Le 1er Mai, la bourgeoisie a choisi le camp du Fascisme

Pierre Le Bec – Révolution Et Libertés ©

La journée internationale des droits des travailleurs est née dans le sang que cela soit sous les balles des forces de l’ordre ou sous les pendaisons arbitraires de la justice bourgeoise. À l’heure de la montée de l’extrême-droite, la bourgeoisie a clairement choisi son camp.

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Le patronat ira-t-il manifester ?

pierre-gattaz-afpAlors que les aides aux entreprises n’ont jamais été aussi élevées, près de 270 Mds d’euros cette année grâce au CICE et au pacte de responsabilité, le patronat a pour ferme intention de descendre dans la rue afin de manifester « sa colère » contre la politique fiscale du gouvernement.

Ces aides ne sont pas productives et ne permettent pas de relancer la machine. Ce dispositif coûte cher, il est équivalent au Budget de l’état qui est quant à lui de 278.9 Mds d’euros pour 2015. La France est le pays le plus productif à l’heure par personne, mais rien n’y fait. La Machine France s’arrête progressivement car tout est aspiré pour la finance, comme les aides aux entreprises. 1 € du CIR (Crédit d’Impôt Recherche) donné aux grandes entreprises représente 7 Cts d’investissement en recherche et développement (R&D), les 93 cts autres vont directement dans la poche des actionnaires. L’argent public est directement transformé en profit sans une utilisation fixée par le cadre légale, c’est ce que l’on appelle communément un cadeau, vu qu’il n’y a aucune contrepartie. Il s’agit de la même chose du CICE, puisque celui-ci a gonflé les profits et dans certains cas aboutit à des licenciements comme Auchan.

Ainsi, le coût du capital montre bien sa vision à détruire toute compétitivité dans les entreprises puisque il privilégie les actionnaires à l’investissement et aux travailleurs. La place des actionnaires prend une place tellement importante qu’elle en étouffe toute logique de l’entreprise. Si effectivement, la base d’une entreprise est de faire des profits, son objectif est de se développer, se rénover et d’être innovante.

Pour ma part, j’encourage le patronat à descendre dans la rue, en effet il y a une belle démonstration à faire dans ces périodes où ils licencient pour reformer l’armée de réserve du capital pour augmenter les profits et accélérer la cadence de production. Ces licenciements créent nécessairement un effet boule de neige, le secteur de l’industrie en a démontré la portée, puisque de nombreux emplois sont soutenus les uns, les autres. Mais dans une politique de « l’offre », tout est fait pour privilégier davantage le coût du capital que l’investissement, puisque dans la logique néolibérale  l’entreprise crée de l’emploi en y créant une demande. On pourrait résumer leur vision par ces mots « l’offre crée la demande ». Par cette vision obsolète de l’économie, Pierre Gattaz est dépassé dans le temps. Ainsi, le système social est vu par ces personnes comme une machine à empêcher le développement des entreprises. On est très loin de la théorie principale de l’économie libérale de « l’offre et la demande », tous les mécanismes de Pierre Gattaz empêchent la demande, et donc génère la faillite des entreprises.

Ce ne sont pas les entreprises qui sont chargées d’impôts, de taxes, etc. Si les petites entreprises peuvent le ressentir, c’est entre autre parce que tous les leviers public pour dynamiser  l’économie sont en train de sauter, mais aussi parce que la demande est très faible. Dans cette période de crise systémique, les citoyens n’ont pas confiance dans la reprise et n’y croient pas, du coup ils économisent pour prévenir l’avenir. Ce qui est économisé ne favorise pas la consommation, bien au contraire, cela la rétracte. On pourrait aussi parler de la question de la déflation, puisque ce n’est qu’une conséquence comme une autre de l’austérité. Le cheval de troie commence. Ensuite, la question de la consommation devrait porter sur des objets durables dans le cadre de la protection des ressources naturelles quitte à ce qu’ils coûtent plus cher mais durent plus longtemps, ce qui fait sur le long terme qu’ils seront moins chers.

Mais, il y a une différence d’analyse que je porte et celle du patron du MEDEF, le pauvre gagne plus que moi en une journée. Il affirmait dans le journal ultralibéral l’Opinion :  «  Ce n’est pas dans la culture des chefs d’entreprise de défiler dans la rue avec des banderoles « . Leurs habitudes sont de licencier les travailleurs et de les considérer comme des kleenex, c’est-à-dire à usage unique.

Pierre Gattaz croit que l’entreprise ne peut se passer d’un patron et que de fait, une entreprise sans patron s’arrête subitement lorsque celui-ci ira manifester avec ses amis de la finance pour plus de profit, pour plus de dividendes pour les actionnaires, pour plus de niches fiscales, des salaires toujours plus bas, des cotisations sociales toujours plus faibles, toujours moins de taxes ou d’impôts. C’est la vision d’un monde où toute une partie de la société est aspirée par le bas. Dans la logique également du patronat, il est responsable de la richesse créée au sein de son entreprise c’est-à-dire la valeur ajoutée, du coup, les usines et les entreprises devront dès lors s’arrêter puisque c’est lui qui est responsable de cela. Ainsi, Pierre Gattaz est attendu à battre le pavé de pieds fermes. Toutefois je ne m’en fais pas, sa garde personnelle sera présente armée en bouclier, protection, mais cela ne sera pas payé par les fonds du MEDEF, mais bien par les fonds de l’état. La Police est bel et bien en ce moment la milice du capital et du patronat.

