et donc une revendication minime de ces dernières. Et pour cause le MEDEF, c’est à peine 10 % des entreprises, soit presque rien.

Le MEDEF représente essentiellement les multinationales et de ce fait, lorsque nous intéressons de près aux aides versés par rapport aux résultats, il y a de quoi d’être déçu, les dividendes toujours plus grands, les licenciés toujours plus.

Scan0057Les intermittents sont pris en étau entre le patronat, le gouvernement et les syndicats jaunes

Dans ce contexte de politique à sens unique, la mobilisation sociale nécessite un soutien populaire massif. Pendant ce temps-là, le ministre de l’Emploi, François Rebsamen, a déclaré dans le rapport remis au Conseil national de l’emploi qu’il « envisage d’agréer la convention du 14 mai et les textes qui lui sont associés », écrit le gouvernement et de ce fait qu’elle « entrera en vigueur le 1er juillet pour une période de deux ans ».

Dans de telles conditions, le gouvernement perd toute crédibilité et s’enfonce dans la logique patronale. Les conséquences sont dores et déjà inévitables. Sur le plan des intermittents, un certain nombre de festivals sera annulé au détriment des citoyens. La culture n’est plus à l’ordre du jour, cela augmentera nécessairement la menace de l’extrême-droite, vu qu’elle prolifère là où la culture baisse en autre. De ce fait, le bras de fer engagé par les intermittents durera autant que c’est possible, les manifestations sont régulières et quasi quotidiennes.

Dans le même temps, la précarisation continuera et le déficit de l’UNEDIC augmentera, puisque n’en déplaisent aux réactionnaires, le trou de l’UNEDIC est créé par l’abus des CDD, c’est-à-dire du patronat. L’exception n’est plus une exception à ce jour et c’est bien cela le problème. Comme le patron considère le CDD comme la règle générale, alors le trou va se creuser … Par conséquent, c‘est au patronat de payer les abus, pas aux salariés.

La rupture du CNR voulu par l’ensemble des personnalités qui se réclament de gauche jusqu’à l’extrême droite, prolongera la crise et notamment la précarisation des travailleurs.

Les cheminots en lutte contre la privatisation et le chaos à la SNCF

La création de trois entreprises autonomes favorisa l’accès à la libéralisation prévue vers 2019. C’est dans ce cadre bien précis que les cheminots sont en grève, et cela, pour le bien des usagers. Il est nécessaire de le rappeler au vu de la propagande médiatique actuelle.

Si certaines centrales syndicales préfèrent le front ouvrier-patronat, il ne reste pas moins que la CGT et Sud prennent les devant pour un vrai service au public pour l’intérêt du voyageur et du citoyen (non du client). Le rapport de force entre les médias bourgeois, la bourgeoisie et le gouvernement face aux ouvriers est significatif de la réalité de la lutte des classes en France tout comme en Europe.

La dégradation des conditions de voyage est voulue par la SNCF afin de permettre aux citoyens non-politisés de penser que la privatisation sera mieux, alors qu’elle ne sera que la poursuite de la dégradation actuelle du réseau et des infrastructures.

Lorsque Pierre Laurent rappelle que le gouvernement ne cesse « de diviser les Français, d’opposer les cheminots aux usagers, les lycéens aux cheminots, les cheminots aux intermittents ». Il a raison, les luttes sont différentes, mais la finalité est la même. Par exemple, ces dix dernières années, l’éducation nationale a également été sacrifiée sur l’Hôtel de l’austérité.

Les soutiens aux cheminots par les utilisateurs se multiplient. Tout en rappelant que les camarades suédois sont en grève depuis deux semaines pour la nationalisation du rail. Une pétition de soutien a d’ailleurs été lancée, elle déclare que : « cette soi-disant « réforme » s’inscrit dans le cadre de la libéralisation du transport européen  et revient à soumettre les transports ferroviaires à la logique du marché alors même que l’échec de l’ouverture à la concurrence dans le fret est patent. Dans la réalité, cela risque encore d’accroître le risque de retards et d’accidents au nom de la rentabilité. »

Aussi qu’on le sache, la déposition du projet de loi n°1468 n’est pas nouvelle, elle a été enregistrée à l’Assemblée Nationale le 14 octobre 2013 sous Jean-Marc Ayrault. Toutes les informations sont présentes sur le site de l’Assemblée Nationale.

