Le gouvernement va-t-il envoyer les forces de l’ordre pour réprimer… les forces de l’ordre ?

Le gouvernement va-t-il envoyer les forces de l’ordre pour réprimer… les forces de l’ordre ?

Qu’il était beau mon œil crevé par mon collègue !

Nous nous toisions tous deux amochés au miroir.

Nous nous ressemblions à en tirer nos grègues.

La terreur de nous-mêmes virait au désespoir.

Être jumeau dans l’âme excuse l’inimitié.

Nous réprimions nos doubles, pareillement outrageux.

Les primes justifient donc que nous soyons châtiés

Par nos propres comparses, de même si malheureux.

Nous crions la détresse de taper sur nos frères,

D’écraser nos enfants en molestant nos femmes,

Et donc de taire nos vœux de liberté altière.

Pourquoi obéir à ces ordres illégitimes ?

Nous ne le savons pas, cela paraît indigne.

L’injustice heurte aussi nos belles consciences intimes.

Sonnet de Patrice Leroux.

Prêts à défiler tels les gilets jaunes, les policiers (certes nécessaires pour que le chaos guerrier ne s’installe pas continuellement en société civilisée) se disent très en colère d’être maltraités par leur hiérarchie et par les gouvernants.

Durant les derniers mois, il aurait été tellement plus profitable pour tout le monde que nos agents de la sécurité publique manifestassent leur colère en compagnie des révoltés contre le système oligarchique. Tant espérée et toujours reportée sine die, une pareille union aurait été propice à nos droits et à l’esprit de cocagne : pour le monde entier, ces magnifiques passions caractérisent notre vieille nation, libertaire autant qu’égalitariste.

Avec une tristesse teintée d’amertume, la chose sublime et grandiose n’a pas eu lieu : en France, pas de révolution des Œillets ni même de Velours ; ce fut même le contraire qui advint jusqu’au prix du sang. Ainsi, l’esprit moutonnier de la servitude a dominé sous les casques des hommes qui matraquaient ceux qui partageaient pourtant une même misère sociale au quotidien ; l’outrage se propageait juste pour toucher quelques petites primes misérables.

Aujourd’hui, les loups d’en haut ricanent donc en toute tranquillité, après avoir vu des esclaves (qu’ils méprisent) réprimer des agneaux, parfois issus de leur propre troupeau.

Quel dommage et même quel gâchis !

À lire à en être désabusé sur l’Huffington Post, un journal en ligne :

« Une « marche de la colère » organisée par tous les syndicats de police, première depuis 2001 »

https://www.huffingtonpost.fr/entry/tous-les-syndicats-de-police-appellent-a-une-marche-de-la-colere-une-premiere-depuis-15-ans_fr_5d77e983e4b0fde50c2e4d7f

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