L’ère Biden commencera sous haute sécurité

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Rarement, dans l’Histoire récente d’un pays, une élection avait été le théâtre d’une opposition autant qu’entre deux mondes et deux aspirations différentes de l’Amérique. L’élection de Joe Biden ouvre la voie au progrès, à l’intelligence et à la raison. Cependant, les électeurs déçus de l’élection présidentielle sont prêts à tout pour conserver le pouvoir. Le passage du pouvoir d’un Républicain à un Démocrate se réalise dans un contexte d’une société survoltée où tout semble possible.

L’Histoire des Etats-Unis d’Amérique s’écrit en ce moment sous nos yeux. L’ère néo-keynésienne s’inscrit dans un processus où le capitalisme a besoin d’être encadré pour être sauvé de la faillite et de sa ruine. L’ère de Joe Biden s’avère être une bouée de secours d’un capitalisme courant à sa perte, mais aussi d’un système qui marche sur la dette et n’est pas guère soutenable dans le temps depuis les années 1980, il y a guère de politique augmentant concrètement la productivité et la compétitivité des entreprises dans le cadre du jeu terrible qui se délivrent les pays au sein d’une mondialisation de plus en plus agressive et sauvage.

La hausse des déficits a servi uniquement à la réduction des impôts sur les plus fortunés. Ou, il a toujours été affiché que ces derniers ne sont pas en mesure de générer des investissements afin de peser sur l’économie. Au contraire, ces mesures ont un impact négatif sur l’économie puisque la somme d’argent sert à des intérêts spéculatifs afin de rapporter des sommes toujours plus importantes. Autant dire que les plus aisés dans une bulle où la notion de l’argent ne semble pas être la même que celle des classes populaires et moyennes. L’endettement des Etats-Unis d’Amérique ainsi que les shut down à répétition provoquent une certaine amertume chez les électeurs ayant des connaissances culturelles et économiques. Il ne s’agit pas de se morfondre dans une sorte de marasme, mais d’affronter tel qu ‘

Le “capitalisme sauvage” n’est plus en mesure d’être appliqué dans le sens où les “libertés économiques” ont provoqué l’effondrement économique de la première puissance du monde. Donald Trump s’est le défenseur des thèses de Murray Rothbard et de Friedrich Hayek. Les ennemis de l’État notamment dans son rôle de régulateur du capitalisme viennent de se prendre une défaite cuisante où les défenseurs du capitalisme le savent très bien, un capitalisme débridé n’est guère soutenable dans le temps. Pire, il est incapable de se relever dans le temps sans le fiscalisme keynésien.

La division que “la limace orange” aura engendré nécessaire de mettre en place une prévention de nature importante vis-à-vis du futur président des Etats-Unis à savoir Joe Biden. Les fanatiques et partisans de Donald Trump ont une prédisposition à générer le chaos, mais aussi à croire aux différentes “fake-news” du président sortant ou de n’importe quelle personnalité tant qu’il y a une assise d’autoritaire sur les différents faits mis en avant.

Il existe une forme très revencharde et populiste de l’extrême-droite vis-à-vis de Joe Biden. Les menaces de mort s’inscrivent dans une grande tradition où le néoconservatisme est vu comme une valeur comme une autre. Dans les faits, ce courant aspire à briser tous les outils démocratiques ou à détourner le sens primaire de ces outils en particulier.

La société du spectacle de Guy Debord commence à prendre tout son sens. Le clown qui tenait la Maison Blanche depuis ses coups de chant a perdu les élections. Pour ses électeurs, il s’agit d’une douche froide. Dans le même temps, l’ère Trump ne bénéficiait pas du “vote populaire”, mais du vote des “grands électeurs”. Dans ce cadre, il y avait un certain manque de légitimité dans ses différentes mesures. L’épiphénomène que représente le Trumpisme aura tout de même mis en place des politiques dangereuses pour le Trésor américain avec une dette colossale qu’il faudra naturellement rembourser par tous les moyens envisageables. À l’heure d’aujourd’hui, l’Amérique est à terre.

La Maison-Blanche ressemble étrangement à Fort-Knox. Il s’agit du camp militaire dans le Kentucky où se rouvre la réserve d’or fédérale des Etats-Unis d’Amérique. Dans ce contexte, l’Amérique vit des heures très complexes comme “L’agent orange” souffle sur les braises avant d’y mettre de l’eau. On ne sait pas trop jusqu’où peuvent les adorateurs de l’ère Trump. En effet, il leur a été promis des “contre-vérités”. Quoi qu’il en soit, le terrorisme ultraconservateur aura une armada prête à défendre Joe Biden par tous les moyens.