Quelques détails du programme d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron risque de devenir le prochain président de la République. En attendant les législatives, il apparaissait obligatoire de mettre en évidence un programme particulièrement emprunté avec une inspiration très droitière et très libérale.

 

Sur l’introduction du programme

Dans l’introduction de son programme, Emmanuel Macron utilise l’expression complotiste « nouvel ordre mondial » :

Le nouvel ordre mondial nous impose un terrorisme djihadiste qui a frappé notre pays ces dernières années

Selon lui, il tente de définir les différents changements que nous ont fait subir les djihadistes et les puissances autoritaires sur notre mode de vie. Une telle expression dès l’introduction laisse entreprendre un programme mal ficelé, mais surtout emprunté à un complotisme entièrement assumé.

Les désirs de retrouver le passé d’une France éternelle amatrice des différentes conquêtes ne peuvent que relever du colonialisme. D’ailleurs, il n’a pas ajouté d’autres termes à « conquête » que celui de « Français ». On se demande quel est l’état de cet esprit de conquête qui anime le mouvement « En Marche ! » ?

Pour renouer avec l’esprit de conquête français, je veux passer avec vous un contrat de droits, de devoirs, et de responsabilités

On constatera qu’Emmanuel Macron ne propose pas également un programme comme il l’énonce dans la première page de brochure, mais un contrat général qu’il aura signé. Si bien que s’il est président élu avec une majorité à l’Assemblée Nationale ou une coalition avec l' »UDI » et le parti « Les Républicains », il faudra le renvoyer sur ce texte qui signifie un engagement solennelle avec ceux qu’ils l’auront élus.

Quand Emmanuel Macron nous parle d’une Société du Travail, il oppose manifestement, à la société qui est rongée par le chômage, mais aussi fait référence au stakhanovisme :

Le deuxième chantier sera celui de la société du travail.

Emmanuel Macron nous explique le modèle de « Greenwashing » passera par la dérégulation des différentes normes, afin de libérer des « carcans » et des différents « blocages ». Autant dire qu’il s’agit du même modèle productiviste :

Je veux accélérer l’émergence d’un nouveau modèle de croissance réconciliant transition écologique […]  La société que je veux sera à la fois libérée des carcans et des blocages, et protectrice des plus faibles.

Comme de nombreux candidats, il espère faire respecter l’autorité d’état. Cette expression marque par l’apparition du concept de « tolérance zéro » et de l’autoritarisme allant de paire avec le jusqu’au-boutisme sécuritaire. Il considère comme l’extrême-droite, dont la célèbre phrase de Jean-Marie Le Pen que la Sécurité est l’une des premières libertés :

restaurer partout l’autorité de l’État et dans l’État, garantir l’indépendance de l’autorité judiciaire sont les conditions premières de la liberté de chacun.

Sur la question de l’Europe, nous sommes très loin de cette vision généreuse quand on pousse les travailleurs grecs, nos camarades, à dormir dans la rue, à manger des morceaux de pain, à toujours plus d’austérité, car les mesures précédentes ont créé d’avantages de problèmes, alors le cercle infernal de l’austérité pousse à toujours plus d’austérité. C’est cette Europe qui crée la gangrène en elle-même, et met en avant l’euroscepticisme. Par exemple, L’UKIP et le FN sont favorables à un ultra-capitalisme, mais de manière nationale. Il y a un véritable déni de démocratie à l’intérieur de la zone européenne. L’Europe généreuse du libéralisme n’existe pas, et n’est qu’un leurre. L’Europe des travailleurs passera par l’éradication des patries, du patriotisme et nationalisme.

En relançant une Europe ambitieuse, qui investit et qui protège, et dont la vitalité démocratique et le goût pour l’avenir seront retrouvés

Le patriotisme d’Emmanuel Macron sous le masque de l’égalité des chances (quand on sait qu’il s’agit d’une phrase créée par Pétain contre l’égalité réelle) laisse songeur. Retrouver « la fierté d’être Français » laisse s’attacher à concept d’identitarisme profond.

Je veux que nous retrouvions ensemble la fierté d’être français. Car la France est une chance.

Quand il parle de rendre des comptes devant le Parlement, il parle en réalité de saisir le Congrès de Versailles pour y tendre des discours. Il aurait pu le nommer, ce qui monte un programme bâclé.

