La CFDT est prête à signer le projet de Loi Travail

CFDT MEDEFLa #LoiTravail divise de plus en plus la population. La pétition #LoiTravailNonMerci stagne actuellement à 1.25 Millions de personnes, un record absolu en matière de pétition.

Sur le plan des manifestants, la comparaison est régulièrement faite avec le #CPE (Contrat Premier Embauche, autrement dit Contrat Poubelle pour Étudiant), le début du mouvement est supérieur à ce dernier sur le plan national comme sur le plan francilien.

Le gouvernement se sent de plus en plus isolé sur le texte en question tout comme le patronat. Alors que le patron #MEDEF (l’organisation patronale du #CAC40) a menacé, fait chanté la secrétaire de la CFE-CGC (le syndicat des cadres) et accusé de faire son « cégétiste ». Le dialogue ne passe plus avec Pierre Gattaz. Cet homme violent n’en finit plus de violer les lois du Code Pénal pour arriver à ses fins, sûrement à cause de la complexité pour le patronat de le lire. D’ailleurs, il le montre, cet homme n’a que la violence au bout de ses lèvres, comme les armées ont des fusils.

Autrement dit, la lutte de la part de la droite et la gauche du XIXème (UMP-PS) et le patronat sera jusqu’au boutiste. Il ne fait guère de doute qu’il ne peut y avoir de modification du texte. Ainsi, le bras de fer risque de durer et s’éterniser.

Les néolibéraux affirment qu’en Espagne, en Italie, la réforme du travail s’est déroulée sans aucun mouvement social. On peut se poser la question de cette amnésie sélective sur certains sujets précis. S’il y a réellement une amnésie de leur part, cela se travaille avec des professionnels de la Santé, si c’est une diffamation ou une injure cela se règle devant les tribunaux correctionnels et populaires, le peuple aura son dernier mot. Cette amnésie n’a pas lieu d’exister, on ne peut trouver une excuse dont le motif reste la mauvaise foi des néolibéraux. En effet, il y a bien eu des mouvements de grèves générales en Italie (le 12 décembre 2014), en Espagne (le 29 Mars 2012), au Portugal (25 décembre 2012), au Royaume-Uni, en Irlande. Cette propagande a pour but d’imposer les réformes voulues par l’OCDE et la Commission Européenne pour diminuer le déséquilibre macroéconomique tout en appliquant la doctrine néoclassique. Alors que, les classes populaires, partout dans le monde ne veulent pas de ces réformes. Elles sont imposées à travers une répression de classe importante. Le néolibéralisme n’a jamais pu se conformer à la démocratie, il se conforme à la répression des classes dites « dangereuses ».

Manuel Valls pour pouvoir tenter de déminer le mouvement social, se sert une fois de plus des centrales syndicales dites « réformistes » pour arriver à ses fins. Les syndicats néolibéraux comme la CFDT s’apprêtent à réviser le texte pour le signer.

Au moment où nous commémorons la tragédie de Courrières, nous prenons conscience que l’économie et le droit du travail sont deux choses différentes. Les 1100 morts de cette catastrophe résultent de la logique du droit du travail soumis à l’optimisation économique. Ainsi, le code du Travail est né en 1906 pour défendre la dignité des travailleurs, après de nombreuses grèves générales et manifestations durement réprimées par le patronat et l’état. Vouloir sans cesse optimiser le code du travail au profit de l’économie revient à assumer pour les défenseurs de cette thèse la méconnaissance absolue de la philosophie du droit du travail. De ce fait, placer le code du travail sous la tutelle économique revient ni plus, ni moins à nous placer petit à petit avant 1906. Dans le fond, les partisans du projet El-Khomri et la Droit archaïque souhaitent supprimer le code pour laisser place à des conventions collectives sous la tutelle du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

Le changement de la hiérarchie des normes provoquera une hausse massive du chômage. Les gardes-fous sauteront. Hoover pensait ainsi, des millions de chômeurs se retrouvèrent à la rue. Hollande, Sarkozy et Ménard suivent cette idée, ils balanceront des millions de chômeurs en plus dans la rue.

cfdt_1La CFDT de Laurent Berger, après avoir signé, tous les textes de casse du droit du travail et ouvert un à la jungle libérale des pans entiers de l’économie, se mobilise pour augmenter la précarisation des travailleurs. Cela n’a jamais fait baisser le chômage, ni même permis de grandes victoires sociales.

La trahison de la CFDT devient une habitude. À un moment donné, son caractère réformiste s’efface pour donner un caractère néolibéral. C’est fini de trahir le prolétariat, il serait peut-être temps de laisser la CFDT fusionner avec le MEDEF. Il s’agirait d’un gain de temps pour tous les salariés.

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