Or, une entreprise ne fonctionne pas avec sa hiérarchie, mais avec ses travailleurs puisque ce sont les travailleurs qui font la richesse d’une entreprise. Lorsqu’une entreprise du BTP construit un immeuble et le vend, c’est bien le résultat de ses travailleurs, lorsqu’une du secteur automobile fabrique des voitures et les vend, c’est bien le résultat des travailleurs. Si le patronat fait des bénéfices, c’est uniquement grâce au travail et au droit de propriété qu’il a vis-à-vis des moyens de production qui peuvent être très variables.

Ainsi, j’incite Pierre Gattaz à aller dans la rue faire le clown, mais que lui et ses amis sachent que les usines risquent de s’arrêter à tout moment. Les travailleurs travaillent, le patronat récolte le fruit du travail grâce à ces titres de propriété concernant les moyens de production. Mais oui, si les entreprises peuvent se passer de leur patronat alors ce sera une bonne chose pour l’entreprise, des centaines de milliers d’euro économisés et de l’investissement concret. Le patronat n’a pas d’avenir, n’a aucune vision d’avenir, vu qu’il n’arrive pas à voir plus loin que sur trois mois. C’est joué d’avance.

Les nouvelles luttes écologistes

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La lutte de Plogoff

L’Aéroport Grand Ouest à Notre Dame Des Landes, le Barrage des Sivens, les lignes THT, etc. C’est un nouveau souffle pour les luttes anticapitalistes puisqu’elles protègent de manière frontale notre environnement. Je crois qu’il y a urgence à se mobiliser contre ces projets absurdes non seulement en termes d’économie mais aussi en termes de dette écologique. Au moment où le gouvernement comme les précédents continue la politique de « l’offre » pour produire tout et n’importe quoi, les ressources s’épuisent à un niveau très inquiétant, l’exploitation des ressources n’est plus tenable à long terme. Ce modèle de consommation n’est pas tenable, on ne peut pas produire de manière exponentielle des ressources finies. Ce n’est pas de la théorie, c’est un fait un simple, il va falloir le résoudre de manière assez urgente puisque les politiques actuelles néolibérales ne s’y intéressent pas. Cela suppose revoir l’agriculture de fond en comble, les méthodes de production, de prévoir et de planifier la transition écologique et de commencer à s’intéresser à la demande de manière urgente.

Sur le court terme, il s’agit de rayer de la carte les projets d’Aéroport à Notre Dame Des Landes (soutenu par des « ailes pour la dette »), le Barrage des Sivens, etc. En effet, ils représentent l’apologie par excellence du productivisme moderne. Ils représentent uniquement un intérêt pour les actionnaires et sont par ailleurs fondés sur l’abnégation de démocratie complète puisque les projets passent en force loin de toutes les lois existantes actuellement. Pour stopper ces projets, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises méthodes, en effet l’idée même d’opposer le militants entre eux apparait clairement une grande absurdité mais surtout fait le jeu des promoteurs des projets en cours. La lutte radicale en opposition à la lutte pacifique n’a aussi aucun sens, si on prend le sens du mot radical tel qu’il est aujourd’hui (Qui présente un caractère absolu, total ou définitif ou se dit d’un genre d’action ou de moyen très énergique, très efficace, dont on use pour combattre quelque chose d’après Larousse) et son origine ethymologique. En aucun cas, ce mot a une vision négative ou péjorative. On peut dire que les personnes pacifiques dans la lutte sont des radicaux. Mais bon, les policards et les éditocrates déforment tous les mots, c’est un peu une grande mode en ce moment, mais cette déformation ne change pas le fond de la question soulevée. Ce n’est qu’une attaque linguistique rien de plus. C’est dans l’ère du temps de vouloir s’approprier des concepts qui n’en sont pas, le gouvernement ainsi que le président de la république essaient bien de se déclarer de gauche alors qu’ils sont de droite.

Les personnes ont pris conscience que l’écologie est importante, et c’est d’ailleurs une des raisons de la présence de militants de gauche  au sein de ces luttes. Les conséquences de l’action de l’homme sur la nature deviennent de plus en plus évidentes, mais aussi parfois avec des conséquences irrémédiables. C’est bien dans ce cadre-là que nous sommes tombés dans l’anthropocène. Le réchauffement climatique n’aura pas les mêmes conséquences sur notre planète, tantôt il y aura des ouragans, des tempêtes, tantôt il y a des sécheresses incroyables. Le capitalisme nous a montré à plusieurs reprises, qu’il n’est pas capable de transformer un discours vers une politique durable et écologique, le capitalisme vert ou la croissance verte est un leurre.

Dans cette catastrophe que nous apercevons petit-à-petit, l’industrie agrochimie porte aussi en elle sa part de responsabilité. Elle est entre autre responsable d’une grande partie de l’écocide que nous subissons. De la désorganisation de la biodiversité au changement des chaines alimentaires, il y a des conséquences vraiment visibles qui ne peuvent tromper personne. Pendant que ces personnes roulent avec des tracteurs de dernière génération et qui reçoivent des aides venant de la Politique Agricole Commune, leurs champs sont devenus un vaste cimetière. Ils ont beau manifester avec cruauté pour le productivisme et la volonté de continuer leur agriculture qui pour ma part n’en est pas une, le mal est déjà fait. Il faudra des dizaines d’années pour que les champs puissent retrouver l’énergie et la vitalité qu’ils avaient avant.

Les grands projets ces dernières années sont faits dans l’optique de dynamiser les territoires. La concurrence libre et non faussée pousse nécessairement à des projets toujours plus grands, toujours plus pharaoniques, mais pour des résultats toujours plus mauvais. Dans le cadre de l’aéroport de Notre Dame Des Landes, il y a près de 190 aéroports dont la majorité sont déficitaires à cause de leur omniprésence sur le territoire.  Ces derniers représentent une certaine somme et investissement pour l’état mais représentent une grande perte. Mais les projets en doublon sont nombreux, le projet de la création d’un nouveau stade de football à Lyon dans le cadre de la coupe d’Europe pose la même problématique qu’à Nantes et Notre Dame Des Landes.