Je rendrai compte chaque année devant le Parlement de l’avancée de ce contrat avec vous.

Bien vivre son travail et inventer de nouvelles protections

Emmanuel Macron souhaite augmenter le salaire net, et non le salaire brut. Autrement dit, il ne déplace qu’une partie du salaire socialisé vers le salaire net. De ce fait, il n’y a pas d’augmentation de salaire fondamental, puisque le salaire net n’est qu’une part d’une salaire brut. Autrement dit, le salaire brut ne change pas, ce ne sont pas des hausses de salaire. De plus, une baisse de cotisation salariale signifie moins de droits vers l’allocation chômage tout comme une déstructuration planifiée de la Sécurité Sociale en vu d’une possible privatisation.

Sans que cela ne revienne plus cher aux employeurs, nous réduirons les cotisations payées par les salariés, par les indépendants et par les fonctionnaires : près de 500 euros supplémentaires nets par an pour un salaire de 2200 euros nets par mois.

L’utilisation du terme « smicards » renvoie à une vision particulièrement négative de la perception des personnes, dont le revenu est le « SMIC ». Il s’agit d’un mépris important pour les classes populaires. Cela laisse songeur.

De plus, la prime d’activité a été instaurée par le gouvernement de Manuel Valls pour remplacer la prime pour l’emploi (PPE) et le RSA activité. Cette prime permet de soutenir l’activité et le pouvoir d’achat des travailleurs, gagnant moins de 1 500 euros par mois. Autant dire qu’Emmanuel Macron ne crée rien de fondamental.

Tous les smicards qui bénéficient de la prime d’activité toucheront par exemple l’équivalent d’un 13e mois de salaire, soit 100€ nets de plus chaque mois.

Il n’est plus question de défiscaliser les heures supplémentaires, mais de supprimer toutes cotisations sociales sur ces dernières. Cela entraîne inexorablement un manque à percevoir sur la Sécurité Sociale. Cela va permettre de mieux payer les heures supplémentaires (en net et non en brut). Pour autant, il faut noter que la moyenne du temps de travail des salariés est située aux alentours de 39h00.

Nous rétablirons les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires.

Si l’ouverture de l’assurance-chômage aux personnes qui démissionnent peut-être vu comme une source de progrès, ce dernier sera soumis à une condition : une fois tous les cinq. Dans le cas contraire où un patron pousse à la démission son employé, celui-ci n’aura aucun fruit pour lequel il aura cotisé. Cela montre bien que la question entre le fait de cotiser, et le fait d’avoir des droits est loin d’être un exemple de l’égalité que promeut Emmanuel Macron.

Ensuite venons-en sur la question de la suspension des allocations en cas de deux refus d’offres mentionnées comme « raisonnables » entraîneront la suspension de l’allocation chômage. Cela permet à Emmanuel Macron, comme son collègue François Fillon d’affirmer que les responsables du chômage ne sont pas les entreprises qui licencient en masse, mais bien les chômeurs qui n’acceptent pas le travail que lui propose Pôle-Emploi. Dans ce cadre, Emmanuel Macron est prêt à jeter à la rue des milliers de familles ou les pousser vers la porte du RSA sur la base de critères subjectifs. Cela permet de mettre une véritable épée de Damoclès sur la tête de chaque chômeur en les obligeant à prendre n’importe quel métier sous peine de sanction pécuniaire importante, à un moment où les dysfonctionnements de Pôle Emploi sont légion. Il s’agit d’une menace contre les travailleurs et les chômeurs. De plus, il s’agit d’une mesure emblématique de Nicolas Sarkozy.

Nous ouvrirons les droits à l’assurance-chômage  aux salariés qui démissionnent.

Ce droit ne sera utilisable qu’une fois tous les cinq ans. En contrepartie, l’insuffisance des efforts de recherche d’emploi ou le refus d’offres raisonnables  entraîneront la suspension des allocations.

Le fameux plan de relance et d’investissement qu’Emmanuel Macron propose aux chômeurs s’inscrivent dans une logique de plusieurs milliards d’euros, avec l’idée qu’une jeunesse formée trouvera mieux sa place sur le marché de l’emploi, ou plutôt l’adaptera aux différents besoins du marché de l’emploi. Il s’agit de ce fait de former un énorme vivier pour les entreprises qui pourront se servir de cette réserve de travailleurs en cas de hausse et de baisse des carnets de commandes, tout en faisant du chantage à l’emploi. Les formations n’ont pas pour objectif d’augmenter la qualification des personnes peu ou pas diplômées, mais de leur donner des qualifications que veut le marché du travail. Une nuance importante qu’il faut mettre en évidence.

