Hébergement d’une copie du site « Boucherie Abolition » chez « Révolution et Libertés »

Le gouvernement, l’INRA et la FNSEA sont partis en vendetta contre le collectif  « Boucherie Abolition » fermant à plusieurs reprises leur site internet et obligeant le collectif à changer de serveur au point d’aller se réfugier à l’étranger. Les « spécistes » sont prêts à tout pour que la pensée unique continue et se poursuive.

En défendant mes convictions, notamment sur le spécisme, j’ai pris un risque juridique, mais il faut montrer aux spécistes et aux auto-anthropocentrés que la lutte ne fait que débuter. Au moment où les bouchers de Lille ont recours à des vigiles pour protéger leurs vitrines des différentes casses, on ne parle pas des procédés criminels. En effet, dans la société occidentale, la question de « la cause animale » qui peut parfois paraître radicale n’explique pas les procédés utilisés par l’agro-alimentaire allant de l’élevage jusqu’à l’abattage en passant par la découpe. Pourtant, les différentes pratiques des éleveurs, des tueurs et des découpeurs sont certes légales, mais le légalisme dans sa forme la plus extrême aboutit toujours aux plus effroyables horreurs. Les pires crimes dans l’histoire de l’humanité ont toujours été légaux. Les animaux naissent pour être tués, la norme s’est installée depuis que l’être humain est passé de la chasse à l’élevage. De plus, en anthropologie, de nombreuses scientifiques n’expliquent pas la transformation de la cueillette à la chasse. Pourtant, il s’agissait d’une question de survie. Or, la survie de l’espèce humaine est largement assurée. Autrement dit nous n’avons plus besoin d’utiliser les animaux comme des objets pour assurer notre survie. En outre, la première cause du réchauffement climatique est l’élevage. Quand la FNSEA écrit :  « sauvez un paysan, mangez un végan »  sur ses pancartes, on peut dire qu’ils creusent eux-mêmes leur propre tombe au-delà du côté sordide qui se passe dans leurs exploitations.

Il faut savoir que les actions réalisées par « Boucherie Abolition » sont souvent illégales, mais la légalité est le fruit du système capitaliste qui possède la majorité à l’Assemblée nationale. Ce sont ceux qui soutiennent le système spéciste qui détiennent les mandats au sein du Parlement. Le réformisme dans l’action politique aboutit toujours à l’échec. Des associations comme L214 réalisent certes des actions parfois spectaculaires, mais ne servent strictement à rien. Elles ont un impact très limité. De plus, le côté sensationnel suit une logique particulièrement réactionnaire. Les personnes réagissent avec leurs émotions, alors qu’ils devraient réagir grâce à un raisonnement construit sur une logique matérialiste. On peut reconnaître que l’on parle évidemment plus de la « cause animale » qu’avant, mais les « solutions » proposées comme la généralisation des caméras dans les abattoirs n’empêcheront jamais lesdits abattoirs de continuer leur charnier quotidien. Le « bien-être » animal reste l’une des plus grandes stupidités que l’on puisse mettre sur la table. Même si l’animal est traité de la meilleure des façons, au final, il est égorgé sur une chaîne, éviscéré et découpé. Autant dire que cette méthodologie ne sert strictement à rien et renforce la surveillance de masse et le capitalisme.

On ne combat pas avec les outils dans un combat égal. Cette inégalité ne fait que renforcer le combat pour la « cause animale ». Quand on libère des animaux en entrant sur des élevages, on commet un délit ce qui sous-entend que la morale est délictuelle. On enfreint les règles. Quand on a des idées et que l’on est persuadé qu’elles sont bonnes et un avenir pour l’ensemble des espèces, alors on va jusqu’au bout de ses idées quitte à risquer le tribunal. Les juges, auxquels on n’accorde aucune confiance ne sont que des agents du capitalisme œuvrant à l’obéissance de ses lois. Autrement dit, les jugements qui seront rendus n’auront aucun impact sur la logique antispéciste de Révolution et Libertés. Les bourgeois auront toujours raison avec leur justice. La justice que l’on défend n’a rien à voir avec la leur. Elle est sociale et antispéciste.

L’anticapitalisme sera antispéciste ou il n’y aura pas de société anticapitaliste tant qu’il y aura une forme de domination de l’être humain sur l’animal. L’être humain doit être considéré comme un animal parmi les autres. Les mécanismes de domination doivent être abattus les uns après les autres. Cela ne se fera pas sans violence. En effet, la domination des êtres humains sur les animaux a débouché sur la domination de la bourgeoisie sur le prolétariat.

Les viandards, les spécistes, les éleveurs ou autres ne sont pas les bienvenus sur ce site internet. En effet, les utilisateurs qui se connectent sur Révolution et Libertés doivent prendre conscience qu’il existe une ligne éditoriale. Cette dernière dit que Révolution et Libertés « défend la « cause animale » et la lutte antispéciste ». La devise du site internet est : « les guerres sont des phénomènes barbares » de Rosa Luxemburg. Or les actions que mènent les spécistes contre les animaux peuvent être considérées comme une guerre. Mais cette guerre ne s’arrête jamais, elle a lieu tous les jours sur toute la surface du globe sous différentes formes, dont la recherche scientifique.

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