Cameron suit les pas de Thatcher dans sa haine contre le syndicalisme

david-cameron-433941Le Parti de David Cameron a été réélu de manière majoritaire en Grande-Bretagne. Celui-ci propose de durcir un peu plus le droit des grèves au nom de la « liberté ». Il n’en faut pas moins pour reconnaitre la référence au Thatcherisme des années 80.

David Cameron dans sa course pour une économie entièrement dérégulée s’appuie sur les travaux d’Hayek. Ce dernier pensait qu’en affaiblissant le syndicalisme, on permet de libéraliser et donc de renforcer l’économie. Depuis de l’eau a passé sous les ponts et nous savons clairement que cette affirmation est fausse, il s’agit d’une façon de rassurer le patronat et les actionnaires, d’augmenter la paupérisation et le chômage.

Désormais, lors des votes, il faudra que 40% de travailleurs syndiqués se déclarent favorable à une grève pour la rendre légale dans le cas contraire la Grève ne pourra avoir lieu.

Mais, aujourd’hui au début du « Big One », cet argument n’a pas de sens. L’économie mondiale est sur le point de s’effondrer non du fait des grèves ou du poids du syndicalisme, mais de l’intervention des banques centrales et des états qui ont sauvé les différents marchés financier et surtout le système bancaire. Une bulle importante s’est créée risquant de tout emporter avec elle.

De plus, nous sommes à l’entrée d’ un cycle intermédiaire d’autorégulation du Capitalisme. Tous les 7-8 ans, il y a une crise. En se basant sur les travaux de Schumpeter et de Konsdratieff, on remarque qu’il y a exactement 8 ans que « la crise des subprimes » a commencé. Sur le plan théorique, nous sommes donc arrivés au bout de la grande déflagration, les indices et les analyses d’économistes néolibéraux envoient des signes de plus en plus voyant. Les actions ont du mal à se vendre, ce qui créé une stabilisation des bourses avec des résistances de plus en plus importantes et donc un Krach de plus en plus éminent.

De plus, il est à noté que Les marchés financiers ne vivent que grâce au Quantitative Easing de la BCE. Sachant que la Bank of England en a réalisé plusieurs dont des plans de rachat de dette tout comme les États-Unis d’Amérique. Officiellement, c’était pour atteindre une inflation basse tournant autour de 2%. Mais la politique déflationniste européenne, des mesures de rigueurs et d’austérité ont fragilisé non seulement les travailleurs, mais aussi les marchés financiers. En effet, la recherche à des prix toujours plus bas a créé une chute des prix donnant raison de fait à l’analyse Keynésienne.

Et pour cause dans un pays en perte de vitesse, la croissance cache la faible productivité, qui est l’une des plus faibles des pays du nord. En toute cause, on peut clairement affirmer que le plein-emploi avec un taux de productivité si faible cache en réalité un chômage de masse dissimulé dans les chiffres. La surexploitation a mis la Grande-Bretagne en retard avec un problème très important qui n’a pas l’air d’intéresser le Conservative Party. La flexibilité à travers les contrats « zéro » a entrainé la Grande-Bretagne dans le mur. En effet, la main d’œuvre est utilisé comme une valeur d’ajustement dans la production. Du coup, l’investissement productif et la productivité baisse ou se stabilise en dessous du niveau d’avant-crise.

En 1980, l’argumentation de Margaret Thatcher affirmait que la sous-production résultait du monopole du syndicalisme. Le Syndicalisme a été tué petit à petit, mais la production est toujours faible. Il est évident que ce n’est pas le syndicalisme qui empêche l’investissement et la hausse de productivité, mais bel et bien, la politique du Conservative Party. David Cameron continuera à supprimer le droit des travailleurs en s’attaquant encore un peu plus au syndicalisme. On le sait déjà que cela ne résoudra rien, mais face à l’obscurantisme néoclassique, il n’y a rien à faire.

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