Croire en l’écologie pour faire la révolution.

Le débat actuel au sein de notre société portant sur l’écologie apparaît comme primordial pour l’avenir de la biodiversité à savoir la faune et la flore, mais aussi pour la survie de l’Humanité. De ce fait, le changement de paradigme notamment vis-à-vis du capitalisme néolibéral intervient dans le cadre du réchauffement climatique. Ainsi, le croisement entre le socialisme à tendance libéral et l’écologisme apparaît comme la dernière roue de secours face au mastodonte de la dérégulation du climat.

Depuis des dizaines d’années, nous nous rapprochons progressivement des limites de l’extraction des ressources naturelles. Cela se traduit par l’augmentation du nombre de Peaks. Ainsi, la productivité a atteint son maximum. Nous entrons progressivement dans une période de déclin qui se déroulera sur des dizaines d’années. Le capitalisme vit clairement au-dessus de ses propres moyens pour être soutenable dans le temps.

Toutefois, les différentes industries à travers la recherche et le développement innove pour relancer leur activité en chercher des alternatives pour continuer l’exploitation des ressources naturelles, mais à travers des technologies toujours plus complexes et coûteuses. Ainsi, pour faire face au Peak Oil, les entreprises d’hydrocarbure investissent dans le gazs et le pétrole de Schiste afin de satisfaire une demande toujours plus croissante. Dans les pays en voie de développement, les classes moyennes émergent devenant une source motrice pour l’économie de leur pays. À première vue, les nouvelles sources d’hydrocarbure apportent dans leur sillage un progrès important pour l’ensemble de l’Humanité. Au deuxième regard, l’impact écologique conduit à la destruction progressive de la faune et de la flore ; sur le plan économique des entreprises d’hydrocarbure, les puits ne sont pas soutenables sur le long terme dans la mesure où chaque compagnie pour garantir les bénéfices est obligée d’investir des sommes considérables de façon régulière. Régulièrement, certains puits ne permettent pas de compenser l’investissement. De ce fait, l’Or de Schiste pose une question de soutenabilité dans le temps, elle est basée sur la financiarisation et l’emprunt sur les différents marchés. Le progrès que j’évoquais plus haut laisse entrevoir une bulle spéculative avec tous les risques qu’elle comporte. De nombreuses filiales de grandes entreprises risquent à terme de stopper cette activité afin d’éviter une faillite. Or, la faillite d’une grande entreprise d’hydrocarbure ne serait pas sans secousse pour les emplois liés à la sous-traitance et les emplois indirects. Dans le même temps, les différents marchés sont interconnectés les uns aux autres. Ainsi, cela génère des perturbations et des turbulences sur les marchés financiers. L’ouverture à une crise financière se profile pour les prochaines années. De ce fait, il est fort probable qu’une crise liée au Gaz et au Pétrole de Schiste éclatera entre 2015 et 2025.

Dans le même temps, on constate que la croissance des états stagne voir poursuit une baisse tendancielle depuis une trentaine d’années. En effet, lorsque les ressources diminuent ou manquent pour certaines industries, l’augmentation de la productivité devient dès lors impossible. De ce fait, nous allons vers un système de croissance quasiment nul à marche forcée. Il risque de se créer une fracture sociale importante entre les classes laborieuses et la bourgeoisie si nous ne préparons pas rapidement une transition écologique de façon rapide et dont les effets se feront sentir sur une longue période. Ainsi, les efforts mis en avant pour tenter d’augmenter la productivité et la compétitivité des pays dans le cadre d’une concurrence toujours plus accrue à l’intérieur comme à l’extérieur des pays se retrouveront confrontés au fait que les ressources étant bornées, baissent mécaniquement d’une année sur l’autre. De ce fait, nous allons vers une crise écologique majeure où l’anthropocène prendra ses lettres d’or. La croissance de la richesse se retrouvera confrontée face à son propre paradoxe : celui de développer une économie accentuant l’effet de serre afin de rendre soutenable le modèle économique actuel, mais renforçant et accélérant les catastrophes naturelles. Les responsables politiques ont une lourde responsabilité, tout comme les dirigeants au sein des conseils d’administration des grandes entreprises, dans les différentes associations patronales ou encore dans l’ensemble des mouvements libéraux de toutes obédiences. Depuis le début de la crise de 1973 à travers le choc pétrolier, le néolibéralisme a été porté comme le modèle permettant de résoudre l’ensemble des différents problèmes à travers la responsabilité individuelle. Près de quarante ans plus tard si la richesse a effectivement augmenté dans de nombreux pays, elle a augmenté plus lentement que sous le keynésianisme. Il s’agit d’un signe avant-coureur pour l’ensemble des pays développés, mais aussi sous-développés.