Nous formerons 1 million de jeunes et 1 million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés et aujourd’hui sans perspective.

Les aides des agriculteurs auront pour vocation la modernisation de leurs exploitations pour qu’ils puissent avoir une productivité toujours plus grande. Ce plan d’investissement ne fait pas face aux grandes mutations qui secouent le monde agricole. De ce fait, affirmer qu’ils seront mieux payés, alors que le mouvement « En Marche ! » souhaite une agriculture toujours plus productiviste est un leurre. C’est le productivisme qui au détriment de la qualité pose problème. L’agriculture française est face à une crise de la surproduction. En même temps, au nom des lois du marché, il ne négociera rien avec les industriels qui demandent des prix toujours plus bas à propos des agriculteurs.

Enfin, faire évoluer le droit européen de la concurrence reste un leurre, puisque le programme d’Emmanuel Macron souhaite une concurrence débridée, partout où elle est possible, donc entre les travailleurs agricoles, entre les agriculteurs, mais aussi entre les pays avec les conséquences que l’on connaît actuellement.

Nous serons aux côtés des agriculteurs pour qu’ils vivent de leur travail, plutôt que des aides publiques

5 milliards d’euros de notre Plan d’investissement seront consacrés à la modernisation de leurs exploitations. Et nous les aiderons à être payés au prix juste en soutenant les organisations de producteurs dans leurs négociations avec les industriels. Nous nous battrons pour faire évoluer dans ce sens le droit européen de la concurrence.

La question de l’alternance existe déjà au niveau des BEP/BP et va jusqu’en licence professionnelle, voir certains Master. Emmanuel Macron n’invente rien de nouveau, puisque cela existe déjà.

Nous ferons un effort massif pour l’apprentissage.

Nous développerons les périodes de pré-apprentissage et les filières en alternance dans tous les lycées professionnels. Des licences professionnelles seront préparées sur trois ans et en alternance. Nous ferons converger les contrats existants et impliquerons pleinement les branches professionnelles dans la définition des programmes et l’organisation des formations.

Libérer le travail et l’esprit d’entreprise

Le nom de ce chapitre renvoie en particulier à l’idée que la question du travail ne serait pas libre, et que l’esprit d’entreprise serait emprisonné dans de nombreux verrous.

Le RSI mis en place par l’UMP dispose de nombreux fonctionnements que cela soit sur la question des cotisations patronales ou salariales. Emmanuel Macron souhaite supprimer le RSI. Dans le cadre présent, s’il y a une réduction des cotisations patronales, elles devront être forcément versées à un autre organisme, ou sinon ces dernières n’ont pas intérêt à verser des cotisations sociales.

Nous simplifierons la vie des entrepreneurs.
Nous réduirons leurs charges et supprimerons le Régime Social des  Indépendants (RSI) qui ne fonctionne pas. Nous doublerons les plafonds pour pouvoir bénéficier du régime fiscal de la microentreprise. Nous mettrons fin à toute forme de concurrence déloyale en permettant chaque année à tous les artisans et commerçants d’opter ou non, selon leurs besoins, pour le régime fiscal de la microentreprise.

Le coût du travail qui se caractérise par le fait que le travail coûte cher, et qu’en continuant cette idée, il faudrait « abroger » le travail pour supprimer ce coût. Cela s’inscrit dans la « maximisation du profit », base de la théorie néoclassique. Dans le cadre présent, il s’agit une fois de plus, pour les partisans de la bourgeoisie la plus rance de considérer que les cotisations patronales sont un frein à l’embauche. De ce fait, Emmanuel Macron propose des cotisations faibles (voir inexistante) pour des salaires faibles, obligeant les patrons à mettre en avant des salaires faibles pour leurs salariés afin de les adapter au « coût du travail ».

Le CICE de 40 Mds qui n’a créé aucun emploi, alors la pérennisation de ce dernier à travers deux mesures ne va que conforter l’effort des travailleurs pour que le chômage puisse continuer ou la création d’emplois de manière aléatoire, si et seulement si l’entreprise subit une hausse constitutive de ses demandes vis-à-vis de son carnet de commandes, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Nous réduirons le coût du travail.