 Avec la crise se pose aussi la vitesse galopante du nombre du grignotage des parcelles agricoles. Alors que nous sommes largement autosuffisants aujourd’hui, avec l’augmentation du nombre de la population et de l’agrandissement des villes, il se pourrait que nous ne le soyons plus demain. La logique du tout profit, de la libre d’entreprendre s’oppose à des contraintes réelles. La production des ressources de manière désorganisée, archaïque, et bordélique renvoie évidemment à la question de la gestion des ressources à flux tendu où beaucoup de ressources ont dépassé leur « pic ». La réalité c’est qu’il y a de moins en moins de ressources donc la recherche de de nouveaux sites augmentera sans cesse, vu que nous ne sommes pas également dans une logique 100 % des déchets recyclables à l’infini, cela nécessite une autre vision de l’économie et par ailleurs l’abandon total du gâchis des ressources effectuées. Outre le problème de la production non-contrôlée, la question du gâchis témoigne de la surproduction.

En matière d’agriculture, nous sommes en pleine surproduction et c’est entre autre pour cela que les prix sont si bas. Le jeu de l’offre et de la demande passe entre autre par là. C’est ainsi que la logique de produire uniquement certains produits en masse conduit à un grave échec. Pour faire baisser les prix, il n’y a pas 36 solutions, il faut produire moins et créer une véritablement demande et s’adapter de manière claire à cette dernière et non produire à l’aveugle comme ce qui est fait ces dernières années.

Les jeunes se révoltent, les forces de l’ordre répriment, nous sommes dans une logique du tout répressif qui fait partie entre autre de l’aile droite du productivisme moderne. C’est d’ailleurs pour cette raison que les manifestations des travailleurs de l’agrochimie qui ont eu lieu ces derniers temps n’ont pas été réprimées et qu’ils ont pu saccager librement les villes dans lesquelles ils manifestaient. Forcément les rapports de force entre une personnes qui défendent un écosystème et ceux qu’ils sont là pour tout saccager, tout détruire, tout polluer, etc. On peut dire que ceux qui déversent leurs produits chimiques dans notre alimentation sont bloqués dans le passé. Le monde est différent, mais le second monde est la marche en avant vers la création-autodestructrice de l’Homme. Parfois le rapport de force peut être violent, c’est vrai, mais la violence est tous les jours omniprésente. Il y a une réelle lutte des classes, des luttes des idées et des aspirations de société.

Aujourd’hui on sent cette tendance graduelle monter contre ceux qui défendent une autre vision de la société d’en finir de manière stricte avec le capitalisme. Cela sera de plus en plus féroce et au fur à mesure cela augmentera. Pour une écologie réelle, il faut sortir des vieux productivistes.

C’est l’insurrection qui vient

tumblr_lpmfdgsgpt1qazn0eo1_500La question de la violence secoue les réseaux à gauche, il faut dire que les attaques en ce moment de  l’UMP, du PS et du FN sont de plus en plus présentes. La démocratie va mal. Nous assistons à la défense du capitalisme par les capitalistes eux-mêmes. Les responsables des partis capitalistes sont choqués de voir cette révolte, choqués de voir que l’ordre capitaliste est perturbé, mais pas pour les émeutes de la manif pour tous aux invalides. Pour autant sur le projet de Barrage de Sivens, la question même de la démocratie et sa volonté de l’imposer par la force répond à une logique autoritaire. Il faut dire que ce grand barrage profitera uniquement à 40 usines agricoles qui sont affiliés à la FNSEA pour produire du Maïs (très gourmands en eau). Une aussi grande destruction pour un petit nombre sur les fonds de la collectivité, cela s’appelle un projet non d’utilité public mais d’utilité privé. Partant de ce contexte, il est évident que la violence ne vient pas de ceux qui se défendent par leurs propres moyens mais de ceux qui pillent l’argent public pour une minorité. Dans ce contexte-là, la violence capitaliste crée nécessairement une réponse adaptée.

Toutefois, les indignations sont à géométrie variable, mais pour ces multimillionnaires et autres bourgeois en tout genre, l’ordre public c’est l’ordre naturel ou bourgeois du capitalisme et de l’exploitation des plus démunis. Lorsqu’on sort des barrières pour demander un renouvellement profond, ils nous disent que nous sommes fous, mais ce sont ces gens-là qui sont complétement déconnectés de la réalité. On redécouvre l’extrême-gauche qu’on avait perdue, c’est un renouvellement de la pensée révolutionnaire. La bourgeoisie a peur, et tant mieux. On entend leur volonté de dissoudre les groupes radicaux ou/et extrémistes (une grande confusion entre les deux), en étant incapables de donner des noms. C’est une preuve de leur incompétence, mais surtout une grande démonstration du populisme de la bourgeoisie.

Pendant ce temps-là, les méthodes d’organisation au sein du prolétariat ont évolué depuis et se sont adaptées, il serait important de se mettre à jour. L’autodéfense populaire doit être mise en avant, puisque les forces de l’ordre ne protège plus nos intérêts mais ceux de l’exploiteur. Notre sécurité et celle de nos camarades est nécessaire.

Il y a quelques semaines de cela, j’ai alerté sur la volonté de la droite dure et l’extrême droite de vouloir déposer une proposition de loi visant à dissoudre les groupes antifascistes en élargissant les conditions sur la dissolution. Ils veulent ni plus ni moins rassurer leur électorat en lui montrant qu’ils agissent dans son intérêt. Mais cela à quel prix? Au prix de dériver toujours un peu plus vers l’autoritarisme et le fascisme. Ceux qui défendent le patronat essaient de modifier le rapport de force, mais il y a l’incendie à la maison et ils ne savent l’éteindre, ils font tout pour l’alimenter. C’est la panique à bord chez les capitalistes.