Le prix des matières premières devenant dl ne sera pas surprenant de voir des factures de plus en plus salées dans les prochaines décennies. Dans le même temps, e plus en plus rare va augmenter. Il s’agit d’une inflation par l’offre. Dans la doxa dominante, de nombreux partis politiques n’ont pas adopté l’écologie comme élément moteur de leur programme. Cette thématique a été reléguée en deuxième voir troisième plan. L’une des priorités reste l’augmentation du pouvoir d’achat notamment à travers la baisse des cotisations sociales, des impôts sur le revenu et des différentes taxes. Dans les faits, il s’agit entre autres de comprimer les salaires afin d’augmenter les différentes marges pour les entreprises. Ainsi si sur le plan économique, le pouvoir d’achat augmente de façon marginale, le salaire lui ne fait que suivre l’inflation. Il s’agit d’une ruse mise en avant par les démagogues et les populistes de tout bord. Le salaire peut se traduire par le temps que le travailleur donne à l’entreprise. Le salaire ne tombe pas du ciel, il est le fruit d’un travail important avec parfois des horaires très flexibles. De plus, on peut dire que le salaire n’est qu’une forme très éloignée de la transformation des ressources primaires. Le comprennent-ils ? J’en doute profondément. Or, si les ressources diminuent drastiquement dans les prochaines décennies, le nombre de salariés risque de baisser renforçant un chômage structurel. Dans le même temps, l’inflation naturelle hors des politiques monétaires des banques centrales de chaque état risque de faire baisser le pouvoir d’achat et le salaire réel. La crise écologique frappera à la porte de chaque Etat tôt ou tard. En effet, l’augmentation du prix des ressources primaires, augmentera nécessairement le produit fini vendu.

Ensuite, la monopolisation des ressources stratégiques tend à démontrer le capitalisme comme une forme d’impérialisme pour reprendre Lénine. Par exemple, l’industrie nucléaire civile ou militaire prend une tournure géopolitique. En effet, les guerres en Afrique pour que les entreprises françaises maintiennent l’extraction de l’Uranium n’en finissent plus. Les crises et les tensions politiques au sein de ces pays se basent régulièrement sur une argumentation officielle basée mettant en avant un certain humanisme et une volonté d’installer une certaine stabilité économique. Pourtant, les vraies causes restent l’extraction de l’Uranium afin de faire tourner les centrales nucléaires françaises. Sous ce néo-colonialisme, se pose aussi la question de la dépendance énergétique de la France vis-à-vis des autres pays afin d’avoir le combustible nécessaire à faire fonctionner les centrales nucléaires, mais aussi de produire une électricité à bas coût. Pourtant, les centrales sont vieillissantes et leur entretien nécessite des sommes astronomiques afin de prolonger leur durée de vie. Il ne sera pas surprenant de voir des factures de plus en plus salées dans les prochaines décennies. Dans le même temps, la quantité d’uranium est bornée ce qui induira une hausse mécanique du prix de l’uranium. Concernant la technologie nucléaire bien qu’elle soit maîtrisée dans le cadre de la fission, le risque zéro d’une réaction en chaîne n’est pas à prendre à la légère comme les trois accidents majeurs de l’Histoire moderne : Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima.

En outre l’apport technologique entraîne inévitablement une suppression des emplois physiques. Il s’agit de la création destructrice de Schumpeter. La logique de rentabilité nécessite de baisser la masse salariale par tous les moyens afin d’augmenter les bénéfices de l’entreprise. Dans le fond, il s’agit de l’essence même du capitalisme. Toutefois, dans la théorie de Schumpeter, certains emplois sont créés pour s’adapter avec son époque. Dès lors, le marché s’autorégule avec la création de nouveaux chômeurs, mais aussi de nouvelles personnes employées. La technologie est en relation avec l’extraction des matières premières, mais aussi le chômage. De ce fait, plus la technologie permet d’extraire une grande quantité de ressources, plus le chômage de masse sera élevé.

Face à une croissance stagnante et faible, de nombreux pays ont recours à des politiques de relance par la création d’infrastructure d’envergure variante d’un pays à un autre. Pourtant, ces projets ont tous en commun de mettre à mal la faune et la flore. Ces dernières années, les luttes écologistes en France se sont multipliés comme à Notre-Dame-Des-Landes, dans la vallée de Suse ou encore à Bure augmentent en intensité autant que ce soit à travers les médias. Dans le cadre de ce projet d’aspiration keynésienne, les firmes utilisant des Partenariat Public Privée ne s’inscrivent pas dans le développement d’un pays afin de le rendre plus compétitif, mais de détourner de l’argent public dans le but de créer une certaine plus-value pour les actionnaires de ces multinationales. Cette démarche est clairement répandue, mais aussi entraîne de nombreux délits comme des pots-de-vin ou encore de la corruption à grande échelle.

Le greenwashing fait référence à l’écologie. Pourtant, il est certain que le capitalisme ne peut-être écologique par la nature même de son fonctionnement. De ce fait, de nombreuses espèces vivantes disparaissent dans le cadre de l’anthropocène. Cette forme d’écocide témoigne de la violence d’une poignée d’individus sur la faune et la flore. Ainsi, le capitalisme est arrivé à un stade où la crise économique et financière ne peut se résoudre par de simples réformettes ou de mesures visant à accompagner le néolibéralisme vers une réduction des différents gazs à effet de serre. Pourtant, la main invisible d’Adam Smith permettrait dans l’absolu d’ouvrir de nouveaux marchés et d’enrayer le réchauffement climatique avec ses propres normes. Mais, tout cela n’est qu’une utopie et une fable pour les bien-pensants. Ainsi, le capitalisme s’enracine dans une crise écologique de plus en plus intense.

