Une situation catastrophique à Alep

Une rue détruite d'Alep en Syrie, le 3 juillet 2016 Photo GEORGE OURFALIAN. AFP
Une rue détruite d’Alep en Syrie, le 3 juillet 2016 Photo GEORGE OURFALIAN. AFP

 La deuxième ville de la Syrie est bombardée par le régime syrien et la Russie depuis quelques jours, et cela, de manières intensives et offensives. Cette opération militaire est d’une ampleur inégale depuis le début du conflit politique. Les quartiers bombardés concernent principalement les habitants.

Les Alépins meurent par centaines sous les mortiers, les bombes, les explosions incendiaires ou sous les gravats. Alep se transforme, au fur et à mesure, à une montagne de poussière, de cendre et de sang. C’est en autre ce qu’a déclaré une députée française sur une chaîne d’information en continue, ces derniers jours

Peut-on dire que la guerre civile bascule ? Non. Puisqu’au l’horreur a débuté, il y a déjà cinq ans. Dans le fond, nous nous enfonçons toujours plus dans l’horreur de la guerre civile où dans le cas présent les Alépins sont devenus les cibles d’un régime autoritaire, dont les limites sont infinis dans la barbarie. Si Bachar Al-Assad affirme lutter contre le terrorisme islamique. Il faut rappeler qu’en juin 2011 qu’il a fait libérer les islamistes de manière massive. En 2012, ces prisonniers ont formé le mouvement du Front Al-Nostra. Ainsi, Bachar Al-Assad est entièrement responsable de la situation islamiste vis-à-vis du Front Al-Nostra qui n’est autre que le petit bébé du parti Baas.

Alors que la propagande russe (francophone ou russophone) explique en boucle qu’il s’agit d’une opération antiterroriste, alors on peut répliquer qu’il s’agit d’une opération visant à en finir avec les Alépins. En effet, ces derniers affirment que les Alépins sont des terroristes. De ce fait, il n’est que logique que des bombardements visant des convois humanitaires, des Hôpitaux, des rassemblements de personnes avec des armes non-conventionnelles. La propagande du régime syrien affirme que les bombardement syriens/russes ne seraient que de la propagande occidentale entièrement mensongère. En matière de théorie du complot, on ne pouvait faire mieux, sachant que tous la complosphère est rangée derrière le tyran de Syrie.

Lors de la guerre Iran/Irak (1980-1988), le parti Baas et les partis islamiques se sont affrontés durant près de 8 années faisant plus d’une centaine de milliers de morts. Si le mouvement Baas a eu deux fractions : l’une syrienne, l’autre irakienne, il s’agit du même mouvement et de la même idéologie. La fraction Baasiste du mouvement irakien était incarnée par Sadam Hussein, celle syrienne par le Clan Assad (Hafez, puis Bachar). Aujourd’hui, le mouvement baasiste et les fidèles de la révolution iranienne vivent le grand amour.

Ainsi, les milices de Bassidj » de Hassan Rohanni et le Hezbollah combattent tranquillement pour le parti Baas et le régime syrien en toute tranquillité sûrement au nom d’une laïcité islamique.

D’autant que le régime iranien a pendu près de sept kurdes durant le mois de septembre, d’après le CNRI (Conseil National de la Résistance Iranienne).

On peut se poser prochainement la question de l’intervention de la Turquie sur Alep avec les dernières déclarations du président de Erdogan.


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