Il parait nécessaire de rappeler que l’on peut dissoudre un groupe à travers la loi, mais on ne peut pas dissoudre une idéologie politique. Il faut dire que « la ligue communiste » a été dissoute deux fois, mais elle est toujours restée debout en changeant de nom. Une sacrée démonstration.

Aussi, les bureaucrates essaient de faire croire que le calme retombera après la dissolution des groupes. La lutte des classes est une réalité que ne peut nier la bourgeoisie, si le rapport de force lui est extrêmement favorable, un changement majeur est en train de s’opérer. L’austérité consiste à piller les classes populaires pour les redistribuer vers les actionnaires. Le prolétariat a donc vraiment pris conscience de ce qu’il est et du contexte dans lequel il vit. La conscience de classe est une des premières étapes dans le processus révolutionnaire celle-ci implique nécessairement un début de retournement du rapport de force donc une augmentation de la répression contre le mouvement créé à l’occasion.

Les luttes écologistes sont les nouvelles luttes anticapitalistes. Le capitalisme a su évoluer et se montrer de plus en plus violent pour défendre un monde de productivistes et particulièrement pollueur. La colère des manifestants est justifiée, elle s’exprime comme elle peut. Je crois surtout ce qui importe dans nos luttes, ce n’est pas la méthode mais c’est le résultat.

Lorsqu’un camarade tombe sous un tir de Flash-Ball, une grenade ou autre, nous le prenons différemment. Face aux mutilations que fait subir le corps répressif sur nos chairs, alors effectivement il y a une réponse exponentielle face aux attaques bourgeoises. Pourquoi ? Il faudra demander à ceux qui tuent des personnes et tirent des flash-ball de manière volontaire en plein visage comme à Nantes samedi.

Dans le même temps comme j’ai pris l’habitude de lire les commentaires au-dessous des articles, j’en ai posté un de façon la plus ironique qu’il soit, mais cela ne plait pas vraiment à la frange réactionnaire de la société :

Le con du jour
Le con du jour sur le Huffington Post

Mais, on voit aussi, des petits-bourgeois essayer de comparer la gauche radicale au djihadisme, pendant ce temps-là, le PKK et le YPG luttent contre Daech à Kobané. Au cas où les gens de son idéologie ne l’auraient pas compris, il s’agit de révolutionnaires et de progressistes. Quant à l’obscurantisme, il faut le rappeler, il n’a pas de religion. Il fleurte sur une théorie répandue au sein de l’extrême droite radicale : l’islamogauchisme. Ce sont d’ailleurs les islamistes et les intégristes catholiques qui se sont unis pour défendre « la théorie du genre » de Farida Belghoul. Les notions sont utilisées aussi à géométrie variable. Quoi qu’il en soit, cela témoigne d’un manque de culture politique assez impressionnant. Finalement, je prends ce commentaire comme un compliment, car il reste à la hauteur, en matière d’argumentation, des capitalistes et de la petite-bourgeoisie pour contrecarrer mon point de vue.

Toutefois pour me faire l’avocat du diable, je rappelle que beaucoup de personnes issues du lumpenprolétariat sont facilement manipulables et choisissent souvent  leur exploiteur comme défenseur et se mettre ainsi à la droite du patronat. Pour les cagoulés, il affirme vouloir les abattre, ça tombe bien « la cagoule » était un groupuscule d’extrême droite pendant l’entre deux guerre défenseur du patronat et il était soutenu par le patronat. Bon, on appelait pas ses membres « les cagoulés », mais « les cagoulards ». C’est un peu du pareil au même. Ce que nous assistons c’est la lutte des classes comme elle devrait être c’est-à-dire dans la violence. Est-ce qu’il faut exterminer tous le prolétariat ? C’est bel et bien la position du MEDEF. Au final quel paradoxe, que de tristesse de voir des personnes appeler au meurtre uniquement pour sauver les intérêts du grand patronat.

Mais comme on le sait, leur revendication sur les cagoules témoigne aussi d’une prise de position encore une fois à géométrie variable, c’est souvent le cas chez les personnes qui protègent et défendent l’autoritarisme et la répression policière. Ainsi, je ne pense pas que Jack pensait s’attaquer à la Brigade Anti-Criminalité de Nantes, largement connu pour sa violence et les mutilations qu’elle génère.

10730828_358904270942818_6236145636722080988_nEt pour cause, ces « cagoulés » font très bien leur travail, protégé par le ministère de l’intérieur et payé à travers nos impôts directs et indirects. Ils sont là pour réprimer toute forme de contestation de la manière la plus sauvage qu’il soit. On peut dire que la bourgeoisie a sa milice et elle est soutenue par la quasi-totalité de nos responsables politiques. La peur doit changer de camp, le prolétariat est en mesure de prendre sa vie en main pour chasser ces bourgeois et les juger comme il se doit. Les « casseurs » comme les médias les appellent sont souvent des policiers déguisés, l’objectif est pourtant simple : le sabotage du mouvement et de l’élan révolutionnaire.

Le climat insurrectionnel est omniprésent, bien sûr cela peut paraitre parfois impressionnant. Les gens se posent des questions sur ce qu’il se passe. Il y a de l’incompréhension chez beaucoup de personnes. L’objectif parait simple : le renversement de la bourgeoisie. Cela ne se fera pas par les urnes, la révolution citoyenne est très loin dans l’époque que nous vivons.

Pierre Gattaz : Je hais les travailleurs, je les hais !