Parce que l’examen de la réforme libérale est examiné aujourd’hui, il est plus qu’utile de rappeler les actions du jour :

– Manifestation près de l’Assemblée Nationale vers 10h40
– Occupation Mairie de Lille vers 12h00
– Occupation à Montparnasse vers 13h30, suivie d’une répression

La convergence des luttes se réalise

Au final, malgré l’ensemble des tentatives de divisions de la bourgeoisie et des néolibéraux vis-à-vis des travailleurs en lutte, la convergence se fait de manière brutale et dans la douleur. Les attaques des néolibéraux renforcent la convergence.

La presse libérale face à la grève des cheminots : ça ose tout !

Quelque détour dans la presse libérale et réactionnaire concernant la grève des cheminots face à la réforme ferroviaire. En effet, depuis le milieu de la semaine, les centrales syndicales sont en grève, la presse bourgeoise trouve alors des raisons pour s’en prendre aux cheminots à travers des arguments provocateurs. Le populisme réactionnaire est le pilier du capitalisme et de l’exploitation des travailleurs.

Le Figaro au secours de la Troïka et de la Commission Européenne

lefigaro-coverLe Figaro, journaliste populiste du Milliardaire Serge Dassault, continue dans la provocation libérale et réactionnaire. Le numéro de ce week-end intitulé « SNCF : les grévistes prennent en otage le bac » montre la ligne politique du plus vieux journal français. La symbolique de l’image en dit beaucoup sur la désinformation réelle de cet article.

Quand des grévistes sont comparés à des preneurs d’otages, le malaise entre les otages retenus dans le monde et leur famille est inévitable. Les journalistes dans le monde sont retenus dans certains pays, ils seraient plus d’une trentaine. Le non-respect envers leurs collègues est le plus total. Une indignation terrible surgit alors du citoyen normalement constitué. En effet, lorsque les preneurs d’otages et les cheminots sont comparés alors il est plus qu’évident qu’entre les ravisseurs d’organisation terroriste telle que Boko Haram dans le monde sont mis à égalité avec des travailleurs défendant l’intérêt général face à l’intérêt financier. Cela en dit énormément de la manière dont le capitaliste regarde les travailleurs qui se défendent pour leur cause.

Les otages français dans le monde sont au nombre de deux, afin de mieux se rendre compte de leur calvaire, j’ai souhaité les nommer : Gilberto Rodriguez et Serge Lazarevic. Ils sont détenus depuis novembre 2011 par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). D’autant que le 19 mars 2013, AQMI affirmait avoir exécuté Philippe Verdon, âgé de 53 ans, sa mort est confirmée par le président Hollande.

Il est toujours utile de rappeler à la famille Dassault, le préambule de la IVième République : « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix ». D’autant que la décision n° 79-105 DC du 25 juillet 1979 du Conseil Constitutionnel rappelle que le droit de grève est un droit constitutionnel. Les cheminots agissent dans leur plein droit et de fait ne sont point des criminels comme le prétend le journal Le Figaro. La tentative de criminalisation du mouvement de grève organisé par la presse bourgeoise dont Le Figaro et bien d’autre appartiennent, nous rappel ce journalisme de bas côté. La défense d’un service public par la CGT-cheminot et Sud-Rail s’inscrit dans une ligne combative face à l’ensemble des mesures libérales venant de la Commission européenne. Dans le cas présent, il s’agit ni plus ni moins que de criminaliser la grève par tous les moyens à disposition sans pour autant parler du fond et de la forme. Ce journalisme de surface ne surprendra plus personne.

Il est vrai que les lycéens passent le baccalauréat la semaine en commençant par l’épreuve de Philosophie. Le Baccalauréat est une épreuve importante dans la vie et difficile, pour l’avoir raté au cours de ma vie, j’en connais le sacrifice qu’il faut donner pour avoir ce diplôme.

Maintenant, lorsqu’il y a une prise d’otages, il s’agit d’un acte souvent réfléchi à l’avance, ce qui n’est pas le cas. Le fait que la loi sur le rail est examinée Mardi et l’échéance du Baccalauréat reste un pur hasard de calendrier. En outre, que veut-on laisser aux jeunes générations ? Le figaro n’en parle pas, alors je tiens à préciser qu’il souhaite un modèle basé sur la compétitivité, la concurrence, la division, les gains pour les actionnaires et donc de la baisse de la qualité, de la sécurité, de la propreté du transport ferroviaire.

