Paris, reine du monde, est la digne fille de Pandémonium, la capitale des Enfers

Capture d'écran Le Monde

Paris, reine du monde, est la digne fille de Pandémonium, la capitale des Enfers.

Aie, ouille et hi ! Les hypocrites argentés vont prier le saint-frusquin avec une ferveur pécuniaire pour sauver leur bambin vieillissant ; les petits-bourgeois vont ensuite pleurer des larmes, telles des rivières de faux diamants, dans leurs chaumières cossues !

Ledit Veau Gris va-t-il recevoir des coups de règle sur les pattes par Cédric Villani, le brillant prof de maths, médaillé Fields en 2010 par ailleurs ?

Bon…, il est vrai que le cancre en question, méchamment réputé sans gêne, sournois et petit copain intéressé du puéril Dauphin, avait tantôt triché sans ingéniosité ni discrétion aux examens intermédiaires pour pouvoir se présenter sans se fatiguer à l’admission finale, le fameux scrutin municipal de l’année prochaine…

De toute façon, la sempiternelle première de la classe, Miss Hidalgo, une « superbourgeoise » démoniaque et bon chic bon genre, espère n’en faire qu’une bouchée lors de l’épreuve ultime afin de décrocher le Graal francilien. En effet, la « pimbêche » professionnelle, pour reprendre avec sobriété l’une des récriminations les moins ordurières sorties des babines baveuses dudit gamin (enragé mais décati), est éminemment expérimentée, sans oublier qu’elle détient de nombreux atouts redoutables contre son piteux rival de LaREM.

Entre un matheux hors norme entré en rébellion et une princesse assidue aux défilés de mode, notre bouseux arriviste est très mal parti dans la course officielle des chevaux purs-sangs.

Ainsi, pour l’apprenti leader, la cité mirifique, établie sur l’écrin de la Seine, est jumelle de la libertine Venise, où les masques sublimes servent à enjoliver les pratiques douteuses et poisseuses du bal en tragique carnaval.

Jadis, Henri IV, le roi puant aux mille maîtresses parfumées, aurait dit « Paris vaut bien une messe » (la fameuse citation est peut-être inventée d’ailleurs…).

Pour notre ancien Benjamin de pacotille, par ailleurs « jeune socialiste et strauss-kahnien » durant son adolescence politique, la ville radieuse et permissive vaut tous les concours à l’échec. Adepte des propos grossiers, salaces et vulgaires à outrance dans les couloirs dorés des ministères, le candidat impétrant des sphères macronistes, aussi impudent qu’imprudent, devrait savoir que Paname n’aime guère ses façons de gigolo finissant et ses jurons de charretier.

Ainsi la capitale mondiale des arts, du luxe et du bon goût préfère traditionnellement les serviettes propres aux torchons souillés quand il s’agit de dresser la table électorale.

A contrario, il y a quarante ans déjà, Jacques Chirac, le flambeur maladroit (avec la main toujours au cul des vaches patriotardes devant les caméras et à celui des militantes réactionnaires dans l’ombre), fut une étrange exception à la règle. Cependant, sa rigide Bernadette Chodron (prétendument « de Courcel » depuis sa prétentieuse baronnie datant seulement du Second Empire) savait au moins tenir la bête bonapartiste en laisse devant son public vivement rigolard, mais absolument fidèle.

Notre actuel « paysan malgré lui et malgré ses penchants ultra-urbains et hors de prix » se retrouve, pour sa part débarqué de l’Élysée trop imprévoyant, sans dame patronnesse à ses côtés, fagoté de vilaines fripes : l’absence de la chose maniérée accroît son malheur de petit rustre sans ascendance convenable.

C’est ballot à l’extrême pour ce challenger de premier prix, nous en convenons tous !

Par mépris aristocratique ou par prestige universitaire, la marquise Anne et monsieur le professeur Cédric, sont donc tentés, chacun·e à leur sauce onctueuse, d’éjecter le parvenu malotru de la scène séquanaise afin de lui apprendre les bonnes manières à la française, illico presto…

Pour mieux occire l’intrus bovin, nous assistons là à l’alliance, discrète, mais assassine, de la haute couture et de la recherche d’avant-garde.

Du temps grandiose de Versailles, quand on ne s’embarrassait pas de vaines élections sans conséquence réelle sur la machine cynique du pouvoir, seuls les vrais nobles et les immenses savants (ou même les artistes émérites, parfois…) entraient par la grande porte de cérémonie, toute constituée de précieux fer forgé et délicatement dorée à la feuille. Ladite parade rituelle des importants était instituée avec impériosité et réglée comme du papier à musique afin d’accéder avec un prestige processionnaire au palais des merveilles, sous les vivats obséquieux des domestiques diligents.

