Les castors de Macron se battent contre les abstentionnistes

Le second tour se rapproche doucement, les capitalistes ont deux solutions pour protéger les différents intérêts : Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Entre l’ultralibéralisme et le fascisme, le capitalisme a ses intérêts dans les deux.

Le programme d’Emmanuel Macron est largement accès sur la « Tolérance Zéro ». Ce refus de tolérance s’inscrit dans la tentative d’imposer par le fer rouge, le bon vieux capitalisme libéral. L’autoritarisme pousse à refuser aucune négociation entre les différents partis politiques. Cela va de paire à réprimer toute contestation dans la rue. Il ne peut que déboucher sur des ordonnances à la chaîne, pour imposer une société libérale où la solidarité est détricotée au profit des entreprises.

C’est exactement ce qu’explique dans son tweet ci-dessus. Christophe Castaner, ancien de l’aile droitière du Parti Socialiste, nous explique la vision autoritaire du programme de manière simple. Emmanuel Macron n’est pas là pour rassembler, mais pour en imposer un projet sans « négociation », et forcément « sans convergence ». Le refus du Front Républicain est tout de même très clair :

Le pilonnement intensif contre la classe ouvrière constitue l’une des phases de guerre que la Bourgeoisie mène avec détermination contre le prolétariat. La « solidarité » du programme d’Emmanuel Macron n’est qu’un leurre, l’individualisme et l’égocentrisme sont les phases où la bourgeoisie amène progressivement le conservatisme et l’esprit réactionnaire pour défendre ses propres intérêts. Le passéisme est vu comme les capitalistes comme la source du progrès pour les travailleurs. Certaines entreprises combattent les besoins fondamentaux de l’être humain, notamment « dormir et se reposer » ou encore « éliminer ». Cette violence contre le corps humain s’inscrit dans l’idée de la recherche de la plus-value absolue, quitte à recourir à une maltraitance assumée et organisée par l’état.

Il est nécessaire d’aborder la question des ordonnances sous le concept de la « tolérance zéro », de l’autoritarisme, mais surtout de cette vocation de tenir une ligne dure en matière de libéralisme. Emmanuel Macron a eu de nombreux liens avec Manuel Valls. L’ancien premier ministre porte en autre une grande part de responsabilité de la montée du Front National, puisqu’il a fait sa plate-bande, l’un des axes principaux de la politique économique, mais aussi sociétal (la déchéance de nationalité, le Burkini qu’il a permis son développement, le racisme anti-rom, le racisme anti-musulman, etc.). Bernard Cazeneuve sur le plan policier n’a pas hésité à vouloir menacer d’interdire des manifestations syndicales, tout comme Myriam El-Khomri qui s’en est pris aux syndicats en les opposants aux travailleurs. Les visions de la droite et du centre dans le cadre de « La Manif Pour Tous » ont montré qu’elles possédaient toutes les idées du Front National. En conséquence, cela s’inscrit dans la base du programme et la stratégie du Front National.

De ce fait, les ordonnances seront votées à l’Assemblée Nationale, sans débat et sans négociation. Le vote est le seul moyen démocratique dans un régime libéral. Ainsi, cela évite d’incorporer une dose de démocratie dans le projet de Emmanuel Macron. Le libéralisme a besoin de cette vision autoritaire, comme la matraque qui tabasse les opposants au capitalisme, jusqu’à faire des flaques de sang sur les trottoirs. Chaque ordonnance ou projet d’écriture d’ordonnance fait raisonner « le bruit des bottes » dans les avenues de Paris, et le bourdonnement de la matraque fracassant le bouclier des forces de l’ordre dans les rues de province. La cadence rythmée des forces de l’ordre voulant en découdre avec le prolétariat augmente tout comme leur charge. La « Tolérance Zéro » consiste à refuser toute critique structurelle et radicale du capitalisme, ainsi que les actions des prolétariats contre la bourgeoisie. Sur les Champs-Élysées, le brouhaha raisonne jusque devant les portes du Palais de Versailles.

De plus, derrière les ordonnances, il y a l’histoire des ordonnances royales, mais aussi des ordonnances du régime de Vichy. Dans un élan réformiste, il sera nécessaire d’abroger ce mode fonctionnement, tout comme l’alinéa 3 de l’article 49 de la Constitution, les votes bloqués, etc. Les restes de la Cinquième République s’inscrivent pleinement dans les idées de jeunesse que défendait le Général de Gaulle. Le pays « réel » dans sa jeunesse n’avait que pour objectif : en découdre avec le prolétariat.

Ces régimes ont tenté d’atomiser les travailleurs avec une organisation méticuleuse pour défendre la classe dominante de l’époque. L’un était la noblesse, l’autre se constituait comme la bourgeoisie. Pour être sérieux, on ne pourra pas comparer la position d’Emmanuel Macron à celle du régime de Vichy. Sa présence sur le site des martyrs d’Oradour-sur-Glane n’est pas une anecdote, mais son affrontement en substance contre le Pétainisme, et ses résidus du corporatisme fascisant au sein du Front National.

La main de fer, comme la main invisible cherche un sauveur suprême quitte à restaurer les valeurs du Royalisme. Emmanuel Macron reste tirailler entre la monarchie parlementaire et la République. N’est-ce pas par ironie qu’Emmanuel Macron pensait qu’il manque à la tête de l’état un Roi ?

Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment.

Ce dernier souhaite simplement devenir le nouveau Roi de la République, avec les références que cela comporte. Le Front Républicain avec à sa tête, un monarchiste convaincu pose problème pour ceux qui se réclament de la République. Il est plus monarchiste que Républicain.

Pendant ce temps-là, les castors tentent de nous imposer une vision en affirmant qu’un bulletin A, différent de B, différent de C, c’est la même chose. À ce stade, il suffirait de revenir à la base des mathématiques pour voir qu’il s’agit d’une vision populo-poujadiste de ceux qui n’ont jamais combattus l’extrême-droite, et ce sont même opposés à ceux qui combattaient l’extrême-droite pendant des années.

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