Manifestation contre l’état d’urgence, le 30/01/2015 à Paris

La manifestation contre l’état d’urgence et la déchéance de nationalité s’est déroulée sous une pluie battante et dans un calme tout à fait relatif. Le cordon policier se retrouvait proportionnel à la peur qu’entraîne la contestation contre l’état d’exception.

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Quand le gouvernement affirme que 5 personnes ont été déchues de leur nationalité

Si cette information est peut-être passée dans les mailles de la presse, le ministère de l’Intérieur affirme que le Conseil d’État a déchu de la nationalité cinq personnes en application de l’article 25 du Code Civil.

Si le gouvernement de Manuel Valls s’entête à vouloir élargir le dispositif en s’inspirant directement du programme de Marine Le Pen, la loi sur la déchéance de nationalité est déjà mise en application. De quoi faire bondir ceux qui sont favorables à ces dispositions, puisqu’elles sont déjà appliquées, de manière symbolique.

Toutefois, on constate que l’article 25 du Code Civil n’a pas permis de faire reculer le terrorisme. Avant, il n’y avait pas de débats, puisque personnes ne connaissait la Loi.

La déchéance de nationalité ou l’antirépublicanisme

838422-decheancenatio3jpgL’une des mesures les plus contestées à gauche du Projet de Loi de réforme constitutionnelle proposée par Manuel Valls et François Hollande est la « déchéance de nationalité » pour les terroristes ayant plusieurs nationalités qu’il soit né ou pas en France.

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Le Conseil Constitutionnel approuve les assignations à résidence

6273836Le Conseil Constitutionnel dans sa décision n°2015-527 QPC du 22 décembre 2015 s’est prononcé sur les assignations à résidence dans le cadre de l’état d’urgence. L’article 6 de la loi 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence dans sa rédaction résultant de la loi du 20 novembre 2015 était attaqué pour inconstitutionnalité en référence aux articles 34 et 36 de la Constitution, les articles 2, 4 et 16 de la Déclaration de 1789.

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Pourquoi je n’ai pas participé pas au meeting contre la loi sur l’état d’urgence ?

Le 17 décembre 2015, se tenait un meeting contre la loi sur l’état d’urgence à la Bourse du travail à Paris. Différentes organisations ont décidé de s’unir pour cette réunion publique. Étant fortement opposé au décret puis à la loi sur l’état d’urgence, je n’ai participé pas à ce meeting.

En effet, dans un contexte de montée de l’extrême droite, il me semble que nous devons être intransigeant avec les associations, collectifs ou partis politiques qui incitent à la haine d’où qu’ils viennent et qu’elle que soit sa forme.

Être ferme avec ses valeurs signifie de refuser de discuter avec tout le monde notamment ceux qui vont à l’encontre de ces valeurs.

Les coups de matraque ou les grenades de la manifestation du  29/11/2015, les perquisitions abusives, les assignations à résidence surréaliste pour certain ne justifient en aucun cas la présence de certaines organisations. On ne combat l’obscurantisme par l’obscurantisme. Pour allumer une pièce, on ne ferme pas la porte, au contraire, on ouvre les volets.

Prenons quelques exemples qui sont inexcusables et pourrissent la vie politique à Gauche :

Quand la FUIQP (Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires) diffuse sur les réseaux sociaux, une caricature de Plantu. Cette caricature du Dessinateur du Journal Le Monde se base sur large fond antisémite. Or, l’utilisation le terme « l’humour au service des luttes » pose un problème majeur. D’une part, l’antisémitisme peut-il être considéré comme de l’humour ? D’autre part, l’antisémitisme peut-être considéré comme une lutte ? Évidemment, non. Cette caricature et son interprétation que la FUIQP a faite s’inscrivent inexorablement dans la continuité de la Dieudosphère. De plus, la mis en évidence de Carlos Latuff sur leur page facebook montre une présence profonde d’un antisémitisme pour tenter d’expliquer les phénomènes politiques. Enfin l’aboutissement de ce raisonnement se terminer par un dessin d’Alain Finkielkraut qui aboutit au négationnisme, ils n’hésitent plus à prendre La Shoah est prise en otage au nom du Colonialisme.