Je rappelle tout de fois une fameuse citation de Serge Dassault qui permet de mieux comprendre la position du Figaro : « À quoi ça sert un syndicat ? Ça sert à faire la grève parce qu’on fait des licenciements qui sont nécessaires pour l’entreprise ou parce que l’on veut augmenter les salaires, ce qui aussi nuit à l’entreprise. Reconnaissons qu’ils ne sont pas gentils, les syndicats ! [...] Il faut encadrer le droit de grève [...] la grève politique doit être interdite, la grève de soutien doit être interdite [...] C’est scandaleux. Quand le gouvernement veut réduire le temps de travail [sic] ou augmenter le temps pour la retraite ou les points retraite, on fait la grève mais ça rime à quoi ? On est en anarchie ! ».

Le rêve ultralibéral de Serge Dassault se concrétise par l’intermédiaire de son journal. D’ailleurs, Le Figaro en tant que journal met en avant la politique de la droite forte, tendance de l’UMP. Ainsi, le journal en question est un rideau de fumé qui cache le journal de l’UMP. Le populisme du Figaro invite le lecteur à une stratégie d’action-réaction.

Tout de même, le syndicat des cheminots de Bourg-en-Bresse a écrit un tract à ce sujet pour répondre aux attaques néolibérales :

10302365_296323883867524_5644614278073965345_nLe Monde contre le droit de grève.

Parlons également du dernier édito du journal Le Monde qui se place dans un positionnement particulièrement néolibéral. La volonté de supprimer la grève est la première demande des capitalistes, il ne s’agit d’ailleurs pas d’argumenter de manière différente, on retrouve la même trace que Le Figaro. Ces Médias se servent et manipulent les personnes qui passent le baccalauréat. À un moment donné, il faut assumer le journalisme d’opinion et de conviction face au journalisme neutre.

c3a9dit2A l’étranger, nos camarades suédois nous rappel les dangers de la libéralisation du rail.

Néanmoins, les cheminots suédois sont en grève depuis deux semaines contre l’exploitant Véolia. Le système suédois est un système semi-privatisé. Mais après les diverses mesures prises par le gouvernement suédois, dans un pays où le libéralisme est considéré comme une réussite reste un échec : 70 % des Suédois favorables au retour au monopole public.

Les cheminots en grève contre la réforme férroviaire

32966_une-greve-sncf-niceDans la presse libérale, on entend le ras-le-bol des voyageurs mis en avant par la grève qui secoue la SNCF. Certains iront même à parler de prise en otage des usagers. La Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) demande de ce fait une libéralisation du rail pour répondre aux attentes des personnes qui prennent les transports en commun. Autant dire que Bruxelles n’est plus très loin de cette prise de position. Dans le communiqué de presse on peut y lire que « La FNAUT regrette que les usagers du rail soient, une fois de plus, inutilement pénalisés par cette nouvelle grève, lancée au nom d’une conception monopolistique du service public propre au secteur ferroviaire ».

Tous ces termes favorisent la polémique sans véritablement comprendre les raisons de la grève. À un moment clef dans la négociation du quatrième paquet ferroviaire, les voyageurs sont manipulés et utilisés à des fins privés mettant en danger le bon fonctionnement de notre système ferroviaire.

La France n’est pas n’importe qu’elle pays, la SNCF est issue du front populaire. C’est une mesure qui a nationalisé l’ensemble des compagnies ferroviaire à l’époque dans le but de baisser les prix et de rendre le train accessible à tous. Pourtant, la réforme envisagée prépare l’éparpillement et l’éclatement de la SNCF. La création de trois structures autonomes : SNCF en EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) de tête et SNCF Réseau, SNCF mobilité. Le but étant de mettre fin à la mise en place de la SNCF d’un côté et RFF de l’autre.

Cette réforme décidée en 1997 amorçait la libéralisation du rail avec une tentative d’imitation du modèle anglo-saxon. Le modèle de Thatcher ou de Merkel aura des conséquences terribles comme je l’ai déjà prédit dans différents articles comme l’augmentation des prix, baisse de la sécurité, etc.

