La « tache brune » est arrivée à Paris

Le président américain est arrivé à l’aéroport d’Orly pour une visite officielle d’une durée  de 24h00 au sein de la « ville lumière ». Emmanuel Macron tente une démonstration diplomatique en invitant l’obscurantisme.

La venue de Donald Trump à Paris soulève de nombreuses questions, sur le plan diplomatique, mais aussi politique. Le passage éclaire du Président des États-Unis d’Amérique traduit la volonté de mettre en avant un message assez clair d’Emmanuel Macron en matière de discussion internationale. En effet, ce dernier tente de démontrer qu’il « dialogue » avec tout le monde, y compris les personnages les plus sulfureux de l’Histoire humaine.

Le défilé en mémoire des soldats de 1914-1918

Le choix de la date n’est pas un hasard, il s’agit du 13 et 14 Juillet, à savoir entre autres la « fête nationale » de la République Française, dont on se passera les détails révolutionnaires, à savoir la prise de la Bastille et la destruction d’une prison, c’est-à-dire la Bastille.

Le traditionnel défilé militaire du 14 Juillet verra le président américain siégé au sein de la tribune. Pendant qu’un régiment de l’armée américaine marchera au pas martial. On concédera qu’il s’agit d’un souvenir de l’alliance contre l’Allemagne. Une guerre qui a pour origine la lutte entre deux impérialismes et une guerre économique.

De ce fait, il faut se souvenir de ce que disait La chanson de Craonne :

C’est malheureux d’avoir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c’est pas la même chose
Au lieu de se cacher tous ces embusqués
Feraient mieux de monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n’avons rien
Nous autres les pauvres purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour défendre les biens de ces messieurs là

C’est pour ces « messieurs là », à savoir des personnes comme « Emmanuel Macron » ou « Donald Trump » sont tombés au champ de bataille qu’ils soient allemands, français ou même américains. La chanson termine ainsi :

Ceux qu’ont le pognon, ceux-là reviendront
Car c’est pour eux qu’on crève
Mais c’est fini, car les troufions
Vont tous se mettre en grève
Ce sera votre tour, messieurs les gros
De monter sur le plateau
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau

C’est pour « ceux-là » que les soldats défileront, à savoir ceux que « doucement dans l’ombre sous la pluie qui tombe, les petits chasseurs vont chercher leurs tombes ». La fibre patriotique, la fibre bourgeoise s’articule autours des mêmes intérêts.

La Grande tâche brune

Si Emmanuel Macron se considère comme Jupiter, Donald Trump doit se prendre comme Zeus, mais il ne connaît pas la mythologie, il ne pourra soulever ce surnom, et heureusement. Évidemment, la présence de « d’une tâche brune ». « L’agent Orange » répand doucement son poison dans les rues de la capitale. La « grande tache rouge » s’est transformée manifestement en « grande tache brune ».

Une visite entre deux populistes

Dans le fond, ce sont bien deux « poujadistes » et « populistes » qui dîneront au restaurant de la Tour Eiffel, dont de nombreux points les rejoignent comme la volonté autoritaire et celle de museler la presse. Au-delà de ces points de convergence assez typique des « démagogues », la vision libérale les pousse à promouvoir toujours la même logique « bourgeoise » à savoir mettre en application la « théorie du ruissellement inversée ». En outre, il s’agit de baisser les impôts sur les plus fortunés, et les faire peser sur les classes populaires.

Pourtant, la venue de Donald Trump ne fait pas l’unanimité au sein de la population, et en particulier les opposants à Emmanuel Macron, comme ceux qui luttent contre la xénophobie. La campagne américaine a été entachée d’une pression violente contre les migrants venant aux États-Unis d’Amérique, niant l’idée propre que la première puissance mondiale a été bâtie grâce à l’immigration. Les décrets bannissant « les musulmans » se sont accentués, protégeant les intérêts de l’entreprise de Donald Trump, quand cette dernière a des relations avec des pays islamistes. De plus, la volonté de construire un mur avec le Mexique pousse un peu plus loin cette volonté de créer un « libéralisme à la carte », mais surtout de nier les valeurs libérales en matière philosophique, lorsque l’on connaît sa position sur les libertés individuelles. Sa victoire a créé une explosion des discriminations aux Etats-Unis où ses partisans qui concernent le parti « Républicain », mais aussi les mouvements « far-right » et « néo-nazis » s’en donnent à cœur joie. Ces positions vont dans le sens de celles prônées par le ministère de l’Intérieur où ses services vont jusqu’à empoisonner l’eau des réfugiés pour les éloigner de Calais.

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