L’IVG, un droit sans moyens

Capture d'écran Le Monde

L’IVG, un droit sans moyens

Réjouissez-vous, Mesdames : vous êtes libres paraît-il.

Votre corps serait bien délivré de l’étau

Que le patriarcat vous imposait tantôt.

L’argument est sincère, mais sa pratique subtile.

Le terrain du réel se moque du théorique.

Vos droits brillent à l’écrit et sont bafoués en vrai.

Courez vers les cliniques « ouvertes » aux portes fermées.

L’art obstétrique efface la place de votre choix.

Souriez malgré l’échec à appliquer la loi,

Et ne vous plaignez pas, dit-on : vous êtes « libres ».

La lettre est hypocrite et de mauvais aloi.

Puisque dans l’exercice de votre réflexion,

Seule votre pensée marche vers la cocagne rêvée :

Votre enveloppe charnelle restera en prison…

Sonnet de Patrice Leroux.

L’avortement est un droit depuis la loi Veil de 1975. Mais, en pratique, la théorie n’est guère respectée. Ainsi, les centres cliniques dédiés à l’IVG disparaissent dans le silence, comme antan les antennes du planning familial étaient abandonnées avec la totale indifférence des institutions étatiques. Cette forfaiture au détriment des droits des femmes est tristement étayée dans cet article à lire sur Le Monde en version numérique :

« Près de 8 % des centres pratiquant l’IVG en France ont fermé en dix ans. Le ministère de la Santé a reconnu vendredi qu’en matière d’accès à l’IVG, il existait “des territoires en tension dans la majorité des régions”… »

 

 

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