La réunification totale de la SNCF s’impose afin de faire face à la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, du problème de largeur des voies, etc. La préconisation de la dérégulation du transport des voyageurs à l’horizon 2022 est une menace pour tout le monde. Cette loi s’y prépare dans l’ombre sur fond de manipulation de masse. Les reculs des droits sociaux se font toujours dans la même optique. Le capital l’emporte toujours au détriment des voyageurs et donc des travailleurs usant les différentes lignes.

Les médias se taise, mais je laisse la parole à l’Humanité, le seul nous expliquant les enjeux de cet grève :

La grève qui a débuté hier soir est en quelque sorte de salut public. Le chemin de fer français n’est pas loin d’un point où, après les tarifs, le confort et les dessertes, c’est la sécurité des voyageurs qui est mise en cause. En opposant l’essor du fret ferroviaire au déversement des camions sur nos routes, en faisant du droit à la mobilité des citoyens une liberté à assurer, en se préoccupant de l’urgence climatique en privilégiant le transport le plus économe en émanations carbonées, les cheminots se mobilisent dans l’intérêt de la nation.

Une grève de transport n’est jamais drôle, mais il en va de la sauvegarde de l’intérêt public. Ainsi, comme hier, il va des travailleurs de s’allier avec les cheminots pour un service de qualité non privatisé à la rentabilité de l’actionnaire. Les voyageurs sont pris en otage par le chantage du grand capital, c’est à eux de ne pas se tromper d’ennemi. C’est le capital qui impose les mesures d’austérité, pas le cheminot. Les travailleurs ont intérêt à être unis contre les rapaces de la finance qui siège à la Commission européenne.

Les accidents ferroviaires en Espagne et France sont les conséquences de la libéralisation du rail

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Accident de Brétigny sur Orge

Dans un article précédent « la grève SNCF est légitime : non à la libéralisation du rail« , je disais en avertissant les personnes de la manière suivante :

Ces grèves ne sont pas des grèves visant à faire provocations au niveau des usagers, il s’agit de protéger la qualité de nos transports.

Je mettais déjà en avant un avertissement sur la qualité des transports qui riment également avec la sécurité au niveau des voyageurs, mais aussi la sécurité des infrastructures, car comme je le disais

Le libéralisme dans sa volonté de tout voir priver se moque tous simplement de cette qualité.

Ainsi en mettant en avant le rendement, les personnes sont mises de côté, cela a causé deux accidents ces derniers temps : en France à Brétigny-sur-Orge et en Espagne à côté de Saint Jacques de Compostelle.

Évidemment derrière ces accidents, il y a de nombreux morts, il y a énormément de victimes et toujours les mêmes paroles des Hommes politiques qui ont leur part de responsabilité. La responsabilité d’avoir voulu privatiser et détruire la qualité d’un service en contrepartie d’un système dangereux.

Il est naturel que les causes de la privatisation ou de la libération ne seront que peu remises en cause, mais il est important d’en parler, d’en débattre, car ce sont nos vis en jeu.

L’heure est aussi au deuil et une pensée à tous ces innocents qui ont perdu la vie tragiquement et à leurs proches qui font face au deuil de manière courageuse pour certains.

Rescue workers pull victims from a train crash near Santiago de Compostela
Accident de Saint Jacques de Compostelle

Il est tant de mettre un terme à tous cela, de demander des commissions d’enquête parlementaire tant au niveau des pays, qu’au niveau national pour connaitre le vrai état du réseau ferroviaire, et des solutions que peuvent apporter chaque état à ce problème dans le cadre de la sécurité des équipements. On ne peut plus laisser encore d’autres accidents se réaliser en si peu de temps.

En effet, les enquêtes judiciaires ne suffiront pas à clore de manière certaine ce débat, les responsables ne sont pas que les autorités gestionnaires des rails.

Le reste dépend des citoyens s’ils veulent un véritable réseau ferroviaire de qualité, ou un réseau épave pour le grand profit du libéralisme et des entreprises privés.

Focus : Humanité 25/07 « SNCF, au train où va la privatisation… »

Le journal de Jean Jaurès dénonce lui aussi la libéralisation du rail, mais d’un point de vue de la sous-traitance en cascade entraînant la concurrence avec les cheminots que je n’avais pas traité dans mes articles. Tout une série de dysfonctionnements liée à l’introduction des entreprises privées dans les chantiers ferroviaires est mise en avant ne dénonçant plus un problème éphémère, mais un problème concret et grave. Plus la libéralisation est intense, plus la sous-traitance en cascade est intense, le meilleur exemple est Colas Rail filiale au second degré de Bouygues Construction.

