L’économie néoclassique a aussi ses intégristes

95d39/huch/1889/09Les économistes néoclassiques avancent comme des prophètes ou des messies. Ces derniers prêchent la parole de l’économie néoclassique comme si cette dernière était une religion.

Le refus de remettre en cause le dogme et les prêches témoigne d’un sectarisme très évident et en même temps très profond. De ce fait, les différents prêtres du néoclassicisme refusent de manière évidente toute forme d’alternative et refusent même de s’y intéresser.  Pour pouvoir s’assurer que leur dogme religieux puisse traverser toutes les épreuves y compris les crises économiques, ils l’ont présenté comme une vision évidente.

Ils ont tout fait pour que leur dogme ne soit remis en cause de manière profonde. Un stratagème pour réduire à néant les thèses différentes. Pour cela, les économistes néoclassiques s’assurèrent du contrôle quasi-total des différents relais économiques.

L’industrie de la presse est détenue de manière plus ou moins exclusive par la finance à travers les différentes participations dans le capital de certaines personnalités. De ce fait, cela permet d’en être un amplificateur de force et de premier ordre. Le relai de la propagande néoclassique est organisé et structuré.

Les journalistes de nos jours ont un rôle très important dans la diffusion de cette propagande à travers l’information. Ils agissent dans le sectarisme et le dogmatisme sans se rendre compte. De ce fait, ils s’essuient tous les jours sur ce qui fait la grandeur de leur métier.

Lorsqu’un débat est stérilisé alors le peuple ne peut prétendre à une alternative puisque ces dernières sont camouflées par le mur de la propagande. La finance protège ses intérêts de classe. L’uniformisation de l’économie politique et de la science économique témoigne directement de l’usage de la terreur et de l’autoritarisme utilisés par ces dernières pendant la « Controverse Keynésienne ». Le terrorisme néoclassique prend alors une forme particulière, puisqu’il permet l’installation d’une dictature libérale à travers un état de droit.

Margaret-Thatcher-BWPar conséquent, la rhétorique : « There Is No Alternative » de Margaret Thatcher prend alors un sens incroyable. En effet, cette vision se résume à celle d’une croyante. Comme toute forme d’intégrisme, certains croyants refusent d’y voire autre chose.

Il n’y a pas de grandes différences sur le fond psychologique entre les traditionalistes chrétiens, les islamistes ou encore les extrémistes juifs ou autres. Mais aussi, la phrase phare prend tout son poids et sa notoriété quand le néolibéral est à court d’arguments. Il s’agit donc du point « néoclassique ».

Les néoclassiques s’acharnent à promouvoir le dogme : « l’offre crée la demande ». Ils y croient de manière ferme, c’est pour cela qu’ils attaquent sans cesse les salaires et que la crise se prolonge.

Les hommes politiques de nos jours y sont tous influencés. L’omniprésence sur la scène médiatique de l’UMP, du PS et du FN n’a rien de surprenant. L’idée du tripartisme mise en avant par l’industrie de la presse concerne uniquement les trois partis politiques adepte du dogme en question. La mono-culture économique est un problème majeur, puisque derrière les divisions apparentes, il y a la même volonté.

Si les idées politiques diffèrent les uns entre les autres légèrement, elles affirment entre autres que la primauté de la propriété privée sur l’ensemble. L’autoritarisme et la xénophobie sont le maquillage essentiel de l’économie néoclassique. Pour terminer, cela se résume très bien à la devise « plutôt Pinochet qu’Allende » .

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