Parti écologiste — Guerre interne, féroce mais feutrée

Capture d'écran Le Monde

Soyons encore patients avant de sauver le monde car les basses manœuvres politiques passent toujours en premier.

 

De nouveau, dans l’organisation militante qui me fut si chère antan, cela sent les dissensions de bazar entre les tenants de l’écologie populaire (ceux-ci sont censés être des naïfs, sciemment écartés des décisions réelles) et les marquis qui préfèrent la « Transition nécrologique » de luxe — lesquels sont collés aux commandes dudit parti comme des berniques sur leur rocher, délicatement doré à la feuille comme le sèche-cheveux d’un certain François Goullet (ou De Rugy, si vous préférez), si admiré en secret…

Qui va gagner la bataille des vaines bisbilles : les « gauchos passéistes et irresponsables » ou les gentils petits bourgeois qui rêvent de rallier la Macronie, cette si riche contrée, éternelle amie des marchands d’armes et des pesticides ?
La suite inepte de la gigantomachie minuscule aura lieu au prochain épisode vert d’eau, Dame Nature attendra donc encore qu’on aille la préserver.
Au fait, pendant ce temps-là, l’Amazonie brûle comme jamais mais ceci est évidemment une information sans importance en ces temps d’urgentes alliances politiques, si problématiques à court terme.
Pour réussir un pieux combat, tout est une question de priorité…
 
Lutter pour une belle cause, c’est avant tout se battre pour obtenir le pouvoir, fut-il minime.
 
Édulcorons donc la véritable écologie, passée de mode médiatique, par la lecture (distanciée, désespérée et songeuse) de cet article sur des petites querelles affligeantes en se connectant sur Le Monde en version net → « EELV : pour son dernier discours, David Cormand tacle (sans le nommer) Yannick Jadot. Lors des journées d’été du Parti écologiste, le secrétaire national, David Cormand, a appelé à se “défier de la tentation de l’arrogance”… »
 

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