Beurre-argent--du-beurre-MedefAlors qu’il n’y a pas de demande dans le pays, le pouvoir des ménages ne cesse de baisser, le Medef s’attache à une nouvelle attaque, les licenciements sans motif. Toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus de haine contre les travailleurs, une nouvelle polémique parait-il, en fait non, c’est la suite de l’escalade de la politique de l’offre et du saccage de toutes les formes de demande, en matière de politique, en s’acharnant sur le modèle néoclassique, il propose toujours plus le servage, quand est-ce qu’il demandera le retour des enfants dans les mines et le retour au travail comme on le faisait en 1850. La crise structurelle dure depuis 30 ans, le patronat et les néolibéraux sont atteints de la maladie d’Alzheimer, il existe des centres avec des équipes tout à fait spécialisées et professionnelles pour s’occuper de leur cas. Encore faut-il pouvoir permettre aux personnes de se former avec un diplôme reconnu et payé à sa juste valeur ce qui n’est pas vraiment le cas aujourd’hui. Or, le travail est vécu comme un coût, une charge, par les néoclassiques. Il faut donc abolir le travail pour avec finir de tous ces coûts imaginaires.

Supprimer le motif d’un licenciement permet entre autre de renouveler régulièrement les personnes au sein d’une entreprise générant une instabilité sur le monde de travail ainsi qu’une perte de temps dans la formation du travail. Les entreprises en France ne peuvent investir, car les travailleurs font tout pour faire des économies en épargnant ou plaçant leurs économies sur différents livrets. Ils ont raison, quels travailleurs auraient confiance dans ce modèle, ils ne vivraient pas forcément sur la recherche à tous prix pour des économies. Ainsi, c’est une attaque encore une fois de plus contre la demande, ce qui signifiera que la demande baissera, et les carnets de commande baisseront avec.

La politique du patronat, de l’UMP ou de Merkel est portée vers l’exportation sans se soucier du commerce intérieur qui permet entre autre de baisser les importations. La balance commerciale devient alors dans le vert petit à petit. Pierre Gattaz, fils à papa, n’a aucune envie de relancer l’économie même localement, ce qui lui incombe c’est l’intérêt des actionnaires, l’augmentation des dividendes et de son salaire. Aussi, je rappelle qu’à vouloir une croissance illimitée avec des ressources bornées, nous allons droit vers une catastrophe.

Il convient évidemment de taxer les dividendes comme n’importe quel revenu plus haut et plus fort afin de les diminuer et qu’ils se transforment en investissement réel. Les spéculateurs ont peur de cette décision, s’ils ne sont pas d’accord, c’est simple qu’ils partent, on n’a pas besoin d’eux, même je devrais dire, on sera mieux sans eux.

Baisser les droits des salariés permet d’augmenter les profits, le chômage, la précarité et le renforcement dans l’accaparement des richesses produites par le travailleur. Ils sont ni plus ni moins que les nouveaux défenseurs de l’esclavage moderne. Le XXIème est le siècle des profits gigantesques et celui de la précarité à outrance. Derrière chaque profit se cache une volonté de réduire à néant le salarié, car l’avidité de l’actionnaire est d’avoir des dividendes toujours plus grands. C’est la grenouille qui voulait manger le bœuf, vous savez comment termine l’histoire ? La Grenouille explose, il en va de même du capitalisme. La spéculation qu’ils essayent de cacher commence clairement à voir leur appétit.

Pierre Gattaz croit qu’il s’agit d’un jeu, mais chaque attaque qu’il fait contre le monde du travail, confirme ma position et celle de mes camarades. Ce gigolo d’ultra-droite libérale, que je pourrais parfois affirmer de radicale nous assène sans cesse que l’entreprise n’est « ni de droite, ni de gauche », mais demande uniquement des mesures de droite. Le patronat a toujours été à droite et ce n’est pas une nouvelle. Dans l’entre deux guerres, le patronat a soutenu financièrement les pires ligues nationalistes, Fascistes dont « la Cagoule » sous le Front Populaire. Il faut se débarrasser de ces beaux parleurs, qui n’ont pas pour vocation de dynamiser l’économie, mais d’enrichir la minorité à laquelle ils appartiennent. Prenez un bon coup de balai et nettoyez tous ces insolents, puis les jetee dans une sac plastique bien attaché direction le container. Puis ensuite, dynamitez l’économie. Le patronat fera quoi ? Rien. Puis dans le pire des cas, le renouveau d’Action Directe se chargera du patronat.

Ils mettent de l’huile sur le feu

 ffs__000461900_1542_13122011Les politiciens et certains haut-fonctionnaires ou syndicalistes productivistes et poujadistes ne comprennent décidément pas la situation qui se déroule devant nos yeux. La bourgeoisie se défend de manière organisée sur les violences tout en utilisant un arsenal sémantique péjoratif pour décrire la révolte qui se produit. Les bavures policières sont à l’origine de nombreux mouvements de contestation nationale et internationale, tout comme la répression policière. Au lieu d’essayer d’étouffer le mouvement en sortant la tête par le haut, en annulant complètement le projet du barrage, la « ligne jusqu’auboutiste » fait partie du cœur même du néolibéralisme. D’ailleurs le néolibéralisme a horreur de la démocratie, c’est peut-être pour cela que le patron de la FNSEA rêve de voir une société contractuelle où toute forme de décision crée un contrat entre les personnes. La démocratie c’est la discussion sérieuse entre les personnes et une discussion à sens unique. La démocratie de la FNSEA ne sent pas vraiment bon, on pourrait y entendre par moment le bruit des bottes, comme celles des gendarmes mobiles qui sont sur le terrain.

