Il y a deux ans, la prise d’otage de l’Hypercacher

 

Le 9 Janvier 2015, Amedy Coulibaly prit en otage les clients de l’Hypercacher (situé à la porte de Vincennes) quelques jours après l’attentat contre Charlie Hebdo et l’assassinat de Clarissa Jean-Philippe, la policière de Montrouge.

Deux ans jour pour jour que le terroriste rallié à Daesh pénétrait dans l’Hypercacher armé de fusil d’assaut, et de quinze bâtons d’explosifs. Il fit feu contre les personnes se trouvant dans l’épicerie, trois personnes tombèrent sur les balles. Yohav Hattab tente le tout pour le tout en saisissant une des armes posées à terre pour désarmer le terroriste, l’arme est enrayée, il sera exécuté d’une balle dans la tête. Dans le cas présent, les personnes furent assassinées parce que juif.

Faute de commémoration populaire et citoyenne, le CRIF a décidé en tout honneur de prendre en charge l’évènement, mais si celui-ci reste largement communautaire. Sur la tente déposée par l’organisation, il était écrit que « Nous n’oublierons jamais Philippe Braham, Yohan Cohen, Yohav Hatab et François Michel Saada, victimes de la haine antijuive ». Les personnes étaient invitées à allumer les bougies du souvenir en soutient à la famille. On constate qu’il n’y a pas eu de prise de parole cette année, c’est bien dommage. En effet, il aurait été nécessaire d’entendre des discours afin que la mémoire des personnes assassinées puissent continuer de vivre.

Pourtant, ce que l’on constate le plus flagrant est le silence de la société civile, des associations laïques et contre les discriminations, et des partis politiques. La présence du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux arrivé à 18h30 sur les lieux de l’attentat est tout de même à souligner.

Alors que les actes antisémites progressent de manière importante sur le territoire liés à différents facteurs qui parfois peuvent être complémentaire. L’antisémitisme tue. Du meurtre d’Ilan Halimi, aux exécutions de l’école Ozar Hatorah à Toulouse, il y a cette gangrène millénaire qui continue de faire des ravages, parfois dans une indifférence générale.

Si la pluie peut effectivement faire repousser les personnes, comme le fait que ce soit un lundi soir, la question d’un rassemblement populaire n’était pas prévu sur d’autres jours, y compris les jours sans pluie.


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