Le vert-de-gris, la couleur de l’argent…

Capture d'écran Le Monde
Bingo et bon appétit avant la faillite et son indigestion !

La démocratie est servie : la politique du marché à tout prix lui enfin envoie sa facture finale.

Aujourd’hui, les néo-nazis reçoivent les gras bénéfices électoraux dus aux conséquences délétères des faramineux dividendes versés à quelques-uns. De fait désespérant, les araignées du fascisme intégral en appellent à la « liberté », héritée lors de la chute du Mur de Berlin ; la droite classique des dirigeants teutons, séduite et « amusée » par l’effondrement de la gauche (à cause du SPD qui à renié son engagement social et populaire comme notre PS), leur propose d’étudier son « libéralisme » de supermarché, en leur compagnie discrète…

Vous vous demandez peut-être pourquoi une bonne partie du peuple allemand vote contre ses intérêts, de même que par chez nous avec Marine Le Pen.
La morne réponse à cette vieille question est toujours la peur du lendemain qui déchante, alors que le présent n’a déjà aucune mélodie agréable à proposer.
Depuis les années 1980, communément appelées la décennie du fric, la course folle du lucre au profit d’une infime minorité impose son rythme à tous, sans que la majorité ne profite jamais de la danse barbare. Ainsi l’angoisse du futur oblitère toute pensée construite et nos maîtres pécunieux ont très bien compris cette logique perverse et destructrice.



À dessein obscène et funeste, frau Kramp-Karrenbauer, la gouvernante servile du patronat berlinois et héritière enragée de l’actuelle chancelière en fin de carrière, rêve de s’allier localement avec les cerbères baveux de la Grande Allemagne.
En toute logique, la mordeuse embourgeoisée déteste tout le monde et sa liste est longue jusqu’à l’exubérance : avec une aigreur fétide à l’extrême, la dame conservatrice dénonce les pauvres « assistés », les « efféminés », les étrangers trop « bronzés », les « religions inassimilables », les athées (ou agnostiques) « sans morale », les femmes « aguicheuses », les jeunes « malappris », les « faux » malades, les handicapés « paresseux », les intellectuels « sans cerveau », les Slaves, les Grecs, les Latins, les Anglais et nous autres les Français — encore récemment ladite cinglée a même exigé en public que nous cédions notre siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU à l’Union européenne, présentement sous le contrôle absolu de l’Allemagne ! L’amitié franco-allemande n’est plus qu’un vain slogan d’énarque, enfermé dans sa cage dorée à Paris…
Parions que la nouvelle cheftaine de la CDU-CSU saura s’entendre rapidement avec les éternels gardiens de la germanité virile à outrance. Leur mariage de raison jusqu’à la tentation énamourée n’aura pas à se soucier de l’avenir, car il leur suffit d’entretenir un passé commun pas si lointain.
Si leur passif idéologique est bien lourd, son poids demeure l’assise chérie des puissants. Les réactionnaires dévoient le sens du mot « liberté » pour perpétuer notre servitude.
Nous savons donc tous ce qui nous attend, l’oraison funèbre.
La haine de son prochain surpasse toute histoire d’amour.
Une triste nouvelle à vomir de honte jusqu’au dégoût ultime sur Le Monde en version numérique → « Allemagne : forte percée de l’extrême droite dans deux scrutins régionaux.
Le parti AfD arrive en deuxième position et est en forte progression dans les deux régions orientales qui votaient dimanche… »



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