La FNSEA qui brûlait la MSA et l’Hôtel des impôts à Morlaix (sans pour autant en avoir remboursé 1 centime à l’état) ose parler de « djihadiste vert », encore faut-il qu’il sache à quoi correspond un djihadiste et la notion originelle du djihad. La FNSEA se comporte tantôt comme des casseurs mais à la grande différence au profit du grand capital, avec une étiquette de rebelle et tantôt luttant contre les violences. Le cul entre deux chaises, mais le cul bien assis sur le capitalisme, puisque dans les deux cas, c’est bien ce qu’ils défendent. Mais au-delà de ces propos, la FNSEA doit admettre qu’elle fait partie intégrante du projet du barrage, puisqu’elle siège à l’Agence de l’Eau avec la Coordination Rurale (proche du Front National). Autant dire qu’elle trouve son intérêt de critiquer de manière totalement absurde les actions des militants opposés aux barrages de Sivens. Quitte à être ridicule, à faire du populisme, il reste que le visage de la FNSEA est celui de la violence sans volonté d’atteindre une certaine forme de paix. L’étude indépendante a montré que ce projet était également une aberration, c’est pour cela que ce projet est inscrit à la longue série des GP2I. Au moment, où l’état est censé faire des économies, il est toujours étonnant de voir le nombre de projets inutiles qui se concrétisent un peu chaque jour pour les intérêts de la finance et donc des actionnaires, qui contribue à un véritable gaspillage d’argent public.

Ils mettent de l’huile sur le feu, pour ma part je trouve cela très bien, puisque les conséquences sont ni plus ni moins les conséquences de leurs actes. Il y a désormais un incendie qui grandit un peu partout en France. Sur la question de la violence, les journaux et les magazines regardent uniquement celle des manifestants soutenant ainsi la vision autoritaire et répressive des forces de l’ordre. Ils peuvent empêcher les personnes de prononcer de manière claire leur opinion dans la rue, mais ne pourront empêcher ce vaste mouvement qui ont démarré lors des évènements des Notre Dame Des Landes. Le sujet totalement ignoré provient des violences policières, la gauche se doit d’entrer dans le jeu et aussi de faire sauter les tabous autours des méthodes révolutionnaires, face à la violence policière on ne peut rester neutre et laisser faire une telle situation.

Les manifestations spontanées sont aussi le résultat d’un ensemble de facteurs, elles ne viennent jamais de nulle part. Il y a une cause et une raison, cela ne tombe jamais du ciel. Entends-tu l’insurrection qui vient ? Entends-tu cette esprit de révolte ? L’embrasement est proche, la bourgeoisie a peur et elle se défend par l’intermédiaire des forces de l’ordre. La bourgeoisie est choquée de cette violence, mais n’est pas choquée par sa propre violence, un regard à sens unique montrant bien la volonté d’en découdre. Je crois que le moment est bienvenu, le capitalisme doit mourir et il faut l’aider. On peut dire que les versaillais se remettent en avant avec leurs fortes odeurs pour la propriété privée, la pollution et la répression. Combien faudra-t-il de morts pour que les personnes se réveillent un matin et prennent conscience que leur monde est celui qui profite à une petite minorité. Peut-être que les méthodes utilisées choquent la pensée de certains, mais je crois qu’elles sont nécessaires malgré ce qu’elles subissent de la presse bourgeoise et versaillaise. Le choc est une bonne chose, cela montre en soi qu’il y a le feu à la maison. Vous savez, il faut deux minutes pour agir alors que pour éteindre un feu dans un appartement après, c’est trop tard, l’appartement s’embrase. Peut-être que l’état a de très bons moyens pour éteindre les flammes, mais ce n’est pas en jetant de l’huile sur le feu qu’on l’éteint, au contraire on l’alimente encore plus. La position de Bernard Cazeneuve et de Manuel Valls en soutenant l’action des forces de l’ordre est d’une insolence incroyable.

Combien de morts faudra-t-il pour abattre le capitalisme et son monde ? Une question qui restera sans réponse, mais il est certain que la bourgeoisie continuera de défendre ses actions même les plus violentes.

La mort de Rémi Fraisse : entre dégoût et révolte

remi-fresseLa répression policière et militaire sur la zone suit une logique crescendo, le rapport de force est passé effectivement par là. Les agriculteurs de la FDSEA (grand exploitant agricole) en seront d’ailleurs les seuls bénéficiaires, ainsi c’est l’agriculture intensive qui permet une telle répression, mais il y a un mort. Rémi Fraisse est mort sous les grenades explosives.

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La VIème République doit arriver et vite !

6emeJe constate que la démocratie parlementaire française est en ruine. Les dits « républicains » sacrifient toujours un peu plus la Vème République devant l’Hôtel de la Finance. La République Française se rapproche toujours un peu plus de l’idéologie utilisée par le régime vichyste sous la Seconde Guerre Mondiale. L’état dans lequel nous sommes n’aspire qu’à une chose : rendre heureuse la finance.

Je sais que mes propos feront sauter plus d’une personne de leur siège ou qu’ils se diront que je suis pathétique. Et pourtant ces gens de drauche et droite ont oublié la définition de l’état au sens large. Un état comporte un peuple, un territoire et un pouvoir politique. Cette dernière a été réduite uniquement au pouvoir politique et au territoire. Il est malheureux de constater qu’en temps de crise, le peuple est radié de l’état et par extension de la République par les libéraux.

Au XXIème siècle, alors que nous sommes en crise depuis 1973, les libéraux de tout bord sont désormais près à tout et quelque soit le sacrifice humain pour satisfaire les intérêts de la finance comme on peut le constater en Grèce mais ce n’est qu’un début.