De nos jours, nombreux sont les partis politiques à s’imprégner de l’écologisme afin de reprendre certaines positions à leur compte. Pourtant, l’écologie est un domaine essentiel au sein de la vie politique pour qu’un seul parti politique en soit le représentant. En effet, elle appartient à l’Humanité dans sa globalité puisqu’elle défend la faune et la flore. Ainsi, lorsque des partis politiques laissent le champ libre à Europe-Ecologie Les Verts (EELV) afin qu’ils puissent s’attribuer un rôle prédominant dans la transformation écologiste, ils commettent une faute politique de grande envergure. En effet, aucun parti politique ne peut disposer d’un monopole idéologique sur un sujet très vaste comme celui-ci.

De plus, l’insertion d’une dialectique écologiste dans nos revendications anticapitalistes permet de moderniser notre discours sur la question de la production comme celle de la consommation. Dès lors, il est plus visible pour les citoyens de se rendre compte des conséquences sur l’ensemble du globe. En effet, la matérialisation du saccage permet entre autre de démontrer ce que nous avançons régulièrement d’un point de vue théorique.

En ce qu’il concerne le Parti de Gauche, les différents militants ont travaillé pour un manifeste pour un écosocialisme. Il s’agit d’une nouvelle approche de la lutte écologiste à travers notamment le prise de la lutte des classes. Ils ont réussi à rompre avec l’écologie bourgeoise qui régnait depuis plusieurs décennies en France, mais aussi dans les autres pays d’Europe. En remettant l’écologie au cœur du débat, une avancée importante est réalisée puisque cette dernière devient désormais populaire et touche directement les classes laborieuses. On peut ne pas être d’accord avec Jean-Luc Mélenchon sur l’ensemble de ses positions, mais on peut que soutenir le virage que son parti politique a entrepris et de poursuivre le chemin qu’il a emprunté. Toutefois, il semble nécessaire de poursuivre la critique de ses travaux afin d’augmenter la qualité de l’analyse. De ce fait, son déplacement contre le pollueur “Chevron” afin de dénoncer la pollution massive souligne un homme politique enraciné dans le terrain, loin des différents théoriciens hors-sol.

Afin d’avancer dans un objectif concret, nous devons définir ensemble le bornage politique de l’écologie populaire dans le champ politique. Comme nous venons de le voir, l’écologie dans son absolu s’inscrit dans une vision post-capitaliste. Cependant, tous les opposants ne sont pas forcément des écologistes. Certains partis politiques d’extrême-gauche n’ont pas encore adopté une ligne clairement idéologique en rupture avec la société de consommation actuelle. L’exemple de Lutte Ouvrière reste le plus marquant. Elle remet également en cause l’idée de la décroissance.

Ensuite, il devient nécessaire de briser des tabous importants au sein de notre société afin de permettre son évolution et de construire des débats de qualité afin que tout le monde s’exprime sur les différents sujets. Chez les altermondialistes, la mondialisation et notamment depuis la création de l’Organisation Mondiale du Commerce à Seattle, la dimension a pris un autre virage. Toutefois, le mouvement antimondialiste s’est scindé en deux mouvements proches, mais dont l’objectif diffère particulièrement. Ainsi, les antimondialistes ont laissé place aux altermondialistes.

Les partis écologistes doivent trouver une trame commune afin de mettre en avant leur convergence afin d’en tirer une logique commune. Peut-être, dont il s’agit d’une utopie comme l’affirmeront nos détracteurs. Pourtant, le monde dans lequel nous vivons s’apparente à une véritable dystopie.

Ensuite, la création d’un grand mouvement écologiste rassemblant tout un ensemble de partis politiques et d’associations permettrait de peser dans les différents débats, mais aussi cela constituerait une alternative crédible au néolibéralisme. En effet, en remettant en cause de façon systémique la gestion des matières premières et les moyens de production des grandes entreprises notamment. Ce grand mouvement changerait radicalement le chemin emprunté par la société depuis une cinquantaine d’années environ.

Enfin, pour accentuer le maillage au sein de la société, les réseaux de solidarité doivent se multiplier au sein des différentes luttes sans pour autant les récupérer. Cela implique des actions “coup de poing” dans le but de sensibiliser au maximum la masse laborieuse tout en restant dans la légalité. Dans un monde en crise perpétuelle, de plus en plus de citoyens, abandonne la politique en perdant confiance dans les partis et mouvements politiques. Or, le fait de se rendre respectable par des actions concrètes permet de garantir une vision optimale et d’investir le champ social. Les classes laborieuses ont besoin d’être informé de façon méthodique sur les enjeux de faire chuter le néolibéralisme afin d’enrayer le capitalisme de façon claire, nette et précise.

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