Le Brexit et David Cameron

Reuters/Darren Staples
Reuters/Darren Staples

Non-soucieux d’une Europe fédérale ou confédérale, le premier ministre ultralibéral britannique joue la carte du Brexit : la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne. Le chantage enfantin du chef des Torries menace l’ensemble de la stabilité de l’Union Européenne.

Les réunions avec les différents chefs d’état se poursuivent. La faillite intellectuelle de David Cameron se traduit par certains douteux : pressions, menaces et chantages. Or, dans le cadre d’un contrat ou d’un accord, les motivations rendent le contrat nul de droit. Le consentement des différentes parties est valable, là où il n’y a point de violence, d’extorsion, d’erreur ou de dol. Il s’agit d’un principe fondamental du libéralisme philosophique et juridique.

Concrètement, Cameron, Sarkozy, Donald Tusk, et cie n’appartiennent plus au libéralisme, mais à une autre philosophie où tous les coups sont permis. Cette pression montre un peu plus le décalage toujours plus à droite que David Cameron et ses confrères ont entrepris, et cela, avec un mépris important pour les autres peuples.

L’ultralibéralisme nationaliste que représente sa formation politique oppose le Brexit ou la soumission de l’UE à son programme. Cela aurait pour conséquence de faire en éclat le peu d’Europe des peuples qu’ils puissent rester, sachant qu’il ne reste point grand chose. Ce malthusien souhaite donc rester dans l’Europe, mais à ses conditions. Sa population excédée par la tentation d’une politique d’isolation, ses politiques d’austérité et la paupérisation augmentant comme un cheval au Galop court au contraire vers le Brexit.

Les demandes de réformes souhaitées par un seul parti politique s’inscrivent dans le repli de la Grande-Bretagne sur elle-même. Or, une réforme de l’Europe passe évidemment par le changement des traités européens. Dans ce cadre-là, il s’agit évidemment des parlements nationaux qui possèdent le dernier mot, malgré les tractations. Ce sont les députés où les citoyens qui auront le dernier mot du bras de fer engagé par David Cameron.

De ce fait, aucun accord ne peut ressortir dans l’état actuel, il devient donc évident que Cameron se confronte face à un mur et qu’il chutera de très haut.

Les revendications de David Cameron se résument ainsi : une augmentation de la souveraineté nationale, une compétitivité accrue de l’Union Européenne (une augmentation de la circulation et de facilité pour les capitaux et une radicalisation de la flexibilité), une meilleure gouvernance de l’Union Européenne, une meilleure protection du système social britannique (quand on sait que « le Big Society » est la volonté de détruire le système social britannique pour créer un système libertarien).

De plus, en cas d’échec des négociations des traités européens aboutissant sur un accord, la carte du chantage aboutit nécessaire au Brexit à travers le référendum promis par le premier ministre britannique.

Dans le cadre du Brexit, la Grande-Bretagne se retirai de l’ensemble des traités européens et donc du droit communautaires mis en place avec des effets importants.

Sur la question des réfugiés à Calais, qui stationnent dans des conditions où les droits de l’homme n’existent plus, les réfugiés se retrouveraient à Douvres en territoire Britannique. Sur le plan de liberté de circulation entre l’UE et la Grande-Bretagne, l’ensemble des mesures sera revu et seront, de fait, plus contraignant. Les directives de l’Union Européennes ne s’appliqueraient plus, ainsi les normes de Grande-Bretagne ne seraient plus compatibles vis-à-vis de l’Union Européenne, de nombreux produits ne pourraient plus être exportés vers l’Union Européenne. La baisse des exportations créera nécessairement une accentuation du déficit commercial. Ensuite, de nombreux travailleurs détachés en Grande-Bretagne et sous-payés seront expulsés immédiatement, cela va générer une baisse de la production, et donc une baisse du PIB avec une augmentation du chômage.

Dans tous les cas, se soumettre à David Cameron n’est bon si pour la démocratie, ni pour l’Union Européenne tant que les discussions se font avec mépris pour les peuples. Les citoyens et les travailleurs valent plus que des statistiques dans un tableau pour ces personnes.

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