Au rythme de la progression de cette dernière, je suis certains qu’ils retireront Victor Schœlcher du Panthéon et que son œuvre au sein de la législation française sera abrogée. Il n’y a plus de limites actuelles pour les bénéfices des capitalistes et donc la main d’œuvre sera amenée tôt ou tard à l’esclavage réel pour garantir une croissance continue et cela sera bien pire encore.

La démocratie est un obstacle pour eux, je le conçois bien, c’est pour cela que JP Morgan l’a souligné dans un rapport en 2013. Par conséquent la démocratie est une arme importante que nous possédons entre nos mains.

Il est important de sortir dans un premier temps de la logique présidentialiste de notre République. Le Président de la République ne doit en aucun cas se voir attribué tous les pouvoirs. Le Président de la République doit avoir une fonction bien distincte de celle du Premier Ministre. C’est un élément essentiel. En ce moment, c’est cette organisation politique qui tue et assassine notre pays petit à petit et laisse le champ libre aux ennemis de la démocratie.

Ensuite, la Drauche et la droite sont responsables de leur bipartisme, et de la gangrène qui s’y crée. D’autant qu’il n’y a que peu de différences entre la Drauche et la droite, les personnes votent pour les mêmes politiques tous les 5 ans. Ils ont l’impression d’un changement, mais c’est bel et bien un mirage.

La politique professionnelle a exclu volontairement le peuple de toutes les instances décisionnaires, c’est-à-dire du pouvoir exécutif. Certes, il y a aujourd’hui 601 132 élus au sein de l’Hexagone. Mais dans tous les cas, ce ne sont pas les élections qui font la démocratie. Le peuple doit pouvoir prendre part aux débats législatifs et de l’exécutif au niveau national ou au niveau local, et que ces élus puissent avoir des mandats impératifs et révocables, c’est le minimum que la démocratie demande.

Les dits même « Républicains » ne peuvent désormais plus parler, puisque les seules qui ont encore l’amour pour la République sont à gauche et à l’extrême gauche. Je défends ces valeurs, mais à une condition que la société évolue vers une Sixième République.

Dans ces moments de souffrance générale, la volonté des libéraux continue d’exaspérer tout le monde, le fait de revenir au XIX n’est pas un progrès, c’est la paupérisation et l’aggravation de la crise du Capitalisme. La priorité est donc de protéger le citoyen face à la finance et face au libéralisme. La Réponse est dans la Constitution, puisqu’elle protège mieux le peuple que ses représentants qui sont à l’Assemblée Nationale ou Sénat. La Loi Constitutionnelle doit pouvoir mettre l’Homme au dessus de tout système financier et donc de mettre à mal le libéralisme.

La démocratie dont je suis partisan doit être la plus directe possible, en incorporant le plus possible le peuple. La VIème République doit arriver et vite dans ce processus démocratique!

PLB

Combattons le PS comme nous avons combattu l’UMP

sarko-hollande-sarkozy-hollande-sarko_933729Cela devient de plus en plus récurant et consternant, les citoyens pensent encore que le Parti Socialiste est de gauche sur l’échiquier politique.  C’est vrai que le nom est trompeur, le mot « socialiste » est bien une référence de gauche, je le conçois. Pourtant entre le nom qu’il porte et les actes réalisés, c’est le jour et la nuit. Le mot « socialiste » est dénaturé de son contexte. Le Parti Socialiste est bien un parti de droite, je le conçois, je le dis et je l’affirme encore une fois de plus. La politique du Parti Socialiste est ratée, toute fois, c’est une très bonne politique pour ceux qui votent à droite : ANI, CICE, loi FIORASO, etc. Toutefois, il y a eu la « loi Taubira » sur le mariage pour tous, qui est le seul élément positif depuis le début du quinquennat.

Faut que j’admette que ce n’est pas nouveau  que je m’en prenne autant au Parti Socialiste, j’ai l’occasion d’écrire : « Le PS est-il encore de Gauche? » () :

Le libéralisme de « gauche », ces dernières années s’est accentué sur des valeurs très particulières. Papandréou, Barroso, Zapatéro, Schröder, etc. , sont considérés comme des socialistes et des hommes de gauche. Une gauche basée sur un socle en béton armé des idéologies et des dogmes de droite et d’extrême-droite. Le social-néolibéralisme est en marche, pour une politique de droite, des valeurs de droite, un concept de droite, mais une étiquette de gauche.

J’ai pu écouter comme tout le monde les vœux du Président de la République. Mais je trouve cela consternant, nous allons droit dans le mur, il n’y a pas de mesure de gauche, uniquement les remèdes de droite à travers la rigueur, l’austérité, etc.  La politique que nous avons subie, continuera un peu plus chaque jour fait gonfler l’extrême droite. À titre personnel, je n’ai plus rien à attendre du Parti Socialiste, des élus socialistes qu’ils soient députés, sénateurs, conseillers régionaux ou généraux ou conseillers municipaux. Je pense qu’il faut être franc à ceux qui me lisent, je combattrais le PS et sa politique comme lorsque j’ai combattu la politique de Nicolas Sarkozy. Il y a peut-être quelques bons élus au Parti Socialiste, mais je pense que s’ils sont de gauche, ils doivent rendre leur carte et aller au Front de Gauche.  Libre à ceux de croire qu’Hollande pourra changer quelque chose.

On pourra dire que je suis un gauchiste après avoir lu « le Cri du Peuple », mais non, je vous rassure que non, je ne suis pas malade. Je suis juste droit dans mes bottes. Il en faut dans ce monde de politique où certains ne marchent pas droit et n’ont pas vraiment une vision bornée de leurs idées (sans être sectaire). Il est essentiel d’ouvrir le débat, pour que le Front de Gauche puisse se renforcer de la désillusion du Parti Socialiste afin de rassembler les déçus de gauche qui souhaite une vraie gauche pour une vrai alternative et une politique anticapitaliste.