Nous aiderons les entreprises à embaucher en baissant les cotisations sociales employeurs de 6 points en remplacement du CICE, et jusqu’à 10 points au niveau du SMIC : les employeurs économiseront près de 1800 euros par an et par salarié au SMIC, 2200 euros par an pour un salarié payé 3000 euros bruts par mois.

Le « Bonus-Malus » sur les contrats courts, et les contrats précaires des employeurs existent déjà. C’est pour cela qu’aujourd’hui, un CDD est plus valorisant qu’un CDI grâce à la prime de risque qui se situe autour de 10%.

Nous combattrons la précarité en responsabilisant les employeurs.

Nous créerons un bonus-malus sur l’assurance-chômage. Les employeurs qui entretiennent la précarité en recourant exagérément aux contrats courts paieront plus de charges, ceux qui créent des emplois stables en paieront moins.

Emmanuel Macron souhaite mettre en place une « Loi Travail XXL » à travers une refonte du dialogue social au sein de l’entreprise. Les accords d’entreprise seront situés toujours au-dessus de la Loi au nom de l’inversion de la hiérarchie des normes. Cette baisse de la protection des droits des travailleurs permet au patronat de faire adopter des accords sous forme de chantage à l’emploi, tout en détruisant les bases du dialogue social. Entre le patron et le salarié, l’un aura toujours l’avantage sur l’autre, puisque le patron peut licencier à tout moment le salarié, ce qui n’est pas le cas du salarié qui ne peut pas licencier son patron. De plus, les référendums d’entreprise ont pour objectif de contourner les syndicats au sein de l’entreprise. Il s’agit en fin de compte de précariser toujours plus les salariés en les sacrifiant sur l’Hôtel du patronat pour mieux les exploiter derrière, et les laisser à main invisible du marché. Le code du Travail par entreprise suggère une plus grande opposition entre les entreprises, et une concurrence toujours plus rude entre les travailleurs, et toujours plus de bénéfices pour les entreprises, et donc de dividendes pour les propriétaires de part de ses entreprises.

Nous redéfinirons le dialogue social.
Les principes fondamentaux (durée légale du temps de travail, égalité professionnelle, salaire minimum…) resteront dans la loi. Mais, par exemple, les horaires effectifs  ou l’organisation du travail seront négociés au plus près du terrain. Ils seront définis  par accord majoritaire ou par référendum d’entreprise sur la base d’un accord.

La contrepartie du harcèlement et des menaces de la suspension des allocations chômage par Pôle-Emplois est la mise en place de son universalité.

Nous permettrons à tous les travailleurs d’avoir droit à l’assurance-chômage.
Les artisans, les commerçants indépendants, les entrepreneurs, les professions libérales, et les agriculteurs disposeront, comme les salariés, de cette protection.

Le programme d’Emmanuel Macron reste libéral, alors tous les règlements sont mal-vu de la part de ce dernier, c’est pour cela qu’il souhaite mettre à disposition un site internet expliquant chaque règlement (il y a du travail !) pour faciliter les entreprises à les contourner.

Nous créerons sur Internet un nouveau service d’explication de la réglementation pour les entreprises.

Un site Internet unique donnera à chaque TPE ou PME les obligations légales et conventionnelles qu’elle doit respecter en fonction de sa situation. Les réponses fournies en ligne seront valables face à l’administration.

Inventer un nouveau modèle de croissance

Emmanuel Macron compte lancer un plan d’investissement à hauteur de 50 Mds d’euros (10 Mds par an) concernant différents secteurs, alors qu’il compte baisser les dépenses publiques de 60 Mds d’euros. L’investissement et les mesures d’austérité sont incompatibles.

Nous lancerons un grand Plan d’investissement de 50 milliards d’euros.

Ce plan sur 5 ans sera mis au service des qualifications de tous les citoyens, de la transition écologique, de la révolution numérique, de la modernisation des services publics et de la rénovation urbaine.