En revanche, les vils roturiers, comme notre vieux jeunot, devaient passer par des entrées dérobées pour parvenir sans gloire à la magnifique galerie des Glaces ; les anciens manants, mal dégrossis par le manque de sang bleu typique des « fins-de-race », tentaient alors de briller avec leur fortune toute récente et boursouflée comme une montgolfière, un aéronef alors à la mode.

Néanmoins, l’argent impitoyable des innombrables miroirs renvoyait aussitôt l’infâme reflet de leur vanité aux yeux de la vieille garde, assurée de sa haute naissance ou de son grand esprit : celle-ci, sans pitié et carnassière comme une meute de loups sauvages, était jalouse de ses antiques privilèges ; au bout du compte digne de Marie-Antoinette, alias Madame Déficit, cette caste narquoise l’est d’ailleurs toujours autant sous notre république d’apparat et d’illusions.

Pauvre petit Veau Gris, tu beugles comme jamais car tu n’as toujours pas compris l’élégante mécanique qui régit le remarquable théâtre de marionnettes lutéciennes.

Trop mal éduqué par ton arrivisme sans grâce et par tes études techniques d’administratif où l’on n’apprend jamais rien, tu finiras lamentablement dans la farce grimaçante de la commedia dell’arte : tel le petit Pierrot lunaire, ce personnage tout naïf et cocufié comme aucun autre par la brillante Colombine Hidalgo — laquelle te nargue avec le sourire et sous les caresses spirituelles et effrontées du Cédric Arlequin : ce puissant savant demeure peut-être un citoyen bien pauvre comparé à toi, mais il se révèle pourtant un adversaire aussi terriblement intelligent que polisson et vengeur à ton encontre.

Arrogant comme un paon ordinaire, malgré ton inculture crasse, tu les a pris pour des sots bien trop vite. Rieur et hautain avec tant de raisons justifiées à ton misérable égard, leur couple (adultérin voire incestueux) te ridiculise sans vergogne, sa moquerie goguenarde est à te déplumer jusqu’au croupion mignon. Tous deux ensemble aujourd’hui, les débauchés enchantés te démontrent ainsi que tu restes très bête sous l’excuse vénielle de tes piètres diplômes, si bassement utilitaires et si manifestes d’un bureaucrate sans lettres ni créativité.

Pour tes insipides ambitions destinées à l’oubli universel (comme pour tant d’autres ambitieux sans cervelle), tout est sans doute perdu d’avance.

Ah ! Misère et damnation pour ton âme minime autant qu’inintéressante !

La prestigieuse cour parisienne : ce monde d’inanités et d’artifices, que tu désires tant posséder et dominer, est très cruel, certes, mais, pour une fois, il est extrêmement juste en ce qui te concerne car tu n’es jamais qu’un énième petit intrigant dans le marigot des menues influences de paravent et des petits arrangements dans l’obscurité. Tu n’es bien qu’un morne vampire du système en sa nuit grisâtre et tu meurs en l’instant dès que tu te retrouves en plein soleil médiatique.

Ainsi, dorénavant, ta destinée, toute terne voire toute creuse, ne sera donc plus constituée que de décrépitude et de néant. Tu n’es et tu ne demeureras à jamais qu’une poussière sans attrait.

Rassure-toi, néanmoins, cher Bambino malappris…

Tes concurrents de circonstance électorale t’embrassent tout de même de loin, avec tout leur amour disponible en sus : cela se comprend avec aisance car, sur le plan sourcilleux des dépenses de campagne, ce cadeau gracieux leur revient bien moins cher que tout le reste…

« Vae victis : malheur aux vaincus », dixit Brennos, le chef barbare des envahisseurs gaulois, lors de la mise à sac de Rome, vers 387 avant Jésus-Christ.

Précipitez- vous, chers jouisseurs en médisance gratuite mais logique, vers la lecture vengeresse de ce conte comique à s’esclaffer comme des pourceaux d’Épicure. La chose est actuellement sur Le Monde en version numérique → « LaREM : Cédric Villani fait planer la menace d’une candidature dissidente à Paris. Le député de l’Essonne, rival malheureux de Benjamin Griveaux pour l’investiture du parti, continue à faire monter la pression. Ses troupes donnent rendez-vous la première semaine de septembre… »

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