L’élevage est responsable du réchauffement climatique et de certaines maladies

J’avertis le lecteur que cette démonstration reste un simple argumentaire. De ce fait, il n’engage que moi et n’impose rien à personne. Il contribue uniquement à faire avancer le débat sur une question particulièrement complexe. Ainsi, il est orienté vers une analyse économique et écologique du problème de la production industrielle de viande et de ses dérivés. Il a pour objectif de se questionner sur la transition écologique en particulier chez les industriels. Je prends également en compte le fait que les abattoirs comme d’autres usines de transformation de produits sont une source d’emplois non-négligeables notamment en période de crise. Matériellement, nous pouvons fermer des usines au risque de mettre des familles dans des difficultés financières très importantes. De ce fait, il semble nécessaire d’entamer un processus spécifique permettant une reconversion de ces usines vers un modèle plus éthique. C’est ce processus que je souhaite expliquer au travers de cet article.

Régulièrement, les militants de la cause animale sont pris pour des utopistes dans le cadre des idées qu’ils défendent. Pourtant, il existe des raisonnements clairement orientés autour de l’écologie de façon certes radicale, mais aussi de l’économie politique. Cela permet de démontrer que les entreprises agro-alimentaires sont un des maillons dans la crise sanitaire tant au niveau de l’environnement que pour l’être humain.

Évidemment, les questions concernant les produits d’origine animale sont complexes. Pour les mettre en pratique, il est nécessaire d’appliquer la liberté individuelle notamment au niveau des choix de l’individu. Ainsi, le végétarien pour des raisons qui lui appartiennent ne consommera ni de viande, ni de poisson. Le lobby des bouchers-charcutiers avec celui des poissonniers pourrait intenter un procès contre les militants végétariens au travers de l’article L. 225-1 et 225-2 du code pénal afin de mettre fin aux différentes actions, mais surtout s’inscrire dans des opérations de communication. La démonstration permettrait de sous-entendre que le pot de terre n’a pas à remettre en cause le pot de fer. Dès lors, une grande réforme devient nécessaire concernant les “libertés individuelles”.

La production de viande tout comme la charcuterie à travers l’élevage intensif notamment en ce qu’il concerne les bœufs et les vaches représente environ 20 à 25% de l’émission des Gazs à Effet de Serre (GES). La lutte contre le réchauffement climatique à travers la protection de la nature demande un certain nombre de sacrifices afin de diminuer drastiquement les GES. La pollution liée aux grands élevages dans certaines régions du globe entraîne une altération de la nature de façon conséquente. Plus près de chez nous, la Bretagne en raison de l’émanation de nitrates et du lisier à cause des élevages porcins entraîne la prolifération des algues vertes dans les cours d’eau, mais aussi sur les plages. De ce fait, une solution radicale pour enrayer cette pollution consiste à supprimer la consommation de viande issue de l’élevage intensif. Dans le même temps, les conditions d’élevage n’étant pas souvent aux normes, les animaux sont sur-médicamentés posant un problème de fond sur la question de l’ingestion de ces derniers par l’être humain. Il pourrait exister un lien de cause à effet entre la multiplication des Bactéries multi-Résistantes (BMR) et l’alimentation d’origine animale. Or, les soins apportés pour lutter contre les BMR nécessitent des recherches toujours plus techniques dans les différents laboratoires privés comme publics afin d’apporter des solutions concrètes au lieu de mettre en place des protocoles très lourds pour protéger les autres.

Il semble nécessaire d’avertir le lecteur sur le fait qu’un animal sur trois sortie de l’abattoir sera jeté au fond dans d’un sac-poubelle pour des raisons diverses. Il s’agit d’un véritable drame puisque le bétail, les ovins, les porcins, etc., passe une partie de leur vie dans des conditions lamentables. La surconsommation de protéines animales se traduit également par un gaspillage massif concernant l’eau, le fourrage, le soja génétiquement modifié, les pâturages, etc. Ainsi, pour produire 1 Kg de boeuf, il faut près de 15 400 litres d’eau et une parcelle comprise entre 269 et 323 m² en terme de surface dans un champ. Pourtant, notre système n’est pas orienté vers une exploitation dans des prairies.

Ensuite, le prix de la viande de ces dernières années a été plus rapide que l’inflation et l’augmentation des salaires. Cela se traduit entre autres par une croissance de la consommation de la viande à emporter au sein des différents fast-food. De plus, il convient de souligner que la viande représente la catégorie sociale de ses consommateurs. En effet, la viande reste un produit de luxe. Ainsi, il apparaît d’une certaine évidence qu’une viande de qualité n’est pas à la portée de tous. Il s’agit par ailleurs d’un produit de luxe. Par ailleurs, de nombreux ménages n’hésitent pas à adopter un régime flexitarien en diminuant drastiquement la viande dans les différents repas.

Dans le même temps, il semble nécessaire de mettre en avant que l’augmentation de la consommation de viande entraîne un accroissement des maladies au sein de la société. Ainsi, les cancers, les intoxications alimentaires, les maladies intestinales notamment en rapport avec la viande rouge constituent une hausse des coûts pour la Sécurité Sociale alors que nous sommes en période d’austérité et de diminution des budgets. Pour éviter ces différentes maladies, il semble nécessaire dans un premier temps de réduire la consommation de viande, mais l’objectif absolu reste un modèle alimentaire tendant vers le végétarisme.

Concernant la question de la faune aquatique, il semble nécessaire de rappeler que la pêche telle qu’elle est pratiquée reste entièrement nocive pour l’environnement. La transformation progressive des chalutiers en navire de pêche s’inscrit dans une logique hyperproductiviste. Ces bateau-usines saccagent la faune aquatique en prélevant des Tonnes de poissons lorsque les filets sont lancés. En ne faisant aucune distinction dans les différentes espèces, certaines espèces sont menacées d’extinction du fait de la surpêche. Mais cet élément ne semble pas modifier la pêche industrielle.

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