FUIQP 2Concernant l’image avec la photo : « les vrais criminels n’appuient pas sur la gâchette, les vrais criminels fabriquent les gâchettes » pose les bases d’un raisonnement déresponsabilisant les criminels. En effet, en allant plus loin dans ce raisonnement, les terroristes en l’occurrence du 13 novembre ont utilisé des Kalachnikov dont appuyé sur la gâchette, d’après leur propos. Aucune crédibilité à leur propos pour condamner l’industrie de l’armement.

À propos de l’UFJP, (et d’autres organisations), la position sur le BDS s’inscrit dans une nouvelle vague antisémite puisant sa source dans le conflit israélo-palestinien. Lors de l’évènement de Tel-Aviv sur Seine, un flot d’antisémitisme s’est déversé sur l’évènement. L’UJFP a d’ailleurs participé à cette campagne tout comme Ensemble, le PIR, le NPA, le PG, Solidaires, la CNT, Les Désobéissants, etc. Ces organisations sont les mêmes qui ont participé au meeting contre l’Islamophobie au côté de l’UOIF à Saint-Denis.

Enfin, l’organisation Sortir du Colonialisme, suit également ce chemin s’alliant à la campagne BDS. D’autant que le fait de refuser la position de LICRA concernant son opposition et son combat contre le boycott sur les produits israéliens.

L’élection régionales : on vote pour l’aberration

Elections-regionales-inscription-sur-les-listes-electorales-jusqu-au-30-septembre-2015_zoom_colorboxNous avons les Républicains sinon les plus bêtes, les plus idiots, du moins les plus inconscients du monde pour paraphraser Marianne. L’État de non-droit en alliance avec les mots d’ordre du terrorisme n’interpelle personne.

Être Républicain cela se base sur un ensemble de valeur, il ne suffit pas de le revendiquer pour apprécier et servir la République. Il y a un travail important. L’usurpation par le Parti de Nicolas Sarkozy n’arrange pas les choses.

Les agitations du drapeau bleu, blanc, rouge n’ont pas permis de contrer le problème très grave du terrorisme. Ce n’est pas avec le drapeau que l’on fait tomber le fléau, mais avec des idées puisque c’est une idéologie, cela nécessite des moyens et d’abandonner l’austérité. Un respect à notre Constitution et aux Traités en vigueur en matières de Droits de l’Homme parait plus qu’évident.

La Pyramide de Kelsen met la constitution au sommet en tant que Loi Suprême. Pour notre pays, nous avons exactement un Bloc Constitutionnel comprenant : la DDHC, la Préambule de 1946, la Charte de l’environnement de 2004 et les principes à valeur constitutionnelle issus de la Jurisprudence du Conseil Constitutionnel.

La loi sur l’état d’urgence est donc inférieure à la Constitution, la loi doit se conformer à la loi suprême. En refusant de saisir le Conseil Constitutionnel, les parlementaires ont admis déroger à la Constitution pour appliquer certaines mesures existant déjà dans le Code de Procédure Pénal, le Code Pénal et le Code de la Sécurité Intérieure. Ils ont même refusé de codifier leurs mesures dans le Code de la Défense à l’emplacement prévu. Cela témoigne d’un amateurisme législatif venant des législateurs.

Le gouvernement a saisi CEDH et le Conseil de l’Europe pour appliquer l’article 15 afin d’assumer que les Droits de l’Homme peuvent être dérogés dans le cadre de l’état d’urgence. Pourtant, il y a clairement un problème en terme de norme, puisque les traités internationaux (CESDH) sont infranormaux par rapport à la Constitution.

La situation n’est plus anodine, ni anecdotique. Le changement de l’ordre constitutionnel soulève certains problèmes fondamentaux notamment, la continuité constitutionnelle, principe à valeur constitutionnelle. Si la constitution n’est plus appliquée, alors techniquement, il n’y a pas plus de constitution donc plus de séparation des pouvoirs (art XVI de la DDHC). Les nouvelles lois Fondamentales qui la remplacent, concernent les mesures prises à propos de l’état d’urgence.

