À Versailles, les monarques se réunissent au Grand Trianon

Le Roi Macron 1er rencontre ces jours-ci, le Tsar de Russie, Vladimir Poutine dans ses quartiers de Versailles. Loin de la populace, celui qui fut désigné « royaliste du mois » par l’Action Française, il sera dans le somptueux château de Versailles.

Emmanuel Macron n’est pas le président de la République, mais le représentant de la grandeur que fût la monarchie aux yeux de nombreux français. Les symboles apportent une lucidité très importante. Le nom de son parti politique fait écho à cette « République », dont finalement on ne sait rien apparaît comme une illusion, tant les connotations monarchistes sont fortes et puissantes. Mais qui voudrait représenter aujourd’hui le monarchisme ? Peu de personnes, alors autant le camoufler pour faire penser que le passéisme est une de progrès, que le passéisme apparaît comme le modernisme. Il s’agit d’une manière de mettre en avant un conservatisme assez radical. Ainsi, le mouvement « la Monarchie en Marche » aurait du mal à passer pour de nombreux citoyens. L’astuce reste pour le nouveau monarque de mettre en avant tous les symboles monarchistes sous l’auréole de la République. Certains commentateurs ont raison d’affirmer qu’il s’agit d’une monarchie présidentielle. Par exemple, l’offense au président de la République s’inscrit dans la lignée du crime de lèse-majesté.

Dans le Grand Trianon, il y a un souvenir de la mémoire de la visite de Pierre Le Grand en 1717. L’Élysée affirmera que « l’idée est de souligner, à travers une visite conjointe de l’exposition, l’ancienneté et la profondeur du lien entre les deux pays ». Les deux monarques tentent respectivement de suivre les lignes royales et d’imposer un certain retour de la monarchie dans les deux pays respectifs.

Le nouveau Roi de la République, après un G7 à Taormine en Sicile, accueille son homologue dans l’un des pavillons du château de Versailles. Les conversations entre Poutine ne sont pas vraiment nécessaires, puisqu’un rapport de force existe de par les visions du Tsar Poutine et de sa stratégie géopolitique. Il y a peut-être une volonté de la part d’Emmanuel Macron de s’inscrire dans le rapprochement des deux états pour éviter les guerres, mais les guerres sont à l’intérieur de la Russie, comme l’élimination méthodique, systématique et organisée des homosexuels en Tchétchénie, République de la Fédération de Russie. En sera-t-il de la même manière du soutien au boucher de Damas, dont il a participé aux massacres de masse contre les civils et les opposants ? Ou encore sera-t-il question de la liberté individuelle et des droits fondamentaux bafoués tous les jours en Russie, ou de la guerre civile en Ukraine, ou encore de la situation en Crimée ? Ces questions ne trouveront pas de réponse.

Il est vrai que le Président de la République subit une pression importante, mais en aura-t-il le courage ? Je ne pense pas. D’ailleurs, si sa cote de popularité est manifestement élevée, de nombreux des personnes qui ont voté pour lui semblent être de plus en plus déçu avant même que l’élection législative commence. La dynamique de la société civile (comprendre les CSP+ et les patrons) semble s’arrêter brutalement.

Une fois est certains que l’un des seuls partis politiques à se réjouir de la venue de Vladimir Poutine en France hormis LREM, n’est autre que le Front National. L’extrême-droite semble se satisfaire que son « modèle » soit invité. Dans le même temps, il y a un véritable de fond, puisque Vladimir Poutine a tenté de déstabiliser avec l’aide des partisans de Donald Trump. D’ailleurs, le dit #MacronGate a été orchestré avec brillance. Autrement dit, Emmanuel Macron commet une double erreur en accueillant Poutine, mais surtout sans lui mettre de moyen de pression. Les prochaines cibles sont nos voisins Allemands.

Vladimir Poutine aurait dû être une persona non grata. La diplomatie oblige le président français à courber l’échine, et s’humilier de manière publique.

On peut se demander si manifestement la stratégie mise en œuvre par Emmanuel Macron ne s’inscrit-elle pas dans un nouvel axe Poutinien ? La Poutinophilie tout comme la Russophilie a fait l’objet de nombreuses questions durant la campagne des élections présidentielles, notamment dans le camp de Macron.

Certains partisans du président de la République argumentent ainsi :

ou encore

Immédiatement, on comprend l’inquiétude d’une troisième guerre mondiale dans le camp des macronistes ou macroniens. Cette théorie étant tout à fait farfelu dans la mesure de la puissance des différents blocs, mais aussi de la question nucléaire. On pourrait se demander si finalement, il n’y a pas une ombre de complotisme qui plane au sein de LREM pour tenter d’étayer de telles thèses.

Mis à Jour 20h00 :

La pique de Macron contre les chaînes d’extrême-droite Sputnik News et Russia Today :

J’ai toujours eu une relation exemplaire avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu’ils soient journalistes. Les responsables politiques ont des responsabilités de prendre des décisions, de dire les choses. Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence. Russia Today et Sputnik ont été des organes d’influence pendant cette campagne qui ont, à plusieurs reprises, produit des contre-vérités sur ma personne et ma campagne. Et j’ai considéré qu’ils n’avaient pas leur place, je vous le confirme, à mon quartier général.

La totalité des journalistes étrangers, y compris russes, professionnels, ont eu accès à ma campagne. C’est simple. Les règles sont ainsi et ce seront toujours les mêmes. Et c’est en cela qu’il était grave que des organes de presse étrangers sous quelque influence que ce soit, je ne le sais, aient interféré en répandant des contre-vérités graves dans le cadre d’une campagne démocratique. Et à cela, je ne céderai rien, Madame. Donc, on se dit les choses en vérité. Mais Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes mais comme des organes d’influence, de propagande et de propagande mensongère. Ni plus ni moins. 

Une chose importante à souligner quand les rats couvrent les manifestations d’extrême-gauche, ils doivent être dégager.

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