Pour Emmanuel Macron, ce sera une « Loi Travail XXL »

Emmanuel Macron, candidat favoris à l’élection présidentielle n’est pas vraiment le candidat des classes populaires, et encore moins celui des travailleurs. Ce dernier prévoit de mettre en place une « Loi Travail XXL » par ordonnance au cours de l’été 2017.

Voter pour Macron pour faire barrage au Front National, c’est assumer la présence d’Emmanuel Macron à la tête de l’Élysée pour une durée de cinq ans. S’il n’y a guère de doute quant à sa présence au Palais de la rue du Faubourg Saint-Honoré. On comptera sur  les différents reports de voix concernant les électeurs des différents candidats sur sa personne au nom du fameux « Front Républicain ».

Les prochains jours risquent d’être calmes. Le 1er mai sonne le glas pour les partisans du patronat qui verront défiler tout ce qu’ils haïssent : à savoir des mouvements de travailleurs structurés et prêt à partir à l’affrontement contre de nouvelles attaques.

La CFDT prêt à tout pour soutenir Emmanuel Macron, et son programme de Droite

On le sait que la CFDT ne sera pas dans la rue. La centrale syndicale « Jaune », devenue le bras droit du patronat dans les entreprises privées n’a que faire des intérêts des travailleurs. Ce qu’il l’intéresse, ce sont les intérêts du patronat, dont celui de Pierre Gattaz.

Dans le cadre de la « Loi Travail XXL » d’Emmanuel Macron, ne soyons pas surpris de les voir s’aligner dans cette direction. Ce n’est pas pour rien que Nicole Notat, ancienne patronne de la CFDT, a rejoint la campagne du mouvement « En Marche ! » :

Voter Macron au premier tour à cette élection, est l’alternative au sombre pronostic qui voudrait que ce scrutin majeur soit une nouvelle fois laissé en otage à l’extrême droite

Ce n’est pas étonnant que la CFDT en tant que centrale syndicale appelle directement à voter pour le candidat du patronat. Les conséquences de la paupérisation massive des travailleurs ne peuvent qu’influencer un vote massif vers l’extrême-droite sur les prochaines élections de l’année 2018 et au-delà.

La Loi Travail un outil pour le patronat contre les travailleurs

Les prolétaires et les travailleurs savent que le programme d’Emmanuel Macron n’est pas celui du camp du travail, mais bien celle d’une bourgeoisie rance qui défend le concept d’un code du travail spécifique pour chaque entreprise, avec la mise en concurrence toujours plus forte des travailleurs les uns contre les autres.

La « Loi El-Khomri » est passée en force à travers l’application du « 49-3 ». Ce vote n’a toujours pas été digéré par les travailleurs, mais largement apprécié par la CFDT qui se constitue comme être la roue de secours que le capitalisme a besoin dans le syndicalisme.

On constate que plusieurs mois après le vote de cette dernière, le chômage ne fléchit pas, et se retrouve même en stagnation. La compétitivité des entreprises progresse sur le papier, mais les emplois créés ne permettent pas de faire baisser la courbe du chômage.

Cette traduction permet facilement d’affirmer que la cause du chômage structurel en France n’est pas la rigidité du Code Travail, mais bien la faible demande, et le pouvoir d’achat très faible que les entreprises fragilisent toujours un peu plus.

Pourtant, Emmanuel Macron et ses experts les plus extrémistes ne changent pas de position, leur théorie affirme que le taux du chômage est proportionnel à la taille du Code du Travail, alors que ne nous mentons pas, ce sont ces derniers qu’ils l’ont considérablement alourdi depuis près de 30 ans avec de multiples dérogations. En conséquence, ils en portent la responsabilité, dont celui du niveau du chômage.

Le Contenu de la Loi Travail XXL

Macron veut « un plafond et un plancher pour les indemnités prud’homales pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (hormis les cas de discrimination, de harcèlement, etc.) »

Si l’accord est minoritaire (signé par des syndicats représentant 30% des salariés), Emmanuel Macron propose de donner à l’employeur la possibilité d’organiser directement un referendum auprès des salariés. Mais la proposition phare du leader d’En Marche ! concerne la primauté absolue accordée aux accords d’entreprise. Voilà un point du programme Macron qui risque d’effaroucher les organisations syndicales qui ne manqueront pas de l’accuser de vouloir « contourner le fait syndical ».

Les mouvements contre « Loi Travail » à l’épreuve de la « Loi Travail XXL »

Le mouvement issu de la « Loi Travail » est relativement structuré que cela soit à travers les cortèges de tête, les centrales syndicales ou les différents collectifs. L’autonomisation de nos luttes et de nos méthodes peut paraître violente pour la bourgeoisie. La guerre de classe que nous traversons ne va fléchir avec un projet archaïque, dépassé et surtout réactionnaire. En effet, il s’agit de prendre pour ceux qui défendent que le prolétariat, que rien n’est acquis que chaque conquête sociale mérite d’être sacrifiée par le patronat.

Le partisan de la « Tolérance Zéro » ne supportera pas vraiment les mouvements sociaux qu’il n’hésitera pas de réprimer d’une main de fer, et dans le sang à coup de flash-ball et de grenades de désencerclement au niveau du visage. Le visage autoritaire est dans la dialectique du programme d’Emmanuel Macron. Il n’aura aucune pitié vis-à-vis du prolétariat, et encore moins quand ils révoltent contre l’ordre et le capital.

La guerre de classe ne nécessite pas forcément de la martyrologie, mais les affrontements entre le patronat et le prolétariat se cristalliseront par des affrontements dans la rue.

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