Le projet de loi Myriam El-Khomri conduira à la hausse du chômage

Cbpz3NaW0AEJfYwLe projet de Loi Myriam El-Khomri intitulé : « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » s’inscrit dans une véritable reconstruction du Code du Travail pour les intérêts d’un Patronat qui fait mine d’être illettré et analphabète.

Ce dernier assure que le Code du Travail est devenu illisible. Or, s’il n’arrive point à lire comme le prétend le Patronat, c’est parce qu’ils l’ont intégré. Toutefois, à défaut de montrer à nos jeunes, que des adultes gérant des sociétés de taille importante n’arrivent point à lire le Français, cela pose des questions évidentes.

Ces dernières années, le patronat a utilisé l’argument de la croissance constante du Code du Travail, en nous montrant sans cesse que les articles de loi et les commentaires de loi dans les éditions Dalloz, étaient la même chose. Il n’a pas osé assumer que la croissance des articles viennent de la multiplication des dérogations pour justement annuler les règles de droit fondamental. Le patronat et la droite ont mis en place une offensive pour détricoter le droit du travail visant à la régression sociétale.

Dans la théorie libérale de la droite dure et de la droite médiévale (avec l’idole de la dame de Fer), la baisse du Code du Travail permet la hausse des carnets de commandes et donc l’embauche. Alors que dans les faits, la baisse du Code du Travail permet l’augmentation des licenciements, l’arbitraire et la continuité du chômage. En soi, c’est une bonne loi pour la hausse du chômage.

Face à une telle offensive, une pétition a été lancée pour demander à Myriam El-Khomeri, le retrait du projet de Loi qu’elle défend. À ce jour, elle atteint près de 740 000 personnes, prenant de l’avance sur les syndicats.

Projet de loi El Khomeri 1

Fini, les 35h00, vous allez pouvoir travailler jusqu’à 60h00 sans avoir le choix.

La rupture avec la Gauche traditionnelle parait particulièrement modifiée, puisque loin sans faute, la France est l’un des pays les plus flexibles. Positionner dans le trio selon l’OCDE avec l’Indice synthétique de protection de l’emploi en CDI face aux licenciements individuels. On constate que la France devient un pays symbole de la flexiprécarité.

Le code du travail, permet de protéger les salariés face aux entrepreneurs. La casse du code du travail n’a jamais permis de créer un seul emploi, mais s’est toujours transformé en une augmentation de la précarité ouvrière et une hausse tendancielle du chômage. La question de la flexibilité, autrement dit, la casse du droit du travail serait proportionnelle à la hausse de la demande que l’on appelle « les carnets de commandes ». La politique de l’Offre, vu par le projet de loi Myriam El-Khomeri ne permet en aucun cas, une relance de l’activité économique durable dans le temps.

Le projet de Loi de Myriam El-Khomeri ne va ni dans le sens des entrepreneurs, ni dans le sens des travailleurs. Le MEDEF se réjouit des offenses contre le monde du travail, mais en même temps, l’organisme patronal ne représente en aucun cas un syndicat selon ses propres statuts et encore moins le nombre de sociétés. Le patron du groupe Avril, l’agrobusinessman Xavier Beulin soutient également la #LoiTravail.

Face à la montée de la fronde populaire qu’engendre la Loi, Dominique Reynié a lancé une pétition pour soutenir la #LoiTravail avec le soutien du #MEDEF. On comprend alors que le #PS, #LR, #MEDEF, #FNSEA dispose du même discours dont l’objectif est la destruction de toutes les conquêtes sociales. La destruction des droits fondamentaux en matière de travail est vue comme un symbole de modernité par la droite médiévale.

La pétition de l’Universitaire atteint timidement près de 7 000 personnes. Avec des arguments hypocrites, ils affirment que « ceux qui protestent aujourd’hui ont été bien silencieux pendant les mois et les années précédents, alors que le chômage ne cessait de croître ». Il s’agit d’un discours marquant la mauvaise foi de la droite. Retrancher, derrière des boucliers et des matraques, ce sont les personnes dont les vociférations permettent d’affirmer que le chômeur se conduit comme un assisté vivant au croché de la société et volant l’argent de ceux qui travaillent. Ce sont les mêmes qui font porter le chapeau au salariat du trou de l’UNEDIC, pour mieux revenir au XIXème Siècle.

À force de multiplication de projet de loi du travail s’alliant avec un objectif de résultat économique, les politiciens ont oublié l’objectif primaire du Code du travail et la séparation du ministère du travail et de celui de l’économie.

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