Les théories conspirationnistes ont encore de beaux restes.

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Les théories conspirationnistes ont encore de beaux restes.

Outre-atlantique, un « suicide apparent » entraîne un scandale désemparant.

Fantasme véniel ou complot sordide, il est inutile de choisir entre les deux hypothèses, car la rumeur immonde emporte tout quand la justice est, « par accident impromptu », ainsi mise sous silence.

Comme trop attendu du public et tant espéré de ses « anciennes amitiés », Jeffrey Epstein, le milliardaire hargneux, pervers et même proxénète, ne révélera donc jamais rien de ses fangeuses complicités de haut vol ; ainsi, le « beau monde » de l’argent et du pouvoir peut toujours jouer aux vierges effarouchées tournées en vertueuses nonnes toutes prudes…

De ce fait très malheureux, la probité comme l’hypocrisie se parent, toutes deux, du mirage induit par les vanités médiatiques que produit en masse la société du spectacle, dénoncée tantôt par Guy Debord.

En conséquence, si la justice terrestre est peut-être aveugle, l’ignorance commune est propice aux calomnies les moins clairvoyantes. Antan, souillé dans son honneur avec injustice par ce dont il ne pouvait guère avoir connaissance, le pauvre Œdipe, pourtant véritable puits de science et de conscience, s’en est d’ailleurs lui-même crevé les yeux par dégoût contre sa propre personne…

Ne rien savoir de tangible va amplifier le déversoir des propos les plus infâmes ; voilà une folie typique des foules en colère qui n’a jamais inquiété les vrais coupables (qui évitent ainsi toute condamnation réelle du tribunal, leur seul souci en pratique…), au contraire des innocents à la réputation salie pour tout le reste de leur vie anéantie. En rude logique enrobée d’amertume, le lynchage collectif n’a jamais fait œuvre de justice, préalable à la nécessaire paix sociale.

Quand une affaire sent déjà si mauvais, les crachats ne lui ont jamais donné meilleure haleine…

Quelles seront les prochaines accusations, vraies ou fausses, désormais impossibles à étayer, mais faciles à proférer, voire à vociférer ?

À cogiter de suspicion paranoïaque (ou peut-être pas…) sur le site numérique de Libération : « Comment Jeffrey Epstein recrutait ses jeunes victimes. L’affaire Jeffrey Epstein, le financier américain qui s’est suicidé samedi dans sa prison new-yorkaise, a fait apparaître au grand jour un réseau tentaculaire de collégiennes et lycéennes poussées à satisfaire son appétit sexuel… »

 

 

 

 

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