Réponse à Lucas Perrosé de Just Eat

 

Dans sa ligne éditoriale, il est dit que le blog « défend la doctrine marxiste et keynésienne et milite contre le néolibéralisme, et a fortiori contre le capitalisme [et] n’est affilié à aucuns partis ou organisations politiques, bien qu’il se réclame de l’idéologie communiste et se situe clairement à l’extrême gauche de l’échiquier politique« .

J’ai rédigé un article le 5 janvier dernier sur la question de « l’enfer des micro-entrepreneurs ». En effet, il s’agissait de démontrer que ces derniers n’étaient autres que des « salariés déguisés ». En effet, ils ont toutes les fonctions d’un salarié, mais ce sont des micro-entrepreneurs. À ce titre, j’ai énuméré les trois grandes entreprises du secteur qui exploitent ces micro-entrepreneurs : Uber, Deliveroo et Just Eat.

Or, j’ai reçu un mail (révolutionetlibertes@gmail.com) de la part de l’entreprise « Just Eat » par l’intermédiaire de Lucas Perrosé. Si ce dernier se félicite de voir apparaître le nom de l’entreprise dans un article. Il n’a vraisemblablement pas compris l’importance de l’article en question. C’est bien dommage. Puisque le sujet des conditions de travail des livreurs n’est même pas évoqué alors qu’il s’agit du fond du problème. En effet, une amélioration de la rémunération des livreurs permettrait de les motiver d’avantage. Mais aussi dans le cadre de la « loi gilet jaune », une prime exceptionnelle semble juste et nécessaire puisque ce sont les livreurs qui font que les comptes de l’entreprise soient excédentaire depuis 2006. Si l’entreprise mère possède des salariés pour la gestion administrative de la société, elle possède des « salariés déguisés » qu’on appelle « livreurs ». D’autant que le paiement à la course revient à installer un paiement à la tâche. Or, il conviendrait pour améliorer les conditions de travail que « les livreurs » ne soient pas rémunérés à « la tâche », mais au mois de façon systématique. Il s’agirait d’un progrès considérable pour les « micro-entrepreneurs » qui font dans le fond de la sous-traitance officieuse.

Il serait utile pour l’ensemble du secteur de « livraison à domicile » de poser un « grand débat » dans le cadre national et pourquoi pas international sur le statut des « livreurs à domicile ». Il faut que ces derniers soient pleinement reconnus comme des salariés avec des contrats à durée indéterminé modulable dans le temps.

Sur le fond de la question qu’il pose de mettre un lien « hypertexte », il n’a pas dû lire la ligne éditoriale citée ci-dessus. En effet, le socialisme scientifique s’oppose au marketing pour une entreprise capitaliste. Dès lors, il semble juste et nécessaire d’émettre une « fin de non-recevoir » à la demande comme ce qui a été justifié plus haut.

 

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