Le régime flexitarien : un régime omnivore carné

Au salon de l’agriculture ou plutôt de l’agritorture, les éleveurs ont mis en avant le régime flexitarien. Ce régime se veut l’intermédiaire entre le végétarisme et le régime omnivore. Les agriculteurs essayent de pousser les personnes qui consomment de la viande à le faire moins fréquemment, tout en privilégiant la qualité. Qualité et quantités moindres pour un prix plus élevé qui permettraient d’élever les animaux dans de « bonnes » conditions. Il s’agit là d’une fable pour perpétuer le spécisme.

Vous avez sûrement vu à la télévision la campagne :  « Aimez la viande, mangez-en mieux » de l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev) comme le montre la vidéo ci-dessus.

Il s’agit d’une propagande de la part du lobby agroalimentaire. Elle nous vente les mérites de la viande de bonne qualité. Pourtant, derrière cette vaste mascarade, se déroule une opération de communication qui tend à négliger la réalité de cette industrie. En incorporant un greenwashing dans la question alimentaire, le consommateur peut se sentir mieux, après tout il achète moins de viande, fait des gestes pour la planète et se sent écologique. Cela est censé aller dans le bon sens. Pourtant, malgré le matraquage médiatique, le fait de manger de la viande implique d’ôter la vie à un autre être vivant. Déjà, ce marqueur devrait faire réfléchir. En effet, quelle différence entre le régime flexitarien et le régime omnivore ? Les deux s’inscrivent dans une logique spéciste. En effet, l’animal qui est mangé par ces personnes provient bien de l’élevage et son parcours se termine toujours à l’abattoir, la gorge tranchée.

Quel progrès ce régime apporte-t-il donc au problème de la mise à mort des animaux ? Aucun. Les animaux ne sont pas épargnés, mais cela revient aussi à entrer dans une logique néolibérale sous prétexte que le nombre d’animaux mangés diminuerait, un certain nombre d’animaux seraient épargnés de l’abattoir. Dans les faits, le nombre d’animaux à être tué ne va pas diminuer. D’ailleurs le slogan de cette campagne « Aimez la viande » en dit beaucoup sur le rapport aux animaux. En France, près d’1,1 Md d’animaux sont abattus annuellement dans 273 abattoirs.

Il s’agit d’une supercherie intellectuelle. Ils essayent de nous faire croire que la viande de meilleure qualité ne subirait pas le même traitement que la viande de qualité basse. Au final, mieux vaut choisir un régime végétarien qu’un régime entre les deux.

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