Qui est Adeline Chenon Ramlat, soutien de Bachar Al-Assad ?

Adeline Chenon Ramlat a été exclue de la liste aux élections législatives de la sixième circonscription des Haut de Seine sous le porte-étendard de la « France Insoumise » en raison de ses positions sur les sujets internationaux, dont la Syrie.

Dans une lettre qu’elle adresse à différents cadres du PG et à Jean-Luc Mélenchon, elle utilise l’expression « Vous voilà donc soumis ». L’expression « soumis » fait clairement référence à la vidéo de Marine Le Pen s’adressant aux électeurs de la « France Insoumise ». Elle mettait en avant que le programme du Front National était aussi celui des « insoumis ». Cela renvoie inexorablement dans le cadre du débat à la dialectique de l’extrême-droite.

Dans sa réponse, elle s’explique à travers un vide intersidéral que la « France Insoumise » a cédé la place aux « rumeurs » concernant ses positions :

Soumis aux rumeurs, aux ragots de Facebook, à la peur de l’ombre […]

je réalise d’un coup qu’il est entrain de vaciller au premier vent mauvais, à la première confrontation avec la rumeur et la diffamation […]
le fait que ces rumeurs ne sachent pas se justifier importe peu ; on nous laisse dans le silence et ce parti qui me semblait juste […]

La rumeur a donc gagné et, sans preuve aucune, réussi à soumettre la France Insoumise.

En utilisant le mot « quatre fois », elle semble admettre que les attaques dont elle « ferait » l’objet puisse exister uniquement dans le cadre d’un « bruit informel, sans source identifié » à son sujet. Cela la place directement dans le camp de l’analyse romantique, puisqu’à aucun moment, elle ne cite des sources sur les supposées « calomnies » dont elle fait l’objet. On y retrouve également le champ lexical suivant : « diffamation », « manque de preuve », « aucune preuve », « sans preuve ». Cette position tend à faire d’elle d’une « victime » de ses propres idées, cette stratégie s’inscrit pleinement dans la victimisation, et tend à aboutir qu’elle serait presque victime d’un « complot interne ». Une lettre ouverte de cet acabit ne peut que provoquer des réactions importantes de la part de ses auditeurs. Ainsi, on retrouve de nombreuses expressions péjoratives contre le PG/FI/Mélenchon, mais également une large partie de l’extrême-droite. Une ficelle qui pousse même le rouge-brun Jean Bricmont à la défendre, avec de nombreux sympathisants de l’UPR.

Ironiquement son poste sur Facebook a été repris par le « Cercle des volontaires ».

Sur sa page Facebook

Du Pierre Le Corf

Adeline Chenon Ramlat n’hésite pas à diffuser la chaîne islamiste iranienne « PressTV ». L’Iran combat au côté de Bachar Al-Assad, cela peut s’expliquer ainsi.

Le fait d’affirmer qu’Abou Bakr al-Baghdadi appelle à voter « Emmanuel Macron » au « second tour » s’inscrit dans la logique totalement complotiste de l’extrême-droite, qui voir derrière Macron un partisan chevronné des Frères Musulmans, et donc dans sa version la plus extrême, l’organisation terroriste de Daesh.

Elle reprend la publication largement « antisémite » de « SoirMatin » (une des versions de Nordpress) à propos de position de BHL. On constate que l’article a été beaucoup rediffusé, alors qu’il s’agit d’une « intox » créée de toute pièce pour polluer le débat.Dans le style toujours antisémite, voici une publication mettant en avant le complot « américano-sioniste » :

Elle n’hésite pas à soutenir Thierry Mariani, ou Jacques Myard.

Sur son Blog

Adeline Chenon Ramlat tient un blog sur Médiapart où elle fait une ode à Bachar Al-Assad en soutenant les massacres, les crimes de masses, les exécutions à la chaîne au nom de la démocratie, de la liberté, mais aussi de la supposée lutte contre l’islamisme et le djihadisme.

Commençons par Pierre Le Corf, activiste d’extrême-droite, on retrouve au moins par deux fois ses écrits de défense du pouvoir de Bachar Al-Assad sur son blog :

ou encore ici :

Venons-en à Jean-Claud Antakil qu’elle cite sur son cite :

On retrouvera de nombreuses traces de la part au sein de l’extrême-droite complotiste et traditionnel :

La figure d’Ayssar Midani ne passe pas inaperçu sur son blog :

Dans l’article ci-dessus, elle affirme « sans rire » que :

 « Moi je pense que Bachar Al Assad est le nouveau De Gaulle de L’Orient ! » et je vous conseille de tourner 7 fois votre langue dans votre bouche avant de lui répondre.

Il s’agit encore une fois d’un porte-étendard de l’extrême-droite :

On dirait que la « rumeur » et les « ragots » qu’elle dénonçait semblent se justifier. Adeline Chenon Ramlat est très proche de l’extrême-droite par son blog, mais aussi par son action en faveur de la défense de « Bachar Al-Assad.

On retrouve ainsi une ode à Marine Le Pen qu’elle trouve comme une personne « respectable ».

On retrouve également un appel à la manifestation pour l’Union des Patriotes Syriens :

Cette Union se veut également Bachariste.

Pour terminer, elle remercie « Vladimir Poutine » de défendre « Bachar Al-Assad »

Dans le texte, on retrouve ces mots :

Merci d’avoir empêché qu’un drame devienne trop vite une catastrophe. Merci, avec l’intelligence de la logique, d’avoir trouvé une solution pour qu’on ne rajoute pas du sang au sang, ni ne détruisions, définitivement, le moral des syriens.

Vous avez bien lu. Selon elle, l’armée russe était censée éviter un bain de sang en Syrie, alors que les massacres à Alep par « Vladimir Poutine » ont conduit à une situation particulièrement catastrophique.

Ma colère contre tous ces gens qui, la veille, ne savaient situer la Syrie sur une carte et le jour d’après m’expliquaient avec hargne « Bachar est Hitler, tu es endoctrinée ».

Elle n’a pas admis que les services de renseignement syrien ont été formés par d’ancien nazi. Aloïs Brunner, responsable du camp nazi de Drancy est mort en 2001 à Damas. Il a été jugé responsable de l’assassinat de 130.000 Juifs d’Europe durant la Seconde Guerre mondiale. Ces méthodes ont permis au régime des « Assad » de maintenir une dictature pendant des dizaines d’années.

Et maintenant je vois le pays en sang avec toujours « rien de mieux » que Bachar (pourtant on ne peux pas dire que l’OSDH ait ménagé ses efforts pour offrir le poste).

On peut dire que ce soutien à Bachar Al-Assad s’inscrit dans une logique du « mieux ». Une argumentation très faible en réalité.

Enfin, il ne s’agit pas « rumeurs » qui l’ont conduit à voir son investiture retirée par la « France Insoumise », mais de ses liens très importants avec l’extrême-droite. D’ailleurs, on peut se demander si Adeline Chenon Ramlat n’est pas militante d’extrême-droite complexée ?

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