Pour pallier à cela, à cette mascarade d’un « socialisme » qui a le gout de la droite patronale, il faut se retourner dernière notre drapeau rouge ou noir. « La commune n’est pas morte » écrivait Eugène Pottier est mis en musique sur l’air de T’en fais pas Nicolas de Victor Parizot, le « Socialisme n’est pas mort » pourrait-on dire pour se rappeler qu’il y a bien eu des expériences qui ont fonctionné et mis en avant que le Capitalisme n’est le saint-système, mais plutôt l’origine de tous les problèmes.

Lorsque les zapatistes se soulèvent pour faire face au néolibéralisme, ils mettent en avant un système alternatif proche de l’autogestion et de l’auto-organisation sans passer par le pouvoir de l’état à travers un ensemble de Commune, ils nous ont dits le 21 décembre 2012 à travers une grande manifestation que le néolibéralisme annonçait la fin d’un monde et que la construction est ailleurs.

En partant de ces deux faits-là, la Gauche et l’Extrême Gauche doivent lutter contre le Capitalisme pour en sortir et appliquer un programme que les classes populaires et moyennes adhèreront de manière nette. Avancer avec une vision à long terme. La révolution ne se fera pas en un jour, j’en suis persuadé.

Je pense que l’on ne peut faire de compromis avec ceux qui cassent les luttes ouvrières et les classes populaires et moyennes. Je pense qu’il faut que chacun insiste pour dire haut et fort, le PS est un parti de droite.

PLB

Tant qu’il y aura le capitalisme, il y aura le chômage.

cartoon-chomage-2On nous parle sans cesse du chômage dans les médias bourgeois qui aurait pour cause le coût du travail et autre raison libérale. Pourtant, c’est bien le capitalisme qui créé le chômage et qui se sert du chômage pour exploiter les autres à travers un chantage bien rôdé ayant des conséquences directes sur les conditions de travail et sur les rémunérations liées au travail.

Le capitalisme pour continuer son œuvre a besoin de créer un chômage de masse, car il est de l’intérêt des actionnaires d’être sous perfusion des dividendes. C’est le coût du capital qui crée le chômage, qui crée les licenciements boursiers en considérant les travailleurs comme de simple marchandise. C’est pour cela que nous parlons de marché du travail.

C’est aussi la technique pour les libéraux de toutes mouvances d’entreprendre la destruction du Code du travail au nom « de la flexibilité » (ou de la précarisation) du travail afin d’augmenter la concurrence au sein de l’Union Européenne. Mais il est oublié que le dumping social utilisé par le contre-modèle Allemand nuit gravement à la santé économique des états qui y sont limitrophes.

Aussi les différentes mesures nécessitant la destruction du code du travail ont pour but le relancement d’une croissance quasi-nul à bout de souffle, les efforts très importants sont presque invisibles.

Le chômage obtient des chiffres records lors des crises systémiques. La crise commencée en 2007 a permis une augmentation de multiplier le chômage dès la crise des subprimes. Autrement dit, ce ne sont pas des crises financières qui retirent le travail des personnes, mais bien la finance.

Or, on pourrait constater que le parti d’opposition, même s’il est sur une politique aussi dévastatrice, a totalement échoué entre 2007 et 2012. Face à cet échec, il propose après une baisse de 135 Mds d’euros du PIB pour la croissance, après avoir fait des cadeaux financiers évalués à 100 Mds. L’hypocrisie bourgeoise pro-chômage fonctionne tous les jours. Autrement, on ne peut se fier même à un libéralisme de combat, car les résultats seront les mêmes voir pire.

Et pour cause, dans le libéralisme, la règle de base est que les investissements se font à travers des voies bancaires, c’est-à-dire des multitudes d’emprunts. Or, en période de crise et d’instabilité boursière, des banques d’affaires qui font partie des banques universelles, le risque est plus important, alors la mise sur les emprunts se fait de plus en plus difficile. Le lien de connivence entre la stabilité des petites et moyennes entreprises de la bourse des grandes entreprises est essentiel.

Lorsque le chômage suit à peu près la courbe de la bourse. Sauf depuis un an, la courbe du CAC40 est en hausse en, moyenne de 1300 points, c’est-à-dire que pour les grandes entreprises, la crise financière et systémique est bel et bien finie. Mais face à cette augmentation de la bourse, le chômage n’est plus modifié. Ce qui s’explique par le refus des capitalistes de résoudre la crise et de relancer la machine économique.

Ainsi, puisque la crise financière est en voie d’être finie que la crise du chômage ne cesse de se creuser et de faire des dégâts alors on peut en conclure, qu’il y a un détournement des fonds liés à l’investissement allant directement dans les dividendes des actionnaires. Les marges ont ainsi augmenté, c’est pour cela que les 500 plus grandes fortunes de France ont progressé de 25% en moyenne.

Le problème de notre pays, n’est pas le côut du travail ou autre, comme nous le souligne régulièrement l’ensemble des mouvements libéraux, plus on diminuera « ce pseudo-coût », plus le chômage augmentera.

Nous sommes ainsi dans l’artifice d’une courbe de chômage qui ne cessera d’augmenter, puisque ceux qui la font augmenter se remplissent les poches. Comme on pourrait dire, le chômage des uns fait le bonheur des autres.

Le problème du chômage est un problème systémique. Sa résolution est alors systémique. Résoudre un problème capitaliste par une solution capitaliste, c’est ni plus ni moins que tourner autours du pot sans prendre en compte, le vrai problème. La non-redistribution des richesses créées par les travailleurs est au final la clef de voute du chômage. Tant qu’il y aura le capitalisme, il y aura du chômage.

PLB