Theresa May veut plus de temps pour négocier la mise en place du Brexit

Le Brexit semble être de plus en plus compliqué à mettre en œuvre au point que Theresa May demande à allonger le temps des négociations autour du Brexit. Pour le moment, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est fixée au  vendredi 29 mars 2019. Pour le moment aucune issue n’a été trouvée. Nous allons vers une solution de Hard-Brexit, c’est-à-dire une sortie sans accord politique entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Cette éventualité inquiète le patronat britannique qui voit d’un très mauvais œil la taxation supplémentaire qui grèvera leurs exportations vers l’U.E.



L’allongement du temps des négociations permettrait d’éviter la catastrophe pour le Royaume-Uni. En effet, l’île est détachée du continent européen et risquerait de se trouver avec des importations au coût bien plus élevé du fait de la remise en place des droits de douane. Les Français, comme les Belges, sont en train de recruter massivement des agents pour contrôler les produits en provenance du Royaume-Uni, mais aussi ceux destinés à l’exportation vers le Royaume-Uni. La sortie du « marché unique » aura des conséquences sur le pouvoir d’achat des travailleurs, puisque les produits importés en provenance de l’Union européenne augmenteraient, ce qui causerait un risque d’inflation. Pour parvenir à endiguer la hausse des produits, la Bank of England devrait remonter son taux directeur avec pour conséquence une hausse des crédits à la consommation, pour l’immobilier, mais aussi pour les entreprises. L’économie se verrait pénaliser de l’investissement. Actuellement, le taux directeur se situe à O,75 %. La hausse du taux peut se transformer en une crise économique et financière comme le fut la crise des subprimes pour laquelle la hausse du taux directeur de la FED a provoqué la hausse des crédits à taux modulable. Autant dire que la question de la sortie de l’Union européenne reste très importante, puisque les économies sont intimement interconnectées du fait de la mondialisation. Une crise au Royaume-Uni pourrait impliquer une crise planétaire. D’autant que la prochaine crise économique avance à grands pas.



Les pays de l’Union européenne vont se réunir pour voir s’il faut allonger ou non ce fameux temps des négociations. Rappelons tout de même que le dernier accord, rejeté à l’unanimité par le Parlement britannique, a mis Theresa May dans l’embarras. En effet, cet accord était le meilleur possible selon le négociateur pour l’Union européenne. On peut se poser la question de ce que proposera le futur accord ? Dans tous les cas, il aura un effet considérable sur la politique britannique. L’idée d’un nouveau référendum ou d’élections législatives anticipées semble donc faire son chemin.



Dans le même temps, la question de la frontière entre l’Eire et l’Ulster pose de nombreuses questions. En cas de Hard-Brexit, cette dernière risque d’être à nouveau à l’ordre du jour. L’accord rejeté permettait d’effacer la frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Ce nœud pose des problèmes. Aussi, la question de la situation de l’Écosse interroge. En effet, les Écossais ont voté massivement pour rester dans l’Union européenne. La question de l’indépendance de l’Écosse vis-à-vis du Royaume-Uni peut poser des problèmes dans la politique intérieure du Royaume-Uni. En effet, si un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse voit le jour, il y a de fortes possibilités que ce dernier confirme la sortie du Royaume-Uni pour rester dans l’Union européenne. Toutefois, il faudrait encore que l’Écosse demande à entrer dans l’Union européenne avec le long processus que cela implique.



On peut apercevoir la difficulté d’un pays pour sortir de l’Union européenne et des différents traités. Il ne suffit pas d’avoir la volonté de sortir en appliquant l’article 50, cela suggère des pourparlers très importants. La meilleure des solutions consiste actuellement à ce que le Royaume-Uni opte pour un statut comme la Norvège. Toutefois, l’allongement du processus des négociations pose des questions sur les élections européennes. Le Royaume-Uni ne serait pas sorti à la date du 29 mars 2019 de l’Union européenne, il pourrait participer aux élections malgré les pourparlers en vue de sa sortie. Dans le même temps, les sièges laissés vacants par le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne pourraient être mieux répartis en fonction des États. Mais, pour l’instant, on n’en sait pas plus. L’affaire est donc à suivre de très près.



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