La fameuse phrase que les libéraux retiennent dans le cadre de la baisse des impôts et des taxes sur les sociétés se traduit par « les profits d’aujourd’hui seront les investissements de demain ». Dans les faits, cela se traduit par « les profits d’aujourd’hui seront les dividendes de demain ». D’ailleurs, plus une entreprise donne de « dividendes » à ses actionnaires, moins elle investit. De ce fait, la baisse de l’impôt sur les sociétés va se concrétiser par une hausse massive des dividendes sans pour autant se concrétiser en investissement privé.

D’ailleurs, l’idée que les investissements se font sur cette base est de nier l’idée que les investissements sont justement réalisés dans l’idée de réaliser une expansion d’entreprise, et d’augmenter les profits. De nombreuses entreprises n’ont pour vocation d’augmenter leur taille, puisque cela nécessite des politiques agressives et mise en concurrence toujours plus forte avec des parts de marché qui augmentent pour ces dernières. Seule la recherche technologique peut générer de l’investissement privé dans les différentes entreprises. Dans les faits, on peut dire que la France est un mauvais élève dans ce domaine.

Ainsi, la baisse de l’impôt sur les sociétés comme la baisse des cotisations patronales (à travers la pérennisation du CICE en matérialisation durable de baisse de cotisation sociale) ne vont aucunement favoriser l’investissement.

Nous soutiendrons l’investissement privé.
Nous baisserons l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25% pour rejoindre la moyenne  européenne. Nous transformerons le CICE en allègements de charges pérennes, et l’ISF en « Impôt sur la Fortune Immobilière » sans accroître la fiscalité actuelle sur l’immobilier et les droits de succession, et sans taxer ce qui finance les entreprises et l’emploi. Nous créerons un prélèvement unique sur les revenus du capital, de l’ordre de 30%

Les mêmes règles pour tous

Emmanuel Macron souhaite instaurer un système de retraite par point, et non par année de cotisation. Cela ne peut que créer une dérégulation entre les personnes ayant cotisé différemment. Le système universel risque d’aggraver le niveau des retraites pour de nombreuses personnes.

Nous mettrons fin aux injustices de notre système de retraites.

Un système universel avec des règles communes de calcul des pensions sera progressivement mis en place. Le fait de changer d’activité ou de secteur sera sans effet sur les droits à la retraite. Avec un principe d’égalité : pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous !

Cette mesure de façade ne permet en aucun cas de lutter contre l’égalité hommes-femmes au travail, les entreprises ne seront pas finalement sanctionnées alors qu’elles contreviennent aux règles fondamentales de la Loi.

Nous publierons les noms des entreprises qui ne  respectent pas l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Nous testerons au hasard, et massivement, les entreprises pour vérifier qu’elles respectent bien la loi en la matière.

La fraude sociale représente un montant évalué à 1,009 milliard d’euros en 2016. Ce chiffre reste misérable comparé à la fraude fiscale qui est évaluée entre 60 et 80 Mds d’euros. Faire de cette mesure l’un des axes phares du quinquennat sous-entend que ceux qui perçoivent des aides sociales sont des potentiels fraudeurs. On constatera pour anecdote que la lutte contre la fraude fiscale correspond à une ligne dans le programme, alors que la lutte contre la fraude sociale en représente près de quatre. Simple question de vision. La lutte contre les pauvres sera plus intense que celle contre les riches.

La lutte contre la fraude aux prestations sociales sera amplifiée.

Une fraude grave entraînera désormais, en plus du remboursement, la suspension de la prestation.

Le clou final

La question de l’endettement pousse le mouvement « En Marche ! » à prendre des positions en faveur de l’austérité en poussant la réduction des déficits publics. Pour l’année 2017, si les chiffres sont tenus celui-ci atteindra 2,8% du PIB, soit un chiffre proposé inférieur à 69 milliards.

Nous savons tous que l’État est lourdement endetté.

Il n’y a pas de politique qui vaille sans responsabilité budgétaire. C’est pour cela qu’il faut RÉDUIRE NOS DÉFICITS. La France s’y est engagée mais c’est surtout un devoir à l’égard des générations futures. La première exigence, c’est de respecter cet engagement envers les Français. Nous effectuerons donc 60 milliards d’économies, en responsabilisant les ministres sur leurs objectifs de réduction des dépenses.


Vous pouvez utiliser, partager les articles et les traductions de Révolution et Libertés en précisant la source et en ajoutant un lien afin de respecter le travail. Pour toute information supplémentaire : revolutionetlibertes@gmail.com

Laisser un commentaire