Quand la fleur au fusil chiite épouse les bouquets de munitions presbytériennes.

Capture d'écran Le Monde

Alleluia ! Peut-être y aura-t-il bientôt une bonne guerre américaine avec l’Iran pour avoir la paix au bar du Dauphin de France ? Pour circonscrire ce danger eschatologique, la rencontre furtive, voire le mariage morganatique, entre la carpe yankee et le lapin médique (tous deux prétendument fous de Dieu devant les caméras) était-elle vraiment aux gras menus du G7 ?
Pour l’instant, c’est encore le divorce houleux qui est au programme culinaire et le mixage des ingrédients (entre le plutonium enrichi des centrales, la poudre de pavot hallucinogène et le pétrole sous embargo grêlé d’exceptions) semble aussi orageux qu’à l’accoutumée.
Pour réchauffer l’atmosphère glaciale, Donald le barjot vaguement évangéliste va-t-il étouffer le cyclone du golfe Persique en y balançant des bombes atomiques, comme il en évoquait tantôt la possibilité éthylique à propos des tempêtes tropicales qui squattent un tout autre golfe — lequel est dit « du Mexique et des Antilles » et se retrouve à trop remuer à cause du réchauffement climatique dont le perruqué roux de Washington, D.C. nie la réalité.
Ainsi la théocratie iranienne se retrouverait littéralement au septième ciel radioactif puis ses protecteurs russes et chinois nous renverraient aussitôt l’ardente bise balistique et ainsi de suite…
Grâce à cette initiative mystique, notre monde en pleine transition nécrologique connaîtrait la paix éternelle évoquée dans le mythe biblique de l’Apocalypse. Enfin !

 


Pour célébrer les noces rouges de sang entre les forces du « Bien » et celles du « Mal » (à la distinction désormais très confuse autant qu’ambiguë), le divin Infant Emmanuel se prépare à la grand-messe diplomatique : tantôt en coulisses, tantôt en cuisine. Cependant, lors des bénédictions d’usage, notre apprenti stratège au Proche-Orient ne sait plus s’il doit y officier comme curé, mufti, rabbin ou même bonze (personnellement, je n’oserai ajouter ni brahmane ni chamane…). Quel que soit le rite choisi, personne n’en sera satisfait à la table des négociations, car la région du Levant, aussi volcanique que le mont Sinaï devant Moïse, est un vrai micmac insondable qui confine à la poudrière religieuse. Si le gamin élyséen loupe la communion en sa prêtrise malhabile, nous y risquerons possiblement à terme une croisade doublée d’un jihad…
Donald le poivrot protestant doit-il se souvenir qu’en Islam, l’alcool (y compris celui de l’eucharistie chrétienne dont il se prétend connaisseur entre deux bistrots…) ne sera autorisé en consommation qu’au paradis soufi ? Tout musulman sobre (en vérité ou en apparence) sait que ladite boisson, purifiée par des échansons angéliques, y coulera à flots telle une rivière pour pâmer les âmes élues, sans qu’elles ne manifestent jamais les méfaits de l’ivresse1)le vin parfait et incorruptible du paradis islamique est décrit dans la Sourate 47, Muhammad, verset 15 et dans la Sourate 56, Al-Wâqi`ah, versets 17 à 20. (On a beau être laïc, il faut bien citer ses sources…). : laquelle est une nausée propice à la damnation éternelle.

Pour l’instant, comme depuis l’aube des temps humains sur notre bonne vieille Terre, c’est toujours la guerre « post-édénique » qui s’étale, car tout le monde semble tenir aux paroles d’ivrognes, proférées en vaines promesses de mascarade liturgique.
Ici-bas, la haine, ce vin impur de Satan semble couler comme le lait, exhaler la fragrance d’une rose et caresser nos palais agiles telle la flaveur du miel.
Cette fois-ci, la poésie arabo-persane mêlée au romanesque anglo-saxon donne une piteuse tambouille. Pour faire suite à toutes les critiques littéraires, culinaires voire sommelières, cela soulève nos petits cœurs fragiles, mais l’heure fatidique est plutôt aux interprètes de la musique militaire. Et chacun sait que ces derniers n’ont pas du tout les mêmes goûts esthétiques que nous autres, les amateurs prétendument délicats d’arrangements circonstanciés…

 



Régalez-vous donc mes pochetrons soudards, le trépas est votre spiritueux le plus savoureux !
Qu’il soit aguerri au combat béni ou novice dans le massacre missionnaire, tout soldat débarqué se considérera sans espoir de survie sur le front. Ainsi, Azraël, l’archange de la mort, sera une belle fiancée qui attendra, sans patience excessivement pudibonde en pareille occasion, ses baisers voluptueux de jeune amant passionné.
Sous l’excuse mensongère et puérile du commandement de Dieu (quel qu’en soit son nom d’ailleurs…), pour tout chef des armées qui peine à jouir de la paix mondiale, nous voir nous entretuer pour rien n’est jamais qu’un préalable. En fait, l’objectif des préliminaires meurtriers est l’orgasme ultime que lui promettent ses rêves sensuels d’empire viril.
Voilà bien une pacotille aussi abjecte que funeste.

Dégustons, avec acidité agnostique ou sceptique jusqu’au dégoût citoyen, cette énième négociation dont l’échec annoncé nous saoule à en avaler « cul sec » nos espérances éthérées. En effet d’aldéhydes, la vaine beuverie de nos nobles maîtres gastronomes au Pays basque nous assassine l’estomac par son aigreur fanatique depuis le tripot informationnel du Monde en ligne →  « À Biarritz, Macron estime que le sommet du G7 a “créé les conditions” d’une rencontre entre Trump et Rohani. Lors d’une conférence de presse au côté de Donald Trump, le président français a réaffirmé la place de la France dans le face-à-face entre les États-Unis et l’Iran… »

Notes   [ + ]

1. le vin parfait et incorruptible du paradis islamique est décrit dans la Sourate 47, Muhammad, verset 15 et dans la Sourate 56, Al-Wâqi`ah, versets 17 à 20. (On a beau être laïc, il faut bien citer ses sources…).

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