De plus, les syndicats SUD et CGT ont lancé les alertes sur le manque de sécurité de certaines entreprises privées depuis novembre 2011.

Résultat : le Choux Blanc est devenu carrément Rouge.

PLB

La grève SNCF est légitime : non à la libéralisation du Rail.

rid9_sncf_300Je suis un utilisateur des transports en commun, je connais les problèmes que causent les grèves, je comprends la colère. Mais une colère est-elle légitime quand des salariés défendent leur entreprise face aux lois de Bruxelles et aux lois du Capitalisme c’est-à-dire les lois des Marchés Financiers? Devons-nous être contre des travailleurs ou pour les interêts des Marchés Financiers? La grève personne n’a envie de la faire, c’est pour cela que je vais tenter de donner un point de vu sur ce qu’il se passe aujourd’hui dans le monde ferroviaire en France.

La libéralisation du rail n’est pas une mesure à prendre à la légère, c’est la mesure qui détruira ni plus ni moins les transports en commun comme nous l’avons vu sous l’époque de Thatcher à travers la grande grève des Cheminots. Les technocrates héritiers de la dame de sang se sont transformés en de véritable bourreau pour notre société.

Vous pouvez en percevoir des prémices dans la dialectiques des bandes d’annonce en gare, avant nous étions « des usagers », maintenant nous sommes « des clients ». Des clients sur une entreprise d’état?

Ces grèves ne sont pas des grèves visant à faire provocations au niveau des usagers, Il s’agit de protéger la qualité de nos transports. Nous ne sommes pas du bétail, ni des sardines à transporter, ils l’ont bien compris, mais le libéralisme dans sa volonté de tout voir priver se moque tous simplement de cette qualité.

Aujourd’hui en France, nous avons la chance d’avoir les transports publics, alors il ne s’agit pas d’une galère pour les travailleurs qui seront embêtés par les mesures prises pour protéger leur emploi, mais d’une solidarité.

En effet depuis dix ans sont mises en place des mesures, qui changeront la vie des citoyens. Les tarifs vont nécessairement augmenter ce qui va encore réduire le pouvoir d’achat et donc de plonger encore peu plus la France dans la crise du capital. Sans consommation, il n’y a pas de croissance, beaucoup de chômage entraîne nécessairement aucune croissance.

Également au niveau des dessertes si certaines personnes habitent dans des lieux actuellement peu desservis, peuvent tirer une croix sur la desserte de ces lieux, le capital a besoin de rendement.

Mais beaucoup de personnes penseront d’abord à leur nombril (en insultant de tous les noms les employés de la SNCF) puis ensuite autour d’eux, mais quand ils s’apercevront qu’ils auront vendu le fleuron de la France à quelque requin, pour des services privés.

Également la libéralisation du rail répond à une doctrine économique fasciste dont l’ordre était la suppression de l’état ferroviaire pour le plus grand bonheur des entreprises privées, car le service public sur les transports ferroviaires doit être tout simplement détruit. Cela répond Évidemment à une célèbre citation de Mussolini dont nous sommes en mesure de nous poser des questions : « Il faut en finir avec l’État ferroviaire, avec l’État postier, avec l’État assureur ».

Puis au niveau de la SNCF, il s’agit avant de protéger les acquis du Front Populaire de 1936, si certains l’ont oublié, c’est grâce à Léon Blum que nous avons pu voyager tous plus ou moins sur ces réseaux, avant cela était destiné à une certaine élite.

Adieu le Front Populaire dira Bruxelles et bientôt le parlement (Assemblé nationale et Sénat) haut et fort, en se moquant des droits acquis par les travailleurs et les citoyens, au grand bonheur des cartels financiers et banquaires. Evidemment le but de Bruxelles est d’aspirer à un libéralisme sanguinaire sans prendre besoin des demandes des états. Bruxelles est un outil financier, un outil privatisé au nom des sociétés qui font la crise financière.

Mais l’enjeu de cette grève est grand, c’est à nous de réfléchir la dessus.

PLB