Dans ce cadre-là, la loi sur l’État d’Urgence soulève une question importante, notamment sur le réalisme de poster des élections sous la menace des bombes. En effet comme l’énonce, l’article 5 de la Loi n° 55-385 du 3 avril 1955, la liberté d’aller et venir est suspendu pour des raisons d’urgence et de sécurité. Les rassemblements sont visés. Le législateur a considéré qu’il y aurait une menace contre toute forme de rassemblement, mais point lors des milliers de bureaux de vote ouvert, qui reste une cible importante. Le ministère de l’intérieur ne pourra mettre des militaires, des forces de l’ordre devant chaque lieu où il y aura une urne. De plus, en terme d’images, cela pourrait être tendancieux comme la volonté d’orienter le vote des personnes souhaitant s’exprimer. L’article R49 du Code Électoral affirme que « Nulle force armée ne peut, sans son autorisation, être placée dans la salle de vote, ni aux abords de celle-ci ». Autrement dit, les millions de personnes le feront sans aucune sécurité, puisque la partie réglementaire interdit (et heureusement) les militaires et les forces de l’ordre autours des bureaux de vote. Le report de l’élection aurait été une solution simple, vu l’urgence et le contexte législatif.

La menace de l’extrême droite est agitée par de nombreux commentateurs. Et pourtant, il suffit de voir que l’alliance tacite entre la presse bourgeoise et l’extrême droite. Le Front National n’aura jamais été autant présent dans les journaux, les émissions radios, les plateaux de télévision, les matinales. Elle a permis de dérouler le tapis rouge et de diffuser les idées maurrassiennes dans notre société. De même avec les déclarations du patronat, les héritiers de Montretout peuvent se déclarer « antisystème ».

Pour toutes ces raisons, j’irai aux urnes déposer un bulletin blanc en toute conscience de ce qu’il équivaut, c’est-à-dire pas grand chose. Jusqu’à présent le droit de vote est issu une conquête social, des personnes sont tombés pour que nous pussions voter. Ils sont tombés pour que nous pussions voter dans de bonnes qualités, ce qui n’est pas le cas. Le scrutin aurait dû avoir au moment dans une période sans état d’urgence.

 NB : Je rappelle que cette année, je suis étudiant à l’Hôpital Saint-Louis. Regardez sur la carte où il se situe, cela vous permettra d’éviter des inepties concernant mes positions contre l’état d’urgence.

Manifestation contre la COP21, à République, le 29/11/2015

La manifestation du 29 Novembre 2015 contre la COP21 s’est tenue, place de la République. Elle a été interdite par les autorités dans le contexte de l’état d’urgence.

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Manifestons contre l’état d’urgence et la COP21

827178-08L’État profite de la situation de non-droit dans lequel nous sommes pour s’attaquer aux militants écologistes, anticapitalistes, altermondialistes. Tout est bon pour briser les éléments qui remettent en cause l’ordre capitaliste, c’est-à-dire l’ordre public.

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Le gouvernement a déclaré vouloir appliquer l’article 15 de la CESDH

Suspension-des-droits-de-lhommeLa République Française a déposé une demande de dérogation sur le bureau du Conseil de l’Europe visant à déroger aux principes fondamentaux de la CESDH à travers l’application de l’article 15. Cette procédure est censée prévenir les possibles recours devant la CEDH en matière de violation des droits de l’Homme dans le cadre de « la lutte contre le terrorisme ».

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L’état d’Urgence suspend nos libertés fondamentales, à la plus grande joie des libéraux

© AFP ERIC FEFERBERG
© AFP ERIC FEFERBERG

L’État d’Urgence est désormais appliqué et en vigueur dans toute la France. Les perquisitions administratives prévues par l’article 11-1 de la Loi n° 2015-1501 du 20 novembre 2015 sont instaurées sur l’ensemble du territoire sur décision préfectorale